LA COULEUVRE VIPÉRINE
les variétés de robe que présente celle espèce. Elles sont nombreuses et il y a tant de transitions de l’une à l’autre, depuis la Vipérine d’une teinte boueuse à peu près uniforme, jusqu’à l'Ocellée, que je crois inutile d'en décrire aucune.»
Le dessous du corps est jaune, plus ou moins couvert de taches d'un noir bleuâtre, et disposées en séries plus ou moins régulières.
La tête est presque aussi large que haute ; le cou, peu distinct, se renfle légèrement pour se confondre avec le tronc; ainsi que l’a bien observé F. Lataste, «lorsque l'animal veut mordre, ou qu'il est irrité, cette tête longue et étroite change subitement de proportions ; les muscles de la jouese contractent et deviennent saillants, les os tympaniques s’écartent fortement à droite et à gauche, et alors elle se présente large en arrière et échancrée en cœur de carte à jouer comme la tête dela Vipère.
Nous ajouterons que les écailles sont fortement imbriquées el très nettement carénées; ces écailles sont, au tronc, au nombre de dixneuf rangées longitudinales; toutes les écailles temporales sont disposées suivant une seule file; l'on voit sept plaques le long de la mächoire inférieure, les troisième et quatrième touchant l'œil.
La taille dépasse rarement un mètre; les |
mâles ont généralement le corps plus délié, la queue plus longue que les femelles.
Distribution gévgraphique.— JaCouleuvre vipérine ne s’avance pas aussi loin vers le nord que la Couleuvre à collier; elle ne dépasse pas, en effet, l'Europe centrale; elle habite le midi de l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, l’Algérie, l'Égypte ; elle est très commune dans certaines parties de la France, dans le Sud et le Sud- Ouest principalement.
Mæœurs, habitudes, régime, — Bien plus aquatique que la Couleuvre à collier, la Vipé-
rine ne se rencontre que rarement dans les. |
champs, au bord des fossés. Habitant de préférence les mares remplies de nénuphars el d'autres plantes aquatiques, très agile, elle nage avec la plus grande facilité, la têle seule hors de l'eau, prêle à plonger à la moindre alerte.
A terre, celte Couleuvre est facilement capturée; à l’eau c’est autre chose, et nous ne pouvons mieux faire que de citer ici le récit que F, Lalaste a donné sur les mœurs de celle espèce, « Une mare dans laquelle vous
n’apercevez rien, dit-il, contient parfois de ces Couleuvres en quantité prodiyieuse. Par une chaude journée de juin, je m'étais rendu au moulin du Pont, sur la grande route qui va de Barsac à Preignac, dans la Gironde. On m'avait assuré que le remblai de cette route donnait asile à un grand nombre de Vipères. La route, en effet, fort élevée en cet endroit au-dessus d'une plaine marécageuse et souvent inondée, et le mur qui la soutient, exposé au soleil du Midi, paraissent bien propres à loger pendant l'hiver les divers Serpents qui peuvent habiter dans les environs. Du reste, le temps était orageux et favorable à mes recherches. J'avais vu plusieurs Couleuvres rentrer prestement dans leurs trous à mon aspect, et je n’avais pu en prendre aucune, quand j’eus l’idée de m’arrêter auprès d'une petite mare voisine. Je me cachai derrière un tronc d'arbre et j'attendis immobile. Au bout de quelques instants, la mare m'apparaissait couverte de têtes de Serpents fort éveillés, allant et venant dans tous les sens. Au moindre mouvement de ma part, toutes ces têtes disparaissaient subitement sous l’eau ef restaient plus ou moins longtemps à reparaître. Quelquefois une Vipérine, m'’a-
| percevant immobile, s’arrêtait, reposait sa tête
sur une feuille de nénuphar, et me regardait longtemps; puis, satisfaite de son examen, elle reprenait sa promenade. Plusieurs vinrent
| passer à mes pieds. J'étais armé d’une canne;
j'essayais de les frapper tout d’un coup, quand elles étaient bien à portée; maisleur fuite était si rapide que je n’en pus atteindre qu’une seule.
