HISTOIRE DU JEUNE HIPPOCLIDE ET DE SON MARIAGE MANQUE
Çlisthène, roi de Sicyone, qui avait élevé sa famille au plus haut degré de gloire, avait une fîUë nommée Agarisle, qu'il désirait marier au plus parfait de tous les Grecs. Aux jeux Olympiques, après avoir remporté le prix de la course des chars, il fit faire par un héraut la proclamation que voici : « Quiconque, parmi les Grecs, s*estime digne de devenir le gendre de Çlisthène n'a qu'à se rendre à Sicyone dans un délai de soixante jours, ou plus tôt, si cela lui convient ; et au bout de l'année Çlisthène désignera l'olyet de sa préférence. » Tous les Grecs qui se croyaient quelque mérite se rendirent à Sicyone en qualité de prétendants. Afin d'éprouver leur valeur, le roi fit préparer une arène pour la lutte et pour la course à pied... {Ici ï auteur donne la liste des prétendants) ,
Ils se trouvèrent tous réunis au jour indiqué. Çlisthène commença par s'enquérir du pays et de la famille de chacun, puis il les garda pendant un an près de lui, mettant à l'épreuve leur vaillance, leur caractère, leurs talents et leurs mœurs, les prenant à part, ou bien les entretenant tous à la fois, — emmenant les plus jeunes au gymnase — et observant surtout leur conduite et leur contenance à table. C'est ainsi qu'il vécut tout le temps avec eux, les traitant avec beaucoup de magnificence. Ceux qui lui plaisaient davantage, c'étaient les Athéniens, et particulièrement Hippoclide, fils de Tisandre, qui gagna ses bonnes grâces, tant à cause de sa valeur que par la noblesse de sa race.
Le grand jour étant venu, jour solennel où Çlisthène devait proclamer son choix, et le mariage avoir lieu, le roi de Sicyone commença par faire un sacrifice de cent bœufs; puis il y eut un festin splendide, où furent régalés et
». .»rrv*. , -., w ••.■•< 1