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ACCOUCHEMENTS

Lorsqu’un homme meurt, il est usuel que sou frère, s’il n’est pas marié, épouse sa veuve. Gela est considéré comme une manière de tutelle pour les enfants qui, sans cela, pourraient tomber sous T autorité d'un paratre plus ou moins dur pour eux. De môme, lorsqu’une femme meurt, on épouse souvent sa sœur, pour que les enfants soient élevés par leur tante ; mais cet usage n’est pas si constant que celui •qui consiste à épouser la veuve d’un frère ; c’est une question de savoir si cette dernière coutume se rattache au lévirat du Deutéronome, toujours pratiqué par les juifs du Maroc. Il est, du reste, fort bien admis, en général, chez les Musulmans du Maroc, que la veuve refuse d’épouser sou beau-frère, sans qu’on la blâme. Un usage fort répandu aussi, est d’épouser sa cousine germaine; on estime qu’un cousin qui demande sa cousine ne peut éprouver un refus (*).

Dès que la femme ressent les douleurs de l’enfantement, on appelle la ce gûbla » ou accoucheuse; si l’accouchement est difficile , on lave l’orteil droit du mari et on fait boire à la patiente l’eau qui a servi à ce lavage. Cette coutume bizarre se retrouve aussi en Algérie. Je n’ai rien observé qui rappelle de près ou de loin la couvade. On enterre la délivre dans un endroit qui, autant que possible, est tenu secret, parce qu’elle pourrait servir à de redoutables opérations magiques : si on en fait manger à quelqu’un, celui qui en mange conçoit, dit-on, une haine violente contre l’accouchée.

(t) Cf Fischer, « Worlton im Marokkanischen », dans « Mitth. Orient. Sem. Berlin », Iahrgn II, 1899, Abth. II, p. 282 et les nombreuses références données.

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