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ET JAUNE

dans la Floride, il vit sur la terre et à une-distance assez éloignée une grande espèce d'épervier se débattre avec force sans pouvoir s'envoler, et que, lorsqu'il s’en fut approché, il reconnut que ce gros oiseau était entortillé par plusieurs cercles que le corps d’un serpent faisait autour de son tronc et de l’une de ses ailes. Il présuma que l'oiseau avait voulu s'emparer du serpent, mais que celui-ci, plus alerte, avait adroitement garrotté son ennemi par de nombreux circuits. Bientôt ces animaux se séparèrent, car l'oiseau s’envola et le serpent s'enfuit également, sans avoir reçu de fortes blessures. »

Le Coryphodon constrictor se nourrit de poissons, de batraciens, d'oiseaux et de petits mammifères ; il détruit malheureusement beaucoup d'oiseaux utiles. Ë

Geyer raconte qu’on prétend aux États-Unis que la Couleuvre dont nous racontons l’histoire peut passer pour un des ennemis les plus redoutables des jeunes Serpents à sonnettes; par contre, les. Serpents adultes poursuivent avec acharnement la Couleuvre noire. La chasse se termine toujours par la fuite de la Couleuvre, qui n'échappe à son redoutable ennemi qu'en grimpant à un arbre ou en se réfugiant sur les branches d’un arbuste.

Le même auteur rapporte également que, à cerlaines époques de l’année, la Couleuvre constrictor se jette sur l’homme et s'enroule autour de ses jambes avec une telle violence qu'elle le fait tomber; la morsure n’est, du reste, pas plus dangereuse qu’une faible coupure faite avec un couteau. En courant à travers les feuilles tombées,le Serpentfaitentendre un bruit tout à fait semblable à celui du Serpent à sonnettes, c'est pourquoi il est extrêmement redouté. Nous n’avons pas besoin de dire que le récit de Geyer est tout à fait apocryphe.

Captivité. — La Couleuvre constrictor supporte aussi bien la captivité que d’autres serpents. Elle est généralement d'humeur batailleuse etse jetle avec rage sur les individus de son espèce plus faibles qu’elle et les dévore fréquemment.

LES ZAMENIS — ZAMENIS

Zornschlangen.

Caractères. — Sous le nom de Diacrantériens, Duméril et Bibron ont désigné des Couleuvres chez lesquelles « tous les crochets sont lisses, les deux derniers étant plus longs

et séparés de ceux qui les précèdent par un espace sans crochets ». Ce caractère a paru à plusieurs zoologistes assez important pour que les Serpents présentant cette particularité aient été rangés dans une famille distincte; tels sont les Zaménis, les Dromiques, les Hélérodvns, les Amphiesmes, les Hélicops, les Uromacers, les Xénodon, les Stégonotes, les Périops, les Liophis.

Les Zamenis, dont nous nous occupons en ce moment, ont le corps allongé, cylindrique, la queue longue, les écailles oblongues, lancéolées, lisses, toutes semblables et nombreuses. La tête est oblongue, carrée, avec des plaques sourcilières saillantes au-dessus de l'orbite ; l’écusson central est étroit.

Distribution géographique, — Le genre Zamenis comprend septespèces,habitanttoutes la zone circumméditerranéenne.

LA VERTE ET JAUNE. — ZAMENIS VIRIDIFLAVUS.

Pfeilnatter.

Caractères. — La Couleuvre verte et jaune, dont la taille atteint 1",20, est une des plus belles espèces d'Europe. Le dos et les flancs sont d’un vert foncé avec le centre des écailles, en général, moucheté de jaune; on voit, en avant, quatre séries parallèles de grosses taches d'un brun foncé, disposées de telle façon que les taches brunes d’une série correspondent transversalement aux parties claires des deux séries voisines. Les taches jaunes des écailles se disposent fréquemment en lignes longitudinales qui sont d'autant plus nettes et plus nombreuses qu’elles se rapprochent davantage de la queue. Le ventre est d'un blanc porcelaine, à reflets légèrement bleuâtres ou verdâtres; les gastrostèges sont marquées à chacune de leurs extrémités d’une tache brune. Le dessus de la tête est d’un noir bleuâtre, agréablement orné de lignes et de points jaunes.

D'après F. Lataste, les jeunes ont la tête proportionnellement plus grosse et marquée, à peu près de la mème manière que les adultes. Le corps, d’une teinte générale gris de lin, présente en quelque sorte les deux couleursde l'adulte, fondues ensemble et affaiblies; le centre des écailles est plus clair que leur pourtour.

Il existe une variété noire qui a été souvent décrite comme espèce distincte.

Nous ajouterons qu'il existe huit plaque

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