PARURE
prennent l’habitude de ramener ces deux tresses au-devant de leur poitrine par dessus leurs épaules (fig.84). Elles portent
les pendants d’oreilles en argent, du genre appelé dowwah, aux deux oreilles, comme les femmes des Doukkàla 0). Sur le front, elles mettent la « sfifa » , qu’elles appellent « mesboùh », sorte de diadème en pesetas, demi -rial et rial (5 p. ). Le collier fait nécessairement partie de leur parure et se compose de deux à six files de pièces
Fig.84. — Femme rahmâniya d argent, le plus SOUVeilt des
et son enfant
(■ Cliché de l’auteur)
douros. On en voit, dit-on, qui vont jusqu’à se charger de plus
de cent douros (1 2). Les « khellâlât » ou agrafes de fizàr, sont en argent, bombées, ornées en relief et de grande taille; il n’y en a de plates qu’ exceptionnellement ; la chaîne qui les relie est grosse. Les bracelets, convexes, ne s’ouvrent pas et pèsent 8 à 10 rial marocains. Les bagues sont en argent, lisses, non tordues, sans chaton, très simples ; les femmes en mettent une à chacun des deux derniers doigts de la main gauche. Les hommes portent souvent une bague en argent à l’auriculaire gauche; ils ne portent jamais de boucles d’oreilles. D’une façon générale, on peut dire que les femmes des Rehâmna portent beaucoup plus de bijoux
(1) Dans d’autres pays, à Tétouan, par exemple, les femmes ne portent qu’un pendant d’oreille.
(2) Le douro ou rial marocain valait 5 pesetas espagnoles avant sa récente dépréciation.