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IMPOSITION DU NOM

de consolation et tout musulman souhaite de commencer par un garçon. Que ce soit l’un ou l’autre, au bout de sept jours a lieu la fête de l’imposition du nom (« tesmiya »). Ce jour là on tue un mouton, c’est la victime appelée « 'akîka » ; on range quelques bâtons par terre, à chacun desquels est attribué un nom. On pose dessus le couteau qui doit servir au sacrifice du mouton et quelqu’un, les yeux bandés, choisit un des morceux de bois. Alors un des assistants, mais non le père, prend le cou teau, le met sur le cou du mouton et l’égorge en disant : « El Mahjoûb, semmînâk flân », c’est-à-dire : « ô le protégé, nous te nommons un tel ». On remarquera que chez tous les peuples de la terre, c’est une habitude des plus répandues que de confier au sort, par un procédé ou par un autre, le choix du nom de l’enfant (*).

La peau du mouton est donnée à l’accoucheuse ; chez les Chiâdma, on donne à l’accoucheuse les boyaux et la tête. En Algérie, au moins dans la province d’Oran, la viande de la bête tuée en cette occasion, ne peut pas être grillée, cela porterait malheur à l’enfant, et on donne à l’accoucheuse les boyaux et l’épaule droite. Dans beaucoup de villes marocaines, à Mogador, par exemple, on donne à l’accoucheuse, lors de la cérémonie du septième jour, la peau, la tête et les tripes du mouton tué. En outre, pins tard, à chaque grande fête musulmane, on lui donne l’épaule droite de la victime qu’on a égorgée. Les sages-femmes musulmanes reçoivent ainsi des quantités de viande, dont elles font du « khelîâ », c’est-à-dire de la viande marinée et séchée. C’est que, chez

(1) Cf Tylor, «Civil, primitive», II, p. 552 seq. Sur l’imposition du nom chez les Musulmans, cpr Mouliéras, « Maroc Inconnu », II, p. 513 ; Garcin de Tassy, « Mém. sur les noms propres », p. 23 ; Aubin, « Maroc d’aujourd’hui », p. 327.

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