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LE VARAN DU NIL

Fig. 209. — Le Varan du Nil. (1/8 grand. nat.).

montée d’une haute carène; une demi-fois plus longue que le restant du corps. Les narines sont ovales, siluées entre l’œil et l’extrémité du museau. Les doigts sont longs, et les ongles crochus, comprimés et fort acérés. La couleur générale des parties supérieures du corps chez les individus adultes est d’un gris verdâtre, piquelé de noir; sur la nuque on voit quatre ou cinq chevrons jaunes, emboîlés les uns derrière les autres, ayant leur sommet tourné en arrière ; à partir des épaules jusqu'à la naissance de la queue sont des ocelles d’un jaune-verdàtre disposées suivant sept ou huit rangées transversales ; la queue est ornée de bandes de même couleur que les ocelles. Le dessus des membres est semé de taches d'un jaune-verdâtre ; une bande noire existe audevant de l'épaule ; on voit sur chaque tempe une élroite bandelelte d’un vert-pâle. Le ven-

tre est d’un blanc-jaunâtre, avec des bandes brunâtres disposées transversalement. Les ongles sont noirs (fig. 209).

Les animaux jeunes ont une tein{e beaucoup plus foncée que les adultes ; on voit au travers de la têle des lignes jaunes qui disparaissent avec l’âge.

La {aille peut arriver à près de 2 mètres.

Distribution géographique. — Ce Varan paraît se trouver dans presque tous les cours d'eau du continent africain ; on l’a recueilli non seulement en Égypte et en Nubie, mais encore dans la Guinée, la Sénégambie et lAfrique méridionale; il se rencontre également dans la partie est du continent, à Zanzibar, à Bogamoyo.

Mœurs, habitudes, régime, — Dans le Soudan oriental, on trouve parfois ces animaux réunis en troupes plus ou moins nombreuses ;

ils vivent cependant généralementisolés. A l'inyerse du Crocodile qui se tient de préférence sur les bancs de sable émergeant des cours d'eau, le Varan du Nil recherche quelque saillie de rocher voisin du fleuve dans lequel il se tient d'habitude; on le trouve parfois dans les buissons de la rive, mais il est rare qu'il s'éloigne beaucoup du rivage.

Comme toutes les espèces appartenant au même genre, le Varan du Nil est essentiellement carnassier ; sa nourriture de prédilection se compose de poissons, bien qu'il ne dédaigne pas de s’emparer des oiseaux et des petits mammifères, même des grenouilles qu'il peuit atteindre ; pressé par la faim il fait la chasse aux gros insectes ; il s’introduit à l'occasion dans les basses-cours pour s’emparer des volailles et des œufs dont il se montre très friand.

Usages. — Bien que parfois des Varans se trouvent par hasard dans les filets des pè- - cheurs, ils ne sont l’objet d'aucune chasse régulière en Égypte. Il n’en est pas de même dans l'Afrique centrale et méridionale. Livingstone a trouvé délicieuse la chair de ce Varan. Schweinfurth rapporte qu'à Galahat on chasse ce reptile d'une manière suivie et qu’on le mange grillé sur des charbons, après qu'il a été dépouillé. D’après Kersten, on capture fréquemment cet animal à Zanzibar, et on l’apporle au marché après l'avoir solidement ficelé à un bâton, de manière à ce qu'il ne puisse ni mordre ni griffer ;, les mahomé:tans de la côle repoussent toutefois ce mets avec horreur.

LE VARAN À DEUX BANDES. — VARANUS BIVITTATUS.

Bindenwaran.

Caractères et distribution géographique.

— Sur le continent indien et dans les grandes îles de la même région, telles que Sumatra, Amboine, Java, les Philippines, se trouve un Varan qui peut atteindre deux mètres de long et quise reconnaît à sa tête fort allongée et à sa coloration toute particulière. Le dessus du corps est brun ou noirâtre; un ruban de couleur jaune se voit sur les côtés du cou : le dos est orné de séries transversales de pelits anneaux Jaunes très distincts les uns des auires ; une bande noire s’étendle long desflancs; les patte: ct le dessus du cou sont ponctués

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