DANSES, FANTASIA
longtemps. Souvent on danse en rang les uns devant les autres, femmes d’un côté et hommes de l’autre ; il y en a jusqu’à trente ou quarante de chaque côté. Ils dansent au son des « ta'arîja », cylindres en terre recouverts d’une peau tendue, sur lequel ils frappent en cadence. Mais au reste dans les fêtes, quand les ta'arîja leur manquent, ils font aussi bien état des amphores à porter l’eau ou de grands plats à couscoussou, sur lesquels ils frappent en cadence avec leurs chaussures. Ils ne connaissent ni la « fâïta », ni le a defF », ni le « târ » (h. 11 y a beaucoup de chanteurs de profession dans les Doukkâla, mais surtout des chanteuses, comme nous l’avons dit plus haut à propos du marché de Sîdi Ben Noûr, où ces artistes viennent louer leurs services : le douar des Oulâd Hammâdi, dans les Oulâd Msellem est presque entièrement habité par des chanteurs et leurs familles. S il n’y a pas de fête sans chants ni danses, il n’y en a pas non
Fig. 62. — Fantasia à pied chez les Doukkâla
( Cliché de M. Veyre)
plus sans fantasia. La fantasia que les arabes appellent le
(1) Sur ces instruments de musique voy. Delpliin et Guin, « Notes s. 1. poës. et la mus. ar. », pp. 37 seq.