LA COURSE DANS L’EAU, OU NATATION; SES HAUTS FAITS
La natation dans l’anliquité. — Anaours d’Héro et de Léandre. — Traversée de l’Hellespont. — Dissertation critique. — Lord Byron résout la question. — Ses talents comme nageur. — Son pari à Venise. — importance de cet art chez les anciens. — Les femmes romaines. — Pantomimes aquatiques. — Flavius Josèphe.
Qu’est-ce, en effet, que le nageur? Un coureur qui a changé de terrain. Entre la course et la nage, il n’y a qu’une différence d’éléments. Aristote les considérait comme deux exercices de la même famille, ou plutôt comme un seul et même exercice, exigeant une grande souplesse de nerfs et de muscles.
Autrefois, comme au reste à toutes les époques, les meilleurs nageurs furent les habitants des côtes ou des îles, ou bien les peuples habitués à courir les mers pour se livrer au commerce. Les Phéniciens et les Carthaginois étaient trés-habiles dans l’art de nager. C’était, d’ailleurs, un exercice en faveur chez tous les peuples anciens, et il n’y eut guère que les Perses qui firent exception à cette régie générale. Comme ils rendaient aux fleuves un culte idolâtre, ils n’osaient pas s’y tremper les mains, à plus forte raison s’y plonger le corps.
Parmi les Grecs, les Athéniens, et surtout les habilanis de nie de Délos, étaient regardés comme les meilleurs nageurs. L’adresse de ces derniers était passée en pro-