PARURE, COIFFURE
tatouage, chez eux, est considéré comme une chose honteuse. Quant aux femmes celles qui sont du type à peau très brune, presque noire, dont nous avons parlé, se tatouent peu, ce genre d’ornementation n’étant pas apparent sur leur peau. Celles qui ont l’épiderme plus blanc, au contraire, se tatouent généralement de la façon suivante : un petit apex au-dessus de la racine du nez, un point sur le bout du nez, une raie partant de la lèvre jusqu’au dessous du menton; parfois même le tatouage se prolonge sur le cou et même entre les seins ; le bras presque entier et le tour de la jambe au-dessus de la cheville sont souvent aussi couverts de dessins. La parure de « herkoûs » sur les sourcils et le nez, dessinée avec du noir animal est également très usitée (h, les dessins faits sur le nez sont en pointillé noir. Le fard rouge ou « 'aker », ne se met que sur les pommettes des joues : ce fard est souvent fabriqué ici avec la « fouwwa » ou garance, mais le plus souvent c’est une couleur à l’aniline que l’on achète à Merrâkech ou sur les marchés. Cette couleur enduit en couche très mince le fond de petits plats en terre fabriqués exprès ; à Merrâkech ces petits plats se vendent trois onces, c’est-à-dire douze centimes les deux. Lorsqu’elles n’ont pas de «'aker», elles le remplacent par du safran.
Lorsqu elles sont très jeunes, les fillettes des Rehâmna portent la tête rasée, sauf les cheveux de devant et une touffe sur le vertex ; quand elles arrivent à la puberté, elles laissent pousser leurs cheveux, en conservant ceux qui sont sur le front et en roulant les autres sur la tête. Lorsqu’elles se marient, on divise les cheveux en deux tresses qui restent pendantes par derrière ; mais dès qu’elles sont mères, elles
(1) Nous la décrirons à propos des Hâlia.