« Bien souvent, depuis, j'ai vu des Couleuvres de cette espèce plonger à mon approche; j'en ai vu plusieurs fois ramper au fond de l’eau, et j'en ai même saisi avec la main, quand l’eau était peu profonde, et quand une température moins élevée paralysait un peu leur activité. »
La Vipérine fait la chasse aux grenouilles, aux crapauds, aux poissons, aux vers, aux insectes, Lout en ne dédaignant pas les petils mammifères et les jeunes oiseaux qui passent à sa portée. Cette Couleuvre est essentiellement sociable et se trouve toujours en bande;
| nous en avons vu de véritables rouleaux sous
les pierres qui bordent l'Orbe, une petite rivière du nord du département de l'Hérault.
D'après Fatio, cette espèce pond de quinze à vingt œufs, qu’elle dépose, de la fin de mai au commencement de juillet, dans un endroit
chaud et humide, sous la mousse, entre les pierres ou dans la terre meuble. Les œufs, très semblables à ceux de la Couleuvre à collier, sont un peu moins allongés.
Notre Couleuvre hiverne dans la vase, dans de vieux troncs d'arbres, et il n’est pas rare de trouver des boules composées d’un grand nombre d'individus étroitement enroulés les uns sur les autres.
La Couleuvre vipérine est tout à fait inoffensive, bien que sa malheureuse ressemblance avec la Vipère la fasse partoutimpitoyablement massacrer. On la distingue assez facilement de la Vipère Aspic, même à une certaine distance, à ses formes un peu plus sveltes, aux grandes plaques qui revêtent la têle, aux taches en damier qui ornent le ventre; de plus, tandis que la Vipère Aspic se tient toujours dans des endroits secs et arides, la Vipérine habite les endroits humides et marécageux.
Pleure. X A Berlin.
ig. 215 et 216. — La Couleuvre vipérine et la Couleuvre hydre (?/5e grand. nat.).
LA COULEUVRE CHERSOIDE. — TROPIDONOTUS CHERSOIDES.
Caractères. — Celte espèce, que beaucoup
d'auteurs ne regardent que comme une variété de la Vipérine, a le corps d’un brun verdâtre en dessus; deux larges raies, d’un jaune
-pâle, séparées entre elles par une bande noire,
courent parallèlement le long du dos; la colaration des flancs et du ventre est variable à ce point qu'il faudrait décrire de nombreuses variétés; la couleur de ces parties rappelle beaucoup la Vipérine, de telle sorte que l’espèce se reconnaît essentiellement à la présence des deux bandes longitudinales, ce qui est loin d'être suffisant, quand on voit à quel point varie la robe de la Couleuvre à collier.
Distribution géographique. — La Chersoïde est un peu plus méridionale que la Vipérine;
LES HOMALOPSIDÉES.
Fig. 217, — LIlélicops caréné (1/3 grand. nat.).
elle se trouve dans la péninsile ibérique, dans quelques localité du sud et du sud-ouest de la France, en Italie, en Carinthie el Hongrie, en Bohême, en Morée, en Algérie.
LA COULEUVRE HYDRE. — TROPIDONOTUS HYDRUS.
Würfelnatter.
Caractères. — La Couleuvre Hydre, quenous représentons au second plan de la figure 276, se distingue nettement de la Vipérine par quatre plaques postoculaires, au lieu de deux, trois préoculaires au lieu d’une. Cinq séries de tachesnoires, le plus souvent quadrilatères, parfois arrondies, s'étendent longitudinalement sur le tronc et alternent entre elles, de tel'e sorte qu'elles sont disposées comme les cases d'un échiquier. Les taches peuvent varier sous le rapport de leur forme et de leur grandeur; elles peuvent être remplacées par une étroite ligne noire; d’autres fois elles sont traversées par des raies d’un gris olivâtre. Chez beaucoup d'individus, on trouve derrière la tête
deux bandes obliques, plus ou moins nettes, étroites, de couleur noire, se rencontrant sous un angle aigu dirigé en avant. La face inférieure du corps, qui est tachetée de noir sur un fond jaunâtre, montre souvent un dessin en échiquier.
Parfois, suivant Nordmann, les taches manquent et le dessous du corps apparaît, surtout après la mue du printemps, d’un rouge de sang, plus souvent encore d’un jaune plus ou moins intense, avec des taches noires.
Cette espèce atteint environ 1 mètre de long.
Moœæurs, distribution géographique. — La Couleuvre Hydre habite, d’après d'Eichwald, les rivages de la mer Caspienne, le voisinage des fleuves que cette mer recoit et les îles environnantes; elle est très commune dans toute la Russie méridionale; elle se trouve, en outre, aux environs du Caucase, en AsieMineure,dans une partie de la Perse; elle s'étend jusqu'aux monts Altaï.
