LE SAUT *ET LES SAUTEURS, DANS L'ANTIQUITÉ
haltères, et que Tathlète. tenait dans chaque main. Ces ustensiles varièrent de forme suivant les temps ; sûr les monuments anciens, entre autres sur les vases et sur les pierres gravées, on en voit qui sont percés d'une ouverture assez grande pour y passer la main , tandis que d'autres sont munis d'une espèce de poignée ; le plus souvent, le corps ressemble à un pilon aminci vers le milieu. Mais si la forme changea, l'usage en fut toujours le même.
Les haltères communiquaient au sauteur plus d'élan et plus d'énergie et lui servaient de contrepoids, quand il retombait à terre. Le maniement de ces masses de plomb était un excellent moyen pour développer la force des bras et des épaules ; aussi les athlètes autres que les sauteurs, par exemple les pugilistes, ne manquaient pas de s'en servir ; — et des particuliers pratiquaient également cet exercice par principe d'hygiène. Cœlius Aurelianus en recommandait l'emploi pour les goutteux. Dans les palestres, on trouvait de ces haltères pour tous les exercices du corps ; — mais surtout pour le saut, qui, là, s'effectuait de différentes manières : en hauteur^ en largeur et en profondeur, absolument comme dans nos écoles de gymnastique. On sautait encore au travers de cerceaux, par-dessus des cordes ou des épées. Une variété particulière de saut, qui tenait un
Saut exécuté par-dessus des javelots. — Pierre gravée. (Caylus, III, 5i.)
LE S\1;T et les sauteurs, U*NS L'ASll Ces dive Plissements n'étaient pas du geni levé ; — aussi, le saulvenail-il le dernier, l loua les autres exercices, après la course, la . géiat. Homère ne le cite point parmi les jeux q les Grecs sous les murs de Troie ; mais en le pratiquait chez les Phéaciens, race légè amie de la bonne chère, de la danse et de la Les plus agiles à la course furent aussi de meilleurs sauteurs. Ainsi le Crotoniate Phaj saut extraordinaire de 56 pieds, était un ci gable. 11 en est de même des Basques, pei excellence. Ils sautent dans la perfeclion, l'aide de bâtons. « U court ~ et saute à merveille,» était une expression fréquente dans l'ancienne France, lorsiju'on parlait d'un laquais basque. Les Espagnols sont cousins des Basques, dont ils possèdent les qualités capricantes; et sur la même ligne, un bon , juge en ces matières, le g^^^ encuié à rak
COloaelAmorOS, range, qui D'après un vase
I '-.ai A .- du musée du Lou
le croirait? les flegmatiques Anglais, u Un Anglais, dit-il dans son Manuel d'éducation physique etmàrale (Paris, 1830, 2 vol.in-18, t. H, P-'' fossé du jardin de Mousseau qui a 30 pieds.
parmi les Anglais d'aussi bons sauteurs er parmi les Espagnols. Le plus fort de mes él saule 16 pieds en largeur, et à Madrid, un de treize ans a sauté 18 pieds. » Le même [ lionne, parmi les enempies les plus remarqu
.ES SAUTEURS, DiSS L'ANTIQUITÉ. 147
nations un vieillard à barbe blanche qui franchissait d'un saut le dos d'un énorme éléphant, flanqué de cinq ou six chameaux de la plus belle vonue. Le pauvre homme n'était pas encore content ; U s'écriait avec amertume : » Hélas ! qu'est devenu le lemps où je travaillais en présence du shah de Perse, et pouvais me vanter d'être un véritable sauteur? La vieillesse et les inflrmilés m'ont réduit à l'inaction et privé de toute ma force. Je me suis cassé depuis cette époque un bras et une jambe. » Quelle devait être, en sa
verdeur, l'agilité d'un athlète dont la vieillesse était encore si vigoureuse! Rien de plus commun, ctiet les Ihndous que de voir des individus sauter par-dessus vingt personnes dont les bras tendus forment une sorte de voûte, ou par dessus une épëe qu'un homme lient eu l'air aussi haut que possiljle. Les Mémoires pour servir à l'histoire de^vectactes de la foire (Paris, 1745, 2 vol. in-12) men- ^SWnt comme un prodige le tour d'un Anglais qui, nt la foire Sainl-Germain de 17'i4, sauta par-dessus :e pei soniles debout sans en toucher aucune.
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turel et ( 'cereu p s aux jet m avait irecs ap emment que, si , trtissemi pieds et on imag a des ge et sautèi . Ne cali mimai q )gè l'ani] it est d l'Odysséi is le pai de sa fill
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