DU NIL
Tig. 208. — Horus perçant un Varan de sa lance, d’après une peinture du temple de Denderah (1).
chée ; les œufs de ces animaux se vendent sur les marchés plus cher que les œufs de poule.
Dans certains pays, on se sert de la peau de ces animaux pour orner divers objets. Suivant Duméril et Bibron, «on pourraitemployer avec succès dans l'industrie la peau de ces Sauriens convenablement préparée, pour en recouvrir de petits ustensiles ou des bijoux, comme on le fait avec le galuchat. Elle est, en effet, composée d’un derme fibreux très solide, et les granulations de matière cornée, quelquefois même calcaire, qui s’y trouvent disséminées avec la plus grande symétrie, comme de petiles pierres serties ou enchâs-
‘{4) Fac-simile d’après Mariette, Le temple de Denderan.
| sées, permettraient d’en revêtir les étuis de cer | tains meubles ou de bijoux qui résisteraient
très bien aux frottements. »
Distribution géographique. — Les Varans, soit terrestres, soit aquatiques, sont surtout des animaux des pays chauds. Leur véritable patrie est le sud de l’Asie, les îles de la Sonde, la Nouvelle-Guinée et le nord de l'Australie ; on en connaît quatre espèces en Afrique ; ils ne se trouvent ni en Europe, ni en Amérique.
LE VARAN DU NIL, — VARANUS NILOTICUS.
Nihwaran.
Caractères. — Le Varan du Nil, que l’on
| peut prendre comme type des Varans aqua-
tiques, a la queue fortement comprimée, sur-