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CÉRÉMONIES DU MARIAGE

talité aux parents du mari, qui répondent par la formule

consacrée : « Marhaba, marhaba » On remarquera que,

dans tout cela, il n'y a aucun simulacre de rapt.

Plusieurs jours avant le mariage, le fiancé cesse de voir ses parents ; on lui bâtit contre la « kheïma » paternelle une petite nouâla qui est, en réalité, comme une chambre ajoutée à la tente et qui communique avec celle-ci. Le fiancé se tient constamment dans cette petite nouâla pour ne pas apercevoir son père et sa mère * lorsque la fiancée arrive, il se retire à l’écart ; il n’assiste pas aux cérémonies de l'arrivée; quand celles-ci sont terminées, il vient à son tour accompagné d’hommes et de femmes qui dansent, les femmes devant et les hommes derrière. A ce moment le vizir l’introduit dans la petite nouâla où sa fiancée se trouve seule. Dès que le mariage est consommé, il prévient le vizir et ses amis, qui tirent aussitôt des salves de coups de fusil ; il remet au vizir la chemise sanglante : celui-ci danse avec ella montre à tout le monde, aux hommes comme aux femmes et même souvent la promène jusque dans la mosquée du douâr, qui n'est elle-même qu’une tente autour de laquelle sont les nouâla des tolba.

Le lendemain matin, le mari donne à sa jeune femme un riâl (pièce de cent sous marocaine) : il semble impossible qu’on puisse interpréter ce cadeau comme un substitut du prix de vente de la femme, puisque celui-ci a déjà été versé par le mari d). Les sept jours qui suivent sont sept jours de réjouissance, principalement les trois premiers, pendant lesquels on fait de nombreuses fantasias. Le lendemain du mariage, le vizir se met à exercer sa charge

(1) Cependant voy. Gaudefroy-Demombynes , « Cér. mar. Alg\ », p. 10 et la référence à AVellliausen.

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