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NOMS ETHNIQUES

cas. Au point de vue grammatical ces noms ne se rapportent la plupart du temps à aucune forme usuelle de l’arabe et. de plus, il est caractéristique qu’ils ne sont jamais accompagnés de l’article. On dit « ech-Ghâouia », « er-Rehâmna », edi- Cliiâdma », « es Serâfna », mais on ne dit pas « ed- Doukkâla », « el-Hâha », « el-Masmoùda »..., ce serait une grosse faute. D’autre part, il n’y a pas de doute que ces mots soient avant tout des ethniques ; ils peuvent bien être pris pour désigner le territoire occupé par les peuples dont ils sont le nom, mais il est plus usuel de les faire précéder dans ce cas d’un nom générique, comme par exemple « blad Hâha », le pays des Hâha. Ces noms ressemblent donc aux noms analogues que nous connaissons dans l’Orient classique : Hacliem, Koréïch, etc.... Dans l’Afrique du Nord, ils s’appliquent le plus souvent à des groupements supérieurs à la kbîla, groupement qu’aucune expression courante ne désigne expressément (b. Leur caractère grammatical est tellement en opposition avec celui des noms comme Châouia, Rehâmna, etc..., qu’ils peuvent fournir des ethniques ayant cette dernière forme : par exemple, Masmoûda sans article fournit la forme « El Maçâmîda » , qui est un pluriel arabe classique et qui prend l’article (1 2). Nous continuerons d’ailleurs en français à dire, dans le courant de cet ouvrage : « les Doukkâla, les Masmoûda, etc. ., comme nous disons : « les Châouia, les Rehâmna », afin de ne pas embrouiller davantage la terminologie ethnographique ; mais ce n’est pas conforme à l’usage arabe.

(1) Voir le dernier chapitre de cet ouvrage.

(2) Par exemple, pour citer un texte au hasard : « Çartâs», éd. Tornberg, p. 27 du texte arabe, 1. 8. Quedenfeldt, « Div. et Rép. d. Berb. maroc. », trad. Simon, p. 13, a connu la distinction que nous indiquons ici, quoique il ne l’énonce pas expressément.

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