‹ Merveilles de la force et de l'adresse: Agilité--souplesse--dextérité. LesChapitre 54 sur 61 · LE FUSIL ET LE PISTOLET · texte numérisé non relu

LE FUSIL ET LE PISTOLET

(Ile ; ce sont des jeunes gens qui s'amusent i chandelle. Sur la lisière du bois brûle un lun dans ce milieu, produit le plus singulier elfe on croirait à une offrande consacrée par des déesse de la nuil. Une douzaine de grands e lards, armés de carabines, se tiennent à cinq là. Près du but veille un homme qui a chargt car il doit rallumer le feu violemment éteint le luminaire coupé en deux, et, en général, s résultat des coups. Onvoil, parmi les Kentuc! tité de tireurs qui mouchent la chandelle san On en voit, il est vrai, de moins adroits, qui ni la chandelle ni la mèche. Les premiers sor de bruyanis hourras, les autres par des ècl « J'en ai vu un qui élait particulièrement ht célèbre naturaliste Audubcn ' : sur sis coups, trois fois la cliandelle, et, du reste, ou bien il ou bien il la coupait immédiatement au-d( flamme, n

Mais ce ne sont pas les seuls jeux d'adressi

gens du Kentucky. lis ont un divertissement

s'appelle foncer le clou ; c'est en plein jour

pendant la nuit ou la soirée, que cet exercice

Le but se fixe à une cinquantaine de pas ; c'est

planté en terre, au centre duquel on enfonce

grosseur convenable. Les tireurs s'avancent à I

jnettent une balle dans la paume de leur mi

)uvrent d'une couche de poudre; cette qui

mr une dislance moindre que cent pas. Frap

ou dénote une adresse fort ordinaire; le

lanière â le fausser est déjà mieux : mais il i

)up frappé droit sur la tête qui compte po

' Seines de la nature dam les Élali-Unis et te nord <

d. par E. Bazin, avec notes. Paria, 1857. i vol. in-S

LE FUSll, ET l,E PISTOLET.

perait la balle. 11 releva lenlenient son arme, que le petit grain qui est au bout du canon que les Kentuckieiis appellent là mire) fût de i le point où il voulait porter; Alors retentit con coup de fouet, répété dans la profondeur des long des montagnes. Jugez de ma surprise; l'écureuil, la balle avait frappé l'écorce, qui éclats, venait par contre-coup de tuer l'animf voyant pirouetter dans les airs, comme s'il y eu par l'explosion d'une mine.

* Boon entretint son feu, et en quelques h* avions autant d'écureuils que nous pouvions < Vous saurez, en efTet, que recharger sa cari que l'alTaire d'un inslant, et pourvu qu'on ait E éUyer après chaque coup, elle peut continueii : des heures entières. Depuis celte première ren notre vétéran Boon, j'ai vu nombre d'individus ce même exploit. »

C'est ce qui' s'appelle enlever l'écorce sous /'

Enfoncer le clou, moucher la chandelle, enle sous l'écureuil sont les trois passe-temps favoris kentuckiens.

Telle est au reste leur passion pour le tir âV et leur habileté que, lorsqu'ils n'ont pas de but i ils détachent d'un arbre un morceau d'écorce coupent en forme de bouclier ; avec un peu ( salive, ils collent au milieu de cette cible imp: pincée de poudre mouillée qui représente l'œil et ils criblent le but jusqu'à complet épuisemen et de balles.

Hais voilà que nous nous laissons entraîner des chasseurs du Kentucky.

Nous avions pourtant fait vœu de passer sous innombrables exploits du fusil, faute d'espace \

LE FUSiL ET LE PISTOLET.

pace. On peut lire, dans le livre de M. d'Houdetol foire d'un amaleur qui, assistant à un lour de ci exécuté sur une pièce de cinq franco en argent soufflé nnot durant l'expérience j puis, tout â coi lèïe : * Mes moyens ne me permettent pas tant ( dit-il; mais voici une pièce de' vingt sons, n il la 1 l'air, tire... et ne laisse retomber qu'un anneau d tant la plaque avait été habilement traversée.

L(i nom qui vient de se présenter sous notre pi ici parraitement en situation. M. d'Houdelot élaii temps une des célébrités du tir. Un petit journal ti lui <;c porirail, dans une galerie de silhouettes pa taires, sur la fin du régne de Louis-Philippe :

D'un poignet sûr et nonchalant, Monsieur d'Houdetol, chez lleiiielte, .\u tji' rnil mouise à chaque instant;

D'une épingle à vingt pas, il sait cnsser la télé...

