‹ Merveilles de la force et de l'adresse: Agilité--souplesse--dextérité. LesChapitre 25 sur 61 · LE SAUT ET LES SAUTEURS, DANS L'ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

LE SAUT ET LES SAUTEURS, DANS L'ANTIQUITÉ

3Iécanisme rlu saut chez Thomme, — chet les animaux, — chez les insectes. — Le i)ère du saut. — Les haltères. — Le jeu de l'outre graissée.

* — Un professeur dans l'art de sauter. — Lamentations d'un vieillard hindou.

La course, qui a fail l'objet des chapitres précédents, est un acte complexe qui contient en lui le germe du saut. On peut même dire qu'elle ne se compose que d'une succc^ssion de sauts plus ou moins rapides, plus ou moins étendus.

Le saut proprement dit est un mouvement particulier, dans lequel notre corps entier se détache de terre et reste un instant comme suspendu dans l'espace avant de retomber sur le sol. ïl est le résultat de la force d'impulsion communiquée de bas en haut à toute l'économie animale par l'extension subite des membres inférieurs, dont les articulations ont été préalablement fléchies, pour que le saut puisse s'effectuer dans des conditions favorables. Au moment donc où l'homme est sur le point de sauter, son pied se trouve obliquement tléchi sur le sol, la jambe sur le pied, la cuisse sur la jambe et le tronc sur les cuisses. Dans cette position, où le retient l'action des muscles fléchisseurs, le corps se trouve considérablement diminué de longueur, et son centre de gravité fortement abaissé.

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à-dire 0'",91b à l",29ft. Maia aucun animal n'est, sous ce rapport, mieux doué que la grenouille. Certaines espèces de serpents s'élancent également à de grandes distances, on donnant à leur corps la forme d'un arc qui se détend comme par une force invisible. C'est par un mouvement analogue que des poissons tels que la truite, le saumon, etc., nageant dans des eaus rapides entrecoupées de cataractes, franchissent les obstacles qui s'opposent à leur marche en avant,

La baleine fait des bonds de 15 ou 30 pieds hors de la mer, « après qu'elle a, dit Barlliez, frappé l'eau d'un mouvement de sa queue si soudain et si rapide, que l'eau en est comme fixée, et forcée de donner un appui au bond de cet animal énorme. » {Nouvelle mècaniqve des mouvements de l'homme et des animaux. Carcassonne, an VI, i vol. in4.)

Mais les exemples choisis parmi les grandes espèces du règne animal ne prouvent pas assez. Examinez les insectes; c'est chez eus surtout que les muscles atteignent leur maximum de force, et que se vérifie le mot de Pline : «' La nalure n'est jamais plus grande que dans les petites choses : I^usquam magis quam in mmimiV. )> La sauterelle s'élève à une hauteur deux cents fois plus grande que la longueur de son corps ; Swammerdam (1637-1680) fait remarquer ù cette occasion que les jambes de l'insecte sont comme des piliers fort élevés entre lesquels son corps suspendu est d'abord balancé pour être projeté ensuite avec plus de force par l'action des muscles extenseurs. Et cet autre insecte que les Arabes appellent le père du saut, est-il rien de plus merveilleux que l'action de ses muscles? La puce (puisqu'il faut l'appeler par son nom) franchit d'un saut un espace cent fois égal à la longueur de son corps et peut tirer un poids quatre-vingts fois plus lourd qu'elle-même.

Saut avec des haltères, exécuté au-dessus de pointes aiguës. — Pien e gravée. ( Caylus. III ,

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