CHAPITRE XII
LES PLONGEURS
Mi du l'Iungoui lullffuis — Scfllias «t si ntic. — AiKoine el Oé( en %vp(e — Poisson salé pêche i la ligne. — D'où venait-il! dieux marine de la mythologie ne sont que des plongeurs. — CI el la niniplie — De Uuijbde en Sejlla. — Le plonjeur de Siei La liallride de Scliiller — La clœhe é plongeur, connue du t
giiettes antiques
Mais la iialalion seule tic suHit pas. Quand on vei porter à son point de perfection, il faut y joindre un plus difficile et plus dangereux, celui du plongeur.
Les anciens, qui communiquaient beaucoupellt^eeu^ eau, — par les fleuves, ces grands chemins qui marci — ou par la mer, laquelle rapproche les peuples plus corp qu'elle ne les éloigne ; les anciens, disons-ni avaient dès les temps les plus reculés pratiqué cet ei cice nécessaire. Ils s'en senirent d'abord pour aller cl cher le poisson utile à leur nourriture, comme font em aujourd'hui les peuplades sauvages. Puis, à mesure qu navigation prit du développement, il s'établit des pi geurs de profession pour disputer aux abimes les nav: et leurs trésors engloutis. Les progrés du commerce aja..L fait'naiiro de nouveaux besoins et répandu le goal du luxe, les plongeurs furent employés à recueillir les prod quelamor tenait enfouies dans son sein; enfin I l'avidilé, la jalousie, la haine, engendrées par ces richesses, eurent amené des guerres sanglantes "er
LES PIÛKGEURS. peuples, l'art de plonger devint un des élémer science militaire et rendit dos services essentiels Le plus fameux plongeur de l'antiquité, peut-ê de tous les temps, fut ce Scyllias, dont parle I Xerxès avait fait appel à ses talents, et après une qui dispersa la flotte des Perses, Scyllias avait i eaux beaucoup d'objets naufragés, sur lesquelson sa bonne part de bulin. Mais ce Grec désirait re\ compatriotes ; il en cherchait depuis longtemps 1 quand, à la faveur d'une autre tempête, il parvin de Pausanias, à couper les câbles d'une parlie di des Perses et, après avoir ainsi causé la perte d'i nombre de vaisseaux, il prit la fuite à la nage. l'endroit où Scyllias se jeta dans la mer, jusqu'à où il en sortit, c'est-à-dire des Âphètes à Âctémif avait 'trois bonnes lieues, et ce trajet, ille fitpen le temps sous l'eau. Malgré son penchant bien co le merveilleux, Hérodote trouve ce fait telleme ordinaire, qu'il n'hésite pas â le ranger au noi fables. 11 prend soin en même temps de nous avt ne rapporte pas tout ce qu'il sait sur ce pion] prenant, dans la crainte d'admettre autant de n que de vérités. Ce qu'il ne dit pas, mais ce que prenons par Pausanias, c'est que Scyllias ou Se une fille, Cyana, non moins habile que son pi l'aidait, ù ce qu'il parait, dans ses opérations, et lu grand secours lorsqu'il sema le désordre parmi la Perses. Une double statue leur fut érigée dans d'Apollon à Delphes, afin de perpétuer le souveni vices que le père et la fille avaient rendus à la j On ne saurait déterminer aujourd'hui la durée temps que les plongeurs restaient sous l'eau s respirer à la surface ; mais il ressort de divers des écrivains grecs ou latins, que les individu