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THEORIES DES SOCIOLOGUES

Hartland (b, la pierre ajoutée au tas sacré serait le symbole de l’union du croyant avec l’esprit ou le dieu du cairn ou tas sacré, quelque chose comme les ouXoa ou grains d’orge que les Grecs , dans les sacrifices, jetaient sur la victime et qui, en certaines occasions, étaient remplacés par des cailloux (* 1 2). ^

La théorie que Frazer I a, le premier, pleinement développée, est différente ; dans son magistral «Golden Bough», il expose que le transfert du mal dans une pierre ou bien dans un homme ou un animal, par 1 nïtermédiaire d’une pierre, est une pratique magique commune à tous les primitifs du mojode^et c’est en partant de là qu’il explique les faits qui nous préoccupent. La présence, le long des chemins et surtout au sommet des montagnes, de tas de pierres ou de branches, sur lesquels on jette soit une branche ou des feuilles après s’en être frotté, soit une pierre après avoir craché dessus, a été observée chez les peuples les plus divers d’Afrique, d’Amérique, d’Océanie ; Frazer n’a pas de peine à établir que c’est là un rite magique destiné à enlever la fatigue (3). « Le sauvage jette sa fatigue avec la pierre ( proje -

immémorial assignait à leurs pieux exercices. » Voyez Chauvin, « Le Scopélisme », et « Le Jet de pierres au pèlerinage de La Mecque ». Un passage des « Arabica » de Landberg, Y. p. 140-147, peut être intéressant à rapprocher de la théorie juridique de M. Chauvin. Cpr. « supra », p. 59 et n. 2.

(1) Hartland, « The Legend of Perseus », Londres, in-8° 1894-96, II, p. 228.

(2) à oy. H. Hubert et M. Mauss, « Essai sur le sacrifice », dans « Ann. Sociol. », 2e ann., Paris, 1889, p. 65, n. 3 et les références qu’ils donnent. C’est à Mégare, au cours du sacrifice à Tereus, que les ouÀa: étaient remplacés par des cailloux.

(3) Frazer, « Golden Bough », III, p. 4.

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