TAU
y faii et de mis
res entières. Antoine et Cléopâmie circonstance curieuse, l'atiens. Hais laissons li rprèle Âniyot:
i]uelquefois à pëcherj il rien prendre, en lie Cléopàlre étoit pri
quelques pécheurs, i se plongeassent soi rocher è, son hanieçoi lenL pèches auparavai s sa ligne avec prise, lutefois, elle fit sembla veiller comment il i )nta le tour à ses fa I ils se trouvassent y vinrent sur leporl,
des bateaux de pëch et lors Cléopâtre cor se hâtât de plonger dt tacher â l'hameçon d< , comme ceux que l'o i qui ciiida (crut) qu'i int sa ligne ; et a àom assistants se prirent f< it: « Laisse-nous, se isse-nous la ligne, ce le prendre et conquèri
fUI fars. 1836, in-8, p. I
LES PLONGEURS
Qui croirait que ce poisson salé s'est mé soiis la plume d'un traducteur de notre tenip: reag saur !
Il serait possible que ces tritons et ce rins de la mythologie ancienne, chantés pai n'aient été dans l'origine que de simples périeurs aux autres dans l'art de plonger se jouer liardiment à la surface des eaux, et ne reparaître qu'à de grandes dislances, dut les considérer comme des êtres surnal familiers avec l'élément liquide qu'avec la < D'après celte inlerprétation, la fable de G lau eu rait tout naturellement. Glaucus aimait la nyi et était aimé de Cireé l'enchanteresse. Celle-c sa rivale, la métamorphosa en une roche gigi forme semi-humaine ; quanta Glaucus, elle lu un breuvage empoisonné. Dans ses courses i eaux, Glaucus avait remarqué certaines herl poissons mangeaient pour revenir à la vie. 1 pièrience; mais il fut entraîné par les néréidei la mer et changé en dieu marin. Or Glaucus, i son existence terrestre, était un très-liabil qui se partageait entre l'enchanteresse et c'est-à-dire qu'il quittait souvent ie rivage habitait Ci rc^, pour se plonger dans la mer, à tourbillonnait le gouffic redoutable de Scylla, ce passage dangereux, sur le ci3^é opposé, en vrait un autre gouffre, nommé Charybde. Ces ] n'ont plus rien d'effrayant, à l'heure qu'il esi dans l'dntiquité l'effroi des navigateurs : d'où si conim : Tomber de Charybde en Scylla. Pion eaux furieuses devait passer aux yeux des anci acte de la plus grande hardiesse ; Glaucus, (j souvent, fuiit sans doute par y périr.
'gaiement le sort d'un autre plongeur célèbre, auXjraêmes lieux, dans des temps plus rapproous. On raconte à son sujet des choses iucroyarappelIeW les exploits du plongeur d"Hèrodote. ; nous parlons, Sicilien de naissance, vivait sur
quinzième siècle, et s'appelait Nicolas. On l'aommë le Poisson (Pesce), d'où par abrévation, I, à cause de la facilité qu'il avait de vivre sous r il pouvait, dit-on, y séjourner quatre ou cinq luite, se nourrissant d'herbes et de poisson cru. r était la pêche du corail et des huîtres au fond , il servait également à porter les dépêches, qu'il la nage dans l'ilede Liparo, les tenant enfermées ac de cuir. Le rui de Sicile, ayant entendu parler hileté, voulut le voir, et lui ordonna de plonger, du promontoire Capo di Faro, dans le gouffre de , pour en reconnaître la profondeur. Comme i s iièsitait, — le prince jeta dans le tourbillon e d'or, que le plongeur fui assez heureux pour
et qu'il garda comme sa récompense. Il fit au it des roches merveilleuses, des plantes et des marins qu'il avait vus au fond des eaux, et ajouta | enterait pas une seconde fois l'expérience. Mais I
montrant une bourse pleine, jeta derechef dans
une coupe d'or ; te plongeur se précipita pour la , ois, puis on ne le revit plus : Charybde, justifiant ne réputation, ne rendit même pas sa proie.
dre ab Alcxandro, Pontanus, le père Âthanase savant jésuite, ont parlé de cet amphibie, qui de- ' des organes de respiration d'une forme particuliller a fait de l'histoire de Pescecolas le sujet ; llade: te Plongeur; seulement il a glissé dans u, pour lui .donner plus d'intérêt, un épisode
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Ce n'est pas une coupe d*or, mais son trésor tout entier que Persée, roi de Macédoine, avait jeté dans la mer, en un moment de panique ; plus tard, il s'en repentit et le fît retirer par des plongeurs.
Au siècle où nous sommes, une machine ingénieuse, dite cloche à plongeur, remplirait bien mieux cet office. Aussi Fart de Scyllias n'est plus de notre temps ce qu'il était dans l'antiquité. L'usage des machines tend de plus en plus à remplacer l'action individuelle. Ce n'est pas que les anciens n'aient eu quelque idée de la cloche à plongeur ; car on lit dans le livre des Problèmes : « Un moyen pour procurer aux plongeurs la faculté de respirer est de descendre dans l'eau une chaudière ou cuve d'airain ; — ce vase conserve l'air dont il est rempli, et l'eau n'y entre pas ; — mais, pour cela il faut avoir soin de Tenfoncer perpendiculairement et par force, car pour peu qu'il soit incliné, tout l'air s'en échappe. » (Probl. V, sect. xxxii.) Aristote parle aussi d'un autre instrument, au moyen duquel les plongeurs recevaient l'air du dehors, ce qui leur permettait de faire dans l'eau un plus long séjour, — et il compare cet instrument à la trompe d'un éléphant, que l^animal élève au-dessus de l'eau, pour respirer, lorsqu'il traverse une rivière. Cet appareil consistait sans doute en un tuyau ou cornet de cuir, qui s'adaptait à un honnet de ^ même nature, et le tuyau, qui dépassait la surface de l'eau, amenait au plongeur l'air du dehors.
