LES FIGUIERS
abri sur le midi. Encore sont-ils rares sur la route de Merrâkech ; d’ailleurs leur ombre épaisse ne procure pas
Fig. 50. — Figuiers sur la route de Mazagan à Merrâkech
(Cliché de M.Veyre)
grande fraîcheur au voyageur et tous ceux qui ont erré l’été dans ces pays ont gardé le souvenir des déjeuners faits sous ces feuillages épais et s’abaissant si près de terre, que l’on ne peut s’y tenir qu’assis ou couché et qu’il n’y a point place pour un courant d’air susceptible d’atténuer la lourde chaleur causée par la réverbération du sol. Cependant la sieste à l’ombre des figuiers l’emporte infiniment sur celle que l’on peut faire à Fombre des figuiers de Barbarie. Ces cactus revêches ne donnent nécessairement qu’une ombre courte, et les épines qui jonchent le sol joints aux poils piquants des figues qui volent de tous côtés et brûlent désagréablement la peau, ne laissent guère de repos paisible