‹ Merveilles de la force et de l'adresse Agilitésouplesse, dexte̋rité. Les exercices du corps chez les anciens et chez les modernesChapitre 2 sur 104 · LA FORCE PHYSIQUE DANS L’ANTIQUITÉ. — LES ATHLÈTES CÉLÈBRES · texte numérisé non relu

LA FORCE PHYSIQUE DANS L’ANTIQUITÉ. — LES ATHLÈTES CÉLÈBRES

La profession d’athlète , chez les Grecs. — Les vainqueurs aux jeux publics. — Les couronnes. — Le triomphe. — Le musée d’Olympie. — Milon de Crotone. — Polydamas de Thessalie. , — Théagène. — Les empereurs Commode et Maximin.

A l’origine des sociétés, la force physique était plus honorée qu’elle ne l’est de nos jours. Elle était aussi plus utile. Quand les hommes n’étaient pas encore réunis en communautés, ou que les communautés établies n’étaient pas assez puissantes pour protéger tous leurs membres, il était bon que chaque individu pût se défendre luimême. Le progrès vint compléter l’œuvre de la nature et de la nécessité. Tout concourut alors à favoriser le développement de la force matérielle : le climat, la religion et les institutions sociales. Le vêtement, réglé d’après l’état d’un ciel toujours pur, ne dissimulait point les formes, mais au contraire les mettait en évidence. La religion n’était autre chose que le culte de la nature extérieure. On adorait la beauté physique sous les noms de Vénus et d’Apollon — la force physique sous les traits d’ilercule. L’esprit finit par l'emporter sur la matière ; mais alors même, la matière ne fut pas entièrement vaincue ; comment d’ailleurs l’aurait-elle été? peut-on supprimer le corps? C est pour-

FORCE ET ADRESSE

quoi Samson est, dans la Bible, le représentant de la force, comme Hercule dans la mythologie païenne.

11 n’est donc pas étonnant que, sous l’empire de ces idées, il se soit de bonne heure formé, dans la société antique, une classe spéciale de gens dont l’unique pensée était de développer leur force physique et que les États aient encouragé cette tendance, en établissant des jeux publics, consacrés à tous les exercices du corps. En Grèce, peur ne pas remonter plus haut dans l’histoire, cette profession s’appelait V athlétique, et ceux qui s’y livraient athlètes.

Athlètes s'exerçant au javelot, au disque et au pugilat, au son de la flûte. (Vase peint du musée de Berlin.)

d’un mot qui signifie travail, et par extension combat. En effet, les athlètes passaient par de longues et pénibles épreuves avant d’en venir à la lutte en public. Ils étaient obligés de se soumettre à un régime particulier, de s’accoutumer à supporter la faim, la soif, la chaleur et la poussière, en un mot, toutes les privations qu’ils devaient subir pendant des exercices qui duraient quelquefois depuis le matin Jusqu’au soir. Aussi, le médecin Galien n’a pas assez d’invectives contre cette profession, qu’il refuse d’admettre parmi les beaux-arts ; « car.

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