ORIGINES DE LA FAUCONNERIE
nombre (le faucons (b. De même, lorsque les Espagnols traitaient avec les rois de Tlemcen, ils obligeaient ceux-ci à leur livrer annuellement un nombre déterminé de ces oiseaux (1 2). La fauconnerie a d'ailleurs dû être jadis florissante au Magrib, si l’on en juge par ce fait que les peuples chrétiens y apportaient des oiseaux de proie (3 4 5 6) ; aujourd'hui les faucons y sont à un prix relativement bas, puisqu’un nebli non dressé vaut 75 pesetas et 100 pesetas dressé; le bahri est moins cher : 35 et 75 pesetas dans les mêmes conditions.
Cette descendance marabou tique des fauconniers, leur organisation en une corporation d’ailleurs aristocratique et religieuse peuvent sans doute être considérées comme des vestiges d’une époque antique, a laquelle le faucon avait un caractère sacré G). Encore aujourd’hui le nom générique pour désigner ces oiseaux de proie chez les arabes est « teïr el bon* », c’est-à-dire le noble oiseau, si l’on s’en rapporte au sens littéral de l’expression : Stumme et les égyptologues ont rapproché ce nom de l’égyptien Hr et de son signe hiéroglyphique, le faucon sacré G). Quelque aventureux que paraisse le rapprochement (°), il ne mérite cependant pas peut-être d’être écarté sans réflexion. Dans la plupart des grandes mythologies, l’oiseau de proie a eu un
(1) Marmot, « Affrica », II, fol. 56, v., col. 2.
(2) Yoy. par exemple Ruff, «Domination espagnole», p. 19, p. 55: on y trouvera les références aux sources.
(3) Mas Latrie, « Traités de commerce », p. 209.
(4) Cf Boissier, « Notes d’assyriologie », in « Revue Sémitique », 1 899 , p. 131-132.
(5) Stumme, « Beduinenlied. », p. 90, n. a.
(6) Il faut en effet prendre en considération, comme le fait justement remarquer Stumme, loc. cit., les arguments lexicographiques que Dozy , « Dict. », s. v., fournit contre cette hypothèse.