‹ MerrâkechChapitre 33 sur 223 · LE HENNE ; LE LIN · texte numérisé non relu

LE HENNE ; LE LIN

contribué à donner aux voyageurs l’impression qu’ils parcouraient un pays désolé et à fonder la légende de « l’empire qui croule » .

Nous traversons toujours de belles cultures, mais elles son! ici ravagées par les sauterelles ; avant dix heures, nous passons à Enjoùma : une noria se dresse au bord

Fig. 9. — Enjoùma

(Cliché de l’auteur)

du chemin. Nous sortons des Chiâdma pour entrer dans les Ghtoûka (h, qui seuls nous séparent encore d’Azemmoûr. C’est une région qui fut toujours renommée pour la belle qualité de son henné : Ali-Bey avait remarqué déjà l’ abondance de cette production (* 2) et Mazagan en lit longtemps un commerce considérable; l’exportation en est complètement tombée. Aujourd’hui les indigènes cultivent volontiers le lin : cette culture longtemps délaissée par eux

(lï Weissgerber « La province de Cliaouia », toc. cit . , écrit « Heclitoûka » : il est 1res possible qu’une aspiration euphonique initiale de ce genre se produise, mais elle n’est pas courante. Cependant on trouve habituellement « Hechtoûka » dans les textes.

(2) Ali-Bey, « Voyages », I, p, 236 ; cf. Th. Fischer, « Meine dritteForschungsreise », p. 122 ; Kampffmeyer, « Reisebriefe ans Marokko », lettre du 15 avril.

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