Rongé par le bon mot, — ce nouveau Prométhée, Dupin, — à ce sujet, prétend

Qa'lt la Chambre, il est vrai, sa boule est sans portét Vais de sa balle on n'en peut dire autant.

M. Adolphe d'Houdelot réclama. Pourquoi? Ces d'Houdelot de la houle n'était pas celui de la M. d'Houdelot avait un frère :

Si ce n'est toi, c'est donc...

H. Adolphe d'Houdelot n'était pas dépulé com fr^re; mais une qualité qu'on ne pouvait lui coi élail celle de très-habile tireur ; — et à ce titre, il sans crainte reverjdiquer pour lui seul les vers cil haut, sauf une légère modification, c'est-à-dire h tnorphose du huitain en quatrain. '

\i pielolet^

?rtlS[L ET LE I c^tés et ne l'abandonpa que l< [ danger.

; Tel est donc le port de mer oi

M. d'Houdetut s'amusait à tii

et des pâquerettes (il n'en pou

' , galets), mais de petites coquille

k ' uni de la pl>ige, et les enlevait

Il dit-il, c'était te chànl du cygm ' fête, mon dernier triomphe ! Ca t cle 1,000 âmes, je devais rencc I . ' av-ait, en effet, parmi les specta I d'abord n'avait pas ouvert la boL aux félicitations générales, mais I ' de sa réserve :

( Sans être de votre force, mt ' " 5O0 franco destinés aux pauvre ', ' plus souvent que vous un but qi I • — J'acceple, répondit H. d'H(

— Une pièce de 5 francs.

— Posée à terre?

— Pas précisément ; mais de Et ce disant, l'inconnu se n:

( jambe, pose une pièce de 5 franc

' prend le pistolet des mains de s

( que celui-ci se disposait à lui fa

imprudence et à lui retenir le

et la piéi* également !

M. d'Houdelot s'exécuta de bi verser la somme convenue au pi que de tenter celle épreuve dan Quelques aimées s'étaient pas quand, un malin, M. d'Houdeto Paris. C'était un nommé Garant, place du Havre. Et du plus loin q

.ÈCIIE AU DIS-KEI exemple les Yupucares, de Bolivie nale) ; — ils jettent sur la surface de ches qu'Us assujettissent à laide de | tremblant, ils s'avancent, armés de le qui ont 1 2 pieds de long;. Quand ils ont l'attirent àeiix facilement.grâceà la loi Un voyageur américain, M. Gibbon sieurs qui s'étaient postés de celle ms l'un occupait le milieu, les deux chaque extrémii», de sorte que le poi échapper. Quand un maladroit mant arrive rarement, il est hué par ses co Dans le même hémisphère, en rem on voit des Indiens pratiquer ce geni y mêlant à plaisir des difficultés, pou tir leur adresse. Ils lancent leurs llècl dans une direction presque verticale bien calculé le vol du projectile àa marche du poisson dans l'eau, que la plomb sur le gibier convoité.

Mais cette pCche a res inconvénienl seur est souvent frustré de sa proie, perd dans les profondeurs, empori qui l'a frappé- Un chasseur fanatiq l'occasion, l'a dit dans une pièce di quelques fragments, bien que je ne comme un modèle de poésie :

Sur tout rivage où l'oniie est éct la chasse est triste, autant qu'ini l'nur ce plaisir, vivent les Tourai On peut d'abord leur envier Icui Dont l'admirable el blanche Iran; \ du mercure usurpé l'apparent

' Ejrploralion of tiic Valley of Amaion.

es vers du poème /n t.«u»*t;»i«itit-,jeiiie v >ar Iiasard, mes compatriotes chassàier* eure qu'il est, selon le procédé des Indi ;lière à Philoctète et à Robin Mood. Il i r cette opération, les fils du dix-neuvi ent tout simplement l'arme qu'ils ont e irme contemporaine et banale, le fusil, us qui aimez lâchasse, que si

, . . Dans l'eau claire et limpide, tlojant les bords d'un pas bumide, e soleil qui dore les moissons, perçoit d'innombrables poissons.

Tes encor, puis cenl, suivis de mille...

ce qu'il y a de mieux à faire, selon Hey

les règles qu'il faut observer, sous peim roie. Comment les sauvages s'y prennen ? On ne le dit pas, mais, avec le fusil, <

. Sans compter une raison d'optique, iurabondc ici, quand on rapplii|ue, oit agir, en celle occasion, ■fs les lois de la réri-aclion.

lUs braquez le coup dessus la lAte, onlre-liaut la faute est toujours faite; omb sur l'onde opère un ricocliel.

donc pour atteindre son but?

ir au-dessous d 31 de gradue

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