‹ Merveilles de la nature (volume 2)Chapitre 139 sur 276 · LE PYTHON ROYAL. — PYTHON REGIUS · texte numérisé non relu

LE PYTHON ROYAL. — PYTHON REGIUS

Caractères. — Le Python royal se distingue nettement des deux autres espèces africaines par son corps plus court, plus trapu. La coloration est également très caractéristique.

La couleur générale du tronc est un noir généralement foncé, sur lequel apparaissent:

des taches ovalaires de couleur jaune bois.

Sur le dos s'étendent deux bandes noires, ondulées, réunies de distance en distance, et irrégulièrement, par de larges barres de même couleur, échancrées plus ou moins irrégulièrement. Deux sortes de taches noires, très distinctes, sont visibles les unes à la suite des autres le long des parties latérales du corps. Le ventre et la queue sont d’un blanc grisâtre. Sur la tête se voient trois raies noires qui servent de bordure à une large tache de jaune triangulaire; il part de chaque narine, pour se rendre à l'arrière de la région temporale, en passant par la moitié supérieure de l'œil, une bande blanchâtre, d'abord étroite, qui s'élargit bientôt en forme de palette. Les lèvres sont blanches; au-dessous de l'orbite, se voit une petite raie noirâtre.

Nous ajouterons que les narines sont latéralement placées, que quatre plaques por-

tent des fosselles à la lèvre supérieure, que

LES MORÉLIES.

sr ———————

Fig. 263. — L'Argus (1/8° grand. uat.).

l'œil est en contact avec les supérolabiales.

Mœæurs, distribution géographique. — Le Python royal, que nous avons pu éludier plusieurs fois à la ménagerie des Reptiles du Muséum de Paris, alesmêmesmæurs quele Python de Séba ; il est toutefois toujours d'humeur plus pacifique. Les individus étudiés avaient 1,50 environ ; lorsqu'on les prenait, ils se pelotonnaient et s’enroulaient fortement autour du bras, sans chercher nullement à mordre.

Cette espèce est de l'Afrique occidentale; on la connaît du Sénégal et de la Côte d'Or.

LES MORÉLIES — MORELIA

Caractères. — Sous le nom de Couleuvre argus, Linné a signalé un Pythonien de grande taille, dont Gray a fait le type du genre Morélie, caractérisé par la. présence de plaques

irrégulières sur la partie antérieure de la tête# la seule espèce du genre est l’Argus ou Morelia argus, que nous représentons (fig. 263).

Chez cet animal, la tête est courte, comme renflée à sa base, fortement tronquée dans sa partie terminale; les deux premières plaques suslabiales sont marquées d’une fossette ; les narines sont latérales, ouvertes chacune dans une seule plaque. La partie supérieure du corps est généralement d’un noir bleuâtre, irrégulièrement mouchetée de jaune; les lèvres sont d’un blanc jaunâtre ; une ou deux lignes jaunes parcourent longitudinalement les côtés de la nuque. Une teinte jaunàlre uniforme est répandue sur la face inférieure de la tête et sur le tiers antérieur du ventre, dont les deux autrestiers, ainsi que le dessous de la queue, sont mouchetés de jaune et de noir. Chez certains individus, une teinte d’un

LES GALAMARIENS.

a CO re

Fig. 264. — Le Calamaire de Linné (grand. nat.).

gris-jaunâtre ou olivâtre forme une bande étroite de chaque côté du dos. D’après Bennet, l'espèce atteint une longueur de 4 à 5 mètres.

Distribution géographique. — Le Morélie argus habite l'Australie et la Tasmanie, où les colons le connaissent sous le nom de Diamantsnake ou Serpent-diamant.

Moœurs, habitudes, régime. D'après les observations de Lesson, ce Serpent est aquatique et se trouve souvent dans les mares d’eau douce aux environs de la rivière Georges. Sa

aourriture se compose de pelits didelphes et | d'oiseaux; Duméril et Bibron out trouvé les | débris d’un jeune phalanger dans l'estomac |

de l’un de ces animaux.

Bennet raconte qu'il vit une fois un de ces

Serpents en train de fasciner une troupe de petits oiseaux. Il était étendu sous un arbre renversé, sur les branches mortes duquel s’agitaient des oiseaux qui sautillaient et gazouillaient à qui mieux mieux. Le Serpent avait la partie postérieure de son corps redressée ; il agitait la tête dans tous les sens et dardait constamment la langue; il allait sans doute s'emparer de quelque oiseau, lorsque, ayant aperçu notre voyageur, il déguerpit.

L’Argus supporte assez facilement la captivité. Bennet conserva en cage un individu de 2" 50 delong et le maniait assez souvent. L'animal s’enroulait autour du bras, qu'il serrait avec tant de force que le membre était comme paralysé pendant plusieurs heures.

LES CALAMARIENS — CALAMARIDÆ

Swergschlangen.

Caractères généraux. — Telle qu'elle doit

! La tête est généralement courte, arrondie en

être comprise, la famille des Calamariens com- |

prend des Serpents de petite taille, au corps

grêle, cylindrique, sensiblement de la même

grosseur depuis la tête jusqu'à la base de la

queue; celle-ci est généralement courte et se

rmine par une scutelle conique et pointue.

Breëum. — V.

avant, à peine élargie en arrière; le nombre des plaques est moindre que chez les Serpents normaux; la plaque rostrale est parfois un peu prolongée en pointe, ainsi qu'on le voit chez les Stenorrhines, les Oxyrhines. Les plaques du dessous de la queue sont tantôt REPTILES. — 44

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