LÉGENDE RELATIVE AUX FAUCONS
aune pierre, de façon à ce qu’il puisse voleter çàetlà. Le faucon l’aperçoit, plane au-dessus, puis rase le sol et entre dans le filet : il n’en sort plus que pour entrer dans la corbeille en jonc et en roseau que le chasseur porte sur le dos.
Le faucon, disent les fauconniers marocains, a le foie très
développé et débordant sur le côté ; il faut éviter de le toucher dans cette
région, car on pourrait le froisser mortellement.
On le saisit par les pattes et dès qu’il est pris on lui met un chaperon ou « koubbîl » 0). Voici la légende que les fauconniers du Maroc rapportent à ce sujet : « Sîdi 'Ali Belkâcem, leur ancêtre, avait à son service une « jinniya », c’est - à - dire un génie femelle , nommée Aha :
quand il voulait chasser, il prévenait Aha qui réu-
Fig. 63. — Un fauconnier doulckâli
(i Cliché de l’auteur)
nissait pour lui tous les faucons de la forêt et il partait avec ses compagnons. Chacun
(1) Cf. Stumme, «Trip.-tun. Beduinenlied. », p. 90; Bel, « Djazya», in « Journ. Asiat. », 9e sér., t. XX, sept-oct. , n° 2, p. 206-207. Ce mot est l’espagnol « capillo ». Pour le matériel employé pour le dressage des faucons, voir une figure dans Meakin, «The land ol the Moors», p. 73 ; matériel algérien, figure dans Margueritte, op. laud., p. 139. Cpr « Exposition universelle de 1889, Calai, de la fauconnerie », spéc. p. 11 et 25.