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CAPTURE DES FAUCONS

une espèce de F Algérie (0. On trouve des faucons sauvages dans les Doukkâla, mais c’est surtout en allant vers le Sud, à partir de Saffi qu’ils deviennent abondants. Déjà, il y a quatre siècles, Diego de Torrès signalait les «Monts Clairs », c’est-à-dire le Haut-Atlas, comme un pays où l’on trouvait des faucons réputés (1 2). Aujourd’hui on les chasse surtout dans les contreforts de l’Atlas. Ils sont abondants entre Saffi et Mogador, particulièrement à Souîra Iydima et aussi aux environs mêmes de Mogador, à l’embouchure de l’Oued Ksêb. 11 y en a aussi beaucoup, nous dit-on, le long de l'Oued Soùs, particulièrement à un endroit nommé Tarrast.

Le jeune faucon est appelé « ferkh », c’est-à-dire « poussin » ; ce sont les niais et les branchiers de l’ancienne fauconnerie ; à un an il est dit « bou bit », c’est le sors (3) ; à deux ans il est dit « bou bîtîn » ; d’une façon générale l’adulte est appelé « mguernes » (4); le vieux est dit «mâsah». On prend au Maroc le faucon au filet ; celui-ci est étendu autour de trois piquets disposés comme les sommets d’un triangle rectangle : l’entrée du filet se trouve donc du côté de l’hypothénuse dudit triangle. On place un pigeon, de préférence un pigeon sauvage, dans l’intérieur du filet; ce pigeon est tenu par une ficelle d’environ une coudée de long, attachée, d’une part à sa patte, et de l’autre

(1) Damnas, op. laud., p. 368; Margueritte, op. laud., p. 165.

(2) Diégo de Torrès, « Hist. des Chérifs », p. 85. Au même endroit l’auteur dit que les marocains avaient également dressé l’aigle à la chasse à la gazelle.

(3) Magaud d’Aubusson, « Fauconnerie au moyen-âge », p. 115. Cependant le général Margueritte, op. laud., donne un sens différent à ce mot, p. 146.

(4) Le général Margueritte, op. laud., p. 151, appelle de ce nom une espèce différente de faucon. Je m’avoue incapable de débrouiller la synonymie des différents noms du faucon dans l’Afrique du Nord.

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