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H AI K, PALLIUM ET TOGE

venons de le décrire (n° 2), l’homme tire avec sa main gauche le premier pan, celui qu’en commençant à draper ce vêtement il avait laissé pendre devant lui par dessus son épaule gauche, (voy. n° 1 des fig. 56 et 58) et il le noue sous son cou, par un double nœud, à l’autre bout du hâïk qui pend derrière son dos et qu’à cet effet il ramène devant, autour de son cou, par dessus son épaule droite : le hâïk est ainsi assujetti très solidement (fig. 60, n°3) et son propriétaire peut vaquer tranquillement à l’ouvrage. La tête, pendant ce temps reste nue, exposée aux ardeurs du soleil, comme dans l’ihrâm et ce ne sont pas les Doukkâla qui se plaindraient, comme le font, paraît-il, souvent les pèlerins (0, du manque de confortable de cet habillement sacré; c’est à peine si quelques-uns d’entre eux mettent une petite « rezza », ou bande de toile autour de leur crâne et cet ornement ne les garantit guère.

Le hâïk est très analogue au pallium ou tyàuov des Grecs; le mot pallium désignait d’une façon générale, tout comme les mots hâïk, melhâfa, izâr, rda, en arabe, toute grande pièce d’étoffe rectangulaire, couverture, poêle, sortie de bain, rideau.... Dans un sens plus restreint, c’était cette même pièce d’étoffe servant de vêtement : on la plaçait sur le cou en laissant toute l’étoffe sur la droite, on la passait sous le bras droit, comme l’ihrâm et comme dans nos figures 56, n° 9, et 60, n° 2 et on la rejetait sur l’épaule gauche. La toge romaine était plus compliquée (1 2 3h La « toga

(1) Burckhardt, loc. cit.

(2) Ri cli, « Dictionnaire des antiquités », s. v. pallium, 2°, àvaSoÀTj ; Weiss, « Kostümk. », I, p. 311.

(3) Rich, op. laud., s. v. Toga; Weiss, op. laud., p. 433; Heuzey, « Toge romaine », in « Rev. Art. anc. et mod. », lre année, 1897, p. 97 seq. Le mot toga avait originellement la signification de « couverture, pièce

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