HOSPITALITE
ou bien : « deïf el kheïma », c’est-à-dire : « hôte de la communauté » ou « hôte de la tente » ; dans le premier cas, on le mène dans une tente commune, qui se trouve dans chaque douar, où on lui porte des vivres et où il passe la nuit sans avoir d’obligations à personne. Dans le second cas, un habitant du douar le mène dans sa tente où on le fait manger et où on l’entoure de soins ; enfin, on lui donne à choisir parmi les filles de la famille, mais non parmi les femmes mariées, celle qui partagera sa nuit. Au lendemain, un petit cadeau est obligatoire, quelque chose comme une ou deux pesetas. Les caïds qui connaissent celte coutume imposent beaucoup plus les Lentes où il y a de jolies filles, que celles où il n’y en a pas. Les veuves, à tous ces égards, se conduisent comme les filles, on pense bien qu’elles ne sont pas moins légères.
Nous quittons Sîdi Ben Noùr et son marabout à toit carré
Fig. 37. — Marabout de Sîdi Ben Noùr
( Cliché de l'auteur )
recouvert de tuiles vertes ; le Jbel Lakhdar commence à être plus visible, mais nous n’y arriverons pas ce soir comme