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GIBIER DANS LES CHAOUIA

de la mer, l’autre gazelle au contraire a les cornes droites, et est sans doute identique à la gazelle des plateaux algériens, Gazella dorcas , Pallas (B ; elle s’égare parfois jusqu’au littoral dans les Ghâouia et les Doukkàla. Une superstition singulière qui a cours dans ces pays veut que la gazelle ne mette bas qu’après qu’un serpent sorti delà mer est venu près d’elle assister à sou accouchement. Il n’y a pas de grands fauves dans la région qui nous occupe : il faut, pour trouver des panthères, traverser l’Oued Bou Regreg et remonter à la source de l’Oued Nfilikh, dans les montagnes couvertes de chênes-lièges et de thuyas qui donnent asile à quelques-uns de ces félins. Quant à la plume, la

tifiquc de l’ ouvrage du Commandant de Colomb, intitulé : « Exploration des ksour et du Sahara de la province d’Oran » ; « El-edemi » habite les montagnes et vit en troupes de quatre ou cinq ; il est gros, vigoureux, rustique : son poil est long, rude et fauve, foncé avec de larges raies noires horizontales sur le ventre, qui vont de l’épaule a la cuisse et séparent le poil fauve du dos du poil blanc du ventre ». (Expi., p. 43). La gazelle de montagne est pour le commandant Loche qui la dénomme Gazella corinna , la Corinne de Buffon, l’ Antilopa corinna de Pallas ; d’après lui, il faut sans doute l’identifier avec la Gazella kevella et la Susutta rosa (Exploration scientifique de l’Algérie, Zoologie, Mammifères, p. 68). — Pour Pomel, c’est également le kevel : Dorcas lievella de Gmelin (Paléontologie, Monogu Antilopes), Pallas, p. 43. — Lataste exprime un avis semblable (Etude de la faune des vertébrés de Barbarie, 1885 p. 172). (Note communiquée par M. Flamand).

(1) La gazelle typique des Algériens, celle des steppes et des plateaux est la Gazella dorcas (Loche, Pomel), Antilopa /forças (Pallas). Les indigènes de l’Algérie distinguent d’ailleurs quatre espèces de gazelles, auxquelles ils donnent les noms suivants (Marès, op. laud., p. 174 ; Lataste, op. laud., p. 174.): « Es-sin » Gazella dorcas des plateaux ; « El-edmi », Gazella kevella , de montagne ; « Ech-chergui », de la zone d’épandage des oued sahariens ; « Er-rim », peut être la Gazella Sommeringii (G), des sables. Pour ces deux dernières espèces, Loche qui n’avait pas eu occasion de les observer, pensait (p. 69) qu’elles pouvaient être des métis des deux premières. (Note communiquée par M. Flamand).

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