Pour le service de la guerre, les plongeurs ont encore moins de raison d'être. Les Romains en avaient créé un corps de troupes (urinatores) ; mais en notre siècle de découvertes, une bonne batterie électrique fait cent fois plus d'effet que n'en produisirent jamais quelques détachements de plongeurs dans les temps antiques. Effet ici veut dire dégât, mort et ruine ; ce qui n'empêche pas qu'on ne
salue chaque invention nouvelle avec des cris de joie et
de triomphe. Quelle sublime découverte que relie dont les journaux parlaient dernièrement! une torpille, d'un nouveau modèle, faisant éclater en mille pièces les navires les plus solides et les mieux cuirassés ! Cela pourtant n'est qu'une bagatelle; toute torpille qui se respecte doit en faire autant; mais le mérite principal, Toriginalité de celle-ci, c'est que les bommes qui restent plus ou moins entiers après cette explosion, et qui cherchent à se sauver à la nage, à travers les eaux couvertes des débris de leur navire et frémissantes encore de la secousse électrique, tous ces hommes, — tous, entendez bien — ont la colonne vertébrale gravement endommagée ou plutôt brisée par le choc !
Voilà, certes, une merveille à faire pâlir toutes les prouesses des plongeurs, même les plus habiles de l'antiquité ! A côté de ces machines formidables, l'homme n'est plus qu'un atome. On ose à peine, après cela, parler de ces plongeurs qui, pendant le siège de Tyr par Alexandre, détruisaient sous l'eau la digue élevée par les Macédoniens, attirant à eux avec de longues faux les branches et les troncs d'arbres qui servaient à consolider le travail, — ou bien encore ceux qui venaient couper les câbles de vaisseaux ennemis , durant un autre siège non moins mémorable, qui dura trois ans (celui de Byzance par Septime Sévère), et qui ensuite, à l'aide de cordes, entraînaient les navires au fil de l'eau, « tellement, dit DionCassius, que c'était un spectacle singulier, de voir ces bâtiments aller, sans le secours ni de voiles, ni de rames, et comme par l'effet d'une .sorte d'enchantement, se rendre dans le port de Byzance. »
Nous qui faisons marcher à notre fantaisie la vapeur et rèleclricité, nous pourrions encore rire de la triste condition de ces villes anciennes, obligées, quand l'ennemi les assiégeait et les serrait de près, d'avoir recours à des plongeurs, soit pour envoyer des nouvelles et demander du
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secours, soit pour recevoir des approvisionnements. Nous voyons, pendant une guerre des Lacédémoniens et des Athéniens, les habitants d'un port de la Messénie, presque affamés, être secourus par des plongeurs, qui passaient sous Teau dans une île voisine du port, traînant après eux des peaux de bouc, remplies de graine de lin piléo, et de graine de pavot préparée avec du miel, qui constitue encore aujourd'hui la principale nourriture des gens du pays. Et, au siège de Modène, des plongeurs pénétraient dans la ville et en sortaient, portant, comme brassards, des lames de plomb très-minces, sur lesquelles étaient gravées les nouvelles à transmettre. Mais la ruse appelle la ruse, et de leur côté, les ennemis employaient mille stratagèmes pour dérouter les plongeurs et rendre leur secours inutile. On tendait des filets en travers des eaux, comme au siège de Numance, et a ces filets, on attachait des sonnettes; — ou bien on plaçait des poutres armées de crochets, de fers tranchants et pointus, qui tournoyaient continuellement au fil de Teau et déchiraient sans miséricorde quiconque se risquait dans les interstices.
En ce cas, l'art du plongeur coûtait la vie ; en d'autres circonstances, c'était au contraire un moyen de la conserver. Si parmi ceux qui tentèrent l'épreuve du fameux saut de Leucade, il en est qui parvinrent à s'échapper avec la vie sauve, n'est-ce pas une preuve qu'ils devaient nager et plonger dans la perfection? On sait que le rocher de l'île Leucade sur les côtes de l'Arcanie (aujourd'hui Sainte-Maure, une des sept îles Ioniennes), attirait une foule d'amants désespérés qui se flattaient de guérir leur passion en se jetant dans la mer. Les uns périssaient, témoin la malheureuse Sapho; d'autres parvenaient à se sauver; exemple, le citoyen de Buthroton (Épire) qui se ' précipita quatre fois en bas du rocher, toujours avec uil
égal succès. Sur^e promontoire escarpé s'élevait un lem- 5>i.;^. pie d*Apollon que les nautoniers saluaient de loin avec respect. Tous les ans, le jour de la fête du dieu. Ton y amenait un homme condamné au dernier supplice, et après un sacrifice expiatoire, ce criminel était lancé dans les flots, couvert de plumes, et entouré d'une nuée d'oiseaux, qui pouvaient, en déployant leurs ailes, retarder sa chute. Les auteurs anciens prétendent qile cette chute n'était pas toujours mortelle. Le coupable s'échappait-il à la nage et en plongeant? le secourait-on à l'aide de bateaux disposés à cet effet? L'essentiel pour lui était d'avoir la vie sauve, quoiqu'il fût par le fait banni à perpétuité du territoire de Leucade.
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