‹ Merveilles de la force et de l'adresse: Agilité--souplesse--dextérité. LesChapitre 27 sur 61 · LE SAUT PÉRILLEUX. — LES CUBISTES · texte numérisé non relu

LE SAUT PÉRILLEUX. — LES CUBISTES

OU cybistetèreSy plus simplement encore cwhstes (c'est ce terme qui a prévalu parmi les archéologues) exécuter leurs tours en présence de la noble assemblée (Odyssée, liv. IV). Sur le fameux bouclier d'Achille, Vulcain avait représenté des cubistes et danseurs qui sautaient et tournaient sur eux-mêmes la tête en bas {Iliade^ liv. XIX) . Ces danses à Tenvers, en usage pour les noces et les festins, se passaient ordinairement au son de la flûte. Les femmes ne tardèrent pas à s'en mêler, et les auteurs les plus graves de Tantiquité, Platon et Xénophon, n'ont pas craint de faire connaître les tours qu'elles exécutaient au milieu d'épées nues.

Ouvrez le traité de Xénophon intitué le Ban^Mei, vous y verrez le compte rendu d'un de ces spectacles comiques.

Callias régale quelques amis en sa maison du Pirée, à l'occasion de la victoire remportée dans les jeux publics par un jeune homme de sa connaissance. Comme il rencontre Socrate et s^ bande, il les invite à sie joindre aux convives. Un festin grec n'eût pas été complet sans la présence d'un parasite ou d'un bouffon ; nous voyons donc apparaître bientôt un certain Philippe, qui réunit en lui cette double qualité. Le repas achevé, la table desservie, on fait des libations, on chante le péan (hymne en l'honneur d'Apollon), et le divertissement commence. Parmi les acteurs se trouvaient une joueuse de flûte fort bien faite, et une danseuse, de Y espèce de celles qui font des sauts périlleux, reniarquable par ses tours de souplesse, a La première se mit à jouer un«air de flûte; quelqu'un s'étant

Cubiste. — Bronze onlique du cabinet des Médailles. (Bibl. nat.)

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tours de force étonnanis, tels que celui de lire et d'écrire en [ournant sur yne roue (?). Hais je ne comprends pas le \ plaisir que peuvent causer de pareils spectacles. Est il plus récréatif de voir une belle personne se tourmenter, s'agiter, faire la roue, que de la contempler calme et Ir^nquille? Qu'un couple de jeunes acteni's danse au son delà flâte, avec le riant costume sous lequel on nous dépeint les Grâces, les Saisons et les Nymphes, à la bonne heure, c'est plus simple et plus réjouissant... u

(Tisclib. 1, 6U.)

A cette page curieuse de Xénophon il ne manque que des vignettes pour illustrer le texte. Peut-être les trouverait-on, en cherchant bien. Si ce n'est la propre scène du banquet socratique, ce sera au moins quelque chose d'approchant. En etTet, plusieurs des tours et sauts périlleux qiii s'exécutaient pendant les festins, nous les trouvons représentés sur des vases, sur des pierres gravées, ou sur d'autres monuments de l'antiquité, parvenus jusqu'à nous. Voici, par exemple, une femme qui fait sa partie dans une dans*» guerrière, la pyrrhiquc ; — cette peinture forme un dianip supérieur au-dessus de la tête des guerriers. La

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