Ses mœurs sont celles de la Vipérine; d’après Nordmann, l'Hydre poursuit les Gobies sur la plage d'Odessa.
LES HOMALOPSIDÉES — Z0MALOPSIDÆ
Caractères. — Tandis que Schlegel réunit
et les Serpents aquatiques, et que Jan suit
dans une même famille les Couleuvres nageuses ; son exemple, Günther place les derniers dans
Bieum. — V,
Rerrizes, — 48
L'HÉLICOPS A QUEUE CARÉNÉE.
une famille particulière, celle des Homalopsidées, qui d'ailleurs se distingue des Potamophilidées proprement dites par des caractères assez importants.
Le corps est long, assez souvent comprimé latéralement ; la tête est épaisse, large et aplatie, peu distincte du cou; la queue est puissante, assez longue ou très longue, plus ou moins préhensile; les narines sont pourvues d'un rebord cutané qui leur permet de se clore complètement; les plaques sous-caudales sont disposées suivant deux séries.
Mœurs, distribution géographique. — Les Homalopsidées peuvent être considérées comme caractéristiques de la région de l'Inde; elles se trouvent également dans l'Amérique méridionale et centrale, ainsi que dans l’ouest de l'Afrique. Toutes les espèces connues vivent presque exclusivement dans l’eau, et ce n’est qu'accidentellément qu’elles se trouvent sur le rivage. Plusieurs espèces, surtout celles de l'Inde, passent des fleuves dans la mer el nagent à la facon des Serpents de mer avec lesquelles Gray les réunit. La disposition des orifices nasaux permet à ces animaux de respirer en élevant seulement une partie de la têle hors de l’eau. Toutes les espèces nagent très facilement par des mouvements ondulatoires de leur queue, à l’aide de laquelle elles s’enroulent également autour des objets flottants. ,
La nourriture paraît se composer exclusivement de poissons. Ces animaux sont ovoyivipares et font environ une douzaine de petits.
Suivant une observation de Cantor, une femelle tenue captive pendant six mois dans un réservoir en verre rempli d'eau donna naissance à onze petits vivants; pendant ce temps, elle se tenait sur le fond du bassin; l’animal mourut peu de temps après au milieu de phénomènes convulsifs ; deux des petits eurent la même fin : ceux qui restaient, longs de 0,95, élevaient de temps en temps la tête hors de l’eau pour respirer. Ils ne voulurent prendre aucune nourriture, de telle sorte qu'ils succombèrent près de deux mois après leur nais-
sance.
LES HÉLICOPS — HELICOPS
Scheelangenschlangen.
Caractères. Les Hélicops ont le corps allongé, la queue longue et pointue ; les écailles sotit carénées ; le museau est arrondi; les yeux sont rapprochés, silués au-dessus de la Lêle;
les narines ont la forme d'une fente étroite qui se prolonge jusqu’au point de jonction de la plaque nasale avec les suslabiales.
Distribution géographique. — SUT ONZ6 espèces que comprend le genre, deux habitent les parties les plus chaudes de l’ouest de l’Afrique, la côte d'Or, Sierra-Leone, le Gabon, le Congo; les autres sont du Brésil, du Nicaragua, du Vénézuela; une espèce toutefois est signalée de l'Inde.
L'HÉLICOPS A QUEUE CARÉNÉE. — HËLICOPS CARINICAUDUS.
Kielfechwanznatter.
Caractères. Cette espèce, qui arrive à près d’un mètre de long, a les écailles carénées sur le tiers postérieur du corps seulement et sur toute la longueur de la queue où chaque rangée longitudinale offre, par cela même, une saillie très prononcée; les plaques suslabiales sont au nombre de 8, les postoculaires de 2.
D'après Wagler, « la tête, le tronc et la queue, d’un brun noirâtre en dessus, légèrement lavé d'olivâtre, sont sans taches. Les écailles de la dernière rangée longitudinale portent de petites maculatures noires peu apparentes. Une assez large bande jaune s'étend de l’un à l’autre côté du tronc, au niveau de la jonction du-flanc.et de l’abdomen, depuis la tête jusqu’à l'anus. Toute la région sousmaxillaire est de la même couleur. Les scutelles abdominales et les sous-caudales ont une teinte d’un jaune plus clair que celle des bandes latérales dont il vient d’être question; elles portent chacune des taches un peu arrondies, semblables à des gouttes noires, régulièrement disposées, au nombre de deux sous la queue, et de trois sur la plus grande partie de l’abdomen, où elles forment trois séries” longitudinales. La langue est noire, plus claire à sa base; l'iris est d'uza brun jaunâtre »
(fig. 277).
Mœurs, distribution géographique. —- L’Hélicops à queue carénée habile le Brésil et la” Guyane. « J'ai trouvé cette espèce, dit le prince Maximilien, assez loin vers le sud du Brésil, dans les grands bois du bord de la rivière d'Itapemirim, mais elle y paraît assez rare, ne l'ayant rencontrée qu'une fois. » Cette espèce, d’après Scomburgk et Hensel, est essenliellement aquatique et se nourrit exclusivement de poissons et de Batraciens d'eau. Lorsqu'on cherche à s’en emparer, elle plonge rapide-
LES HERPÉTONS.
ment et se cache au fond, entre les pierres, mais ne cherche jamais à aborder la rive.
LES HERPÉTONS — ZERPETON
Caractères. — Lacépède a décrit sous ce
nom un fort curieux Serpent qui a la tête |
plate, le museau tronqué, garni de deux tentacules charnus, ayant l'apparence de lanières entièrement recouvertes d'écailles. La queue est conique, dépourvue d’urostèges. La dent postérieure de la mâchoire inférieure est cannelée.
La seule espèce connue est l'Herpéton tentaculé (Herpeton tentaculatum). Le corps, chez l'adulte, est brun pâle, avec une bande brupâtre le long du flanc. D'après F. Bocourt, qui a observé l'animal vivant, chez le jeune « la parlie supérieure du corps est d’un gris verdàtre très foncé, ayant, de chaque côté, des taches noires alternées; l’inférieure est plus foncée, et porte des taches jaunes régulièrement placées à sa partie antérieure ; le dessus et le dessous de la têle ont une teinte ferrugineuse; l'œil est roussâtre et la pupille cerclée irrégulièrement de jaune avec quatre points de même couleur s’avançant sur l'iris. La ligne verticale est très marquée; toutes les
écailles sont carénées et forment des lignes en |
séries longitudinales; les gastrostèges sont étroites, dicarénées. Lorsque l'animal est vivant, les appendices nasaux sont renversés en dessous ou de chaque côté de la tête. »
Distribution géographique. —['Herpélon, dont on a ignoré l'habitat jusque dans ces derniers temps, est de Siam, du Cambodge, de la Cochinchine; d’après Morice, son nom est Con Ran râu ou Serpent à barbe, chez les Annamites, P6 ’h-traoo ou P6 h samélan chez les Cambodgiens, Al!ah ia, chez les Tiams.
Mœurs, habitudes, régime. — C’est à Morice que nous devons les quelques renseignements que nous possédons sur l'étrange Ophidien dont nous parlons ici.
« L'Herpéton, écrivait-il en 1875, est vivipare. J'ai deux fois observé ce fait : une fois en Cochinchine et une seconde à Toulon, où une femelle pleine mit bas à mon arrivée. Les petits sont au nombre de six par portée et ont une longueur de 0®,28; leur coloration est plus claire, d'une manière générale, que celle de l'adulte. Ce fait rapproche l'Herpéton des Hypsirrhines et des Cerbères, qui habiten: ies
mêmes points de l'Asie et qui sont également |
des Serpents aqualiques.
« Une seconde lacune qui restait à remplir dans l’histoire de cet Ophidien était de savoir de quels aliments il se nourrit. Günther dit expressément « que leur nature n'est pas connue et que, d’un autre côté, la longueur du tube digestif avait déjà attiré l'attention de plusieurs herpétologistes. »
«Or, grâce à mes observations personnelles, jointes à celles des Annamiles eux-mêmes, je crois être en mesure d'éclaircir ce point. L'Herpéton fait usage d’une alimentation mixte: il mange fort bien les poissons de faible taille, comme je l'ai pu constater, mais il mange également une plante aquatique, le Râu Guii des Annamites, le Cubospernon palustre de Louveiro, qui est le Jussiæa repens des botanistes naÉanies. Cette plante est fort commune dans les eaux saumätres de la Basse- Cochinchine.
« Le fait est hors de doute, quelque singugulier qu’ il puisse paraître ; il est connu de tous les indigènes, et moi-même je m'en suis assuré à plusieurs reprises, en déposant des Herpétons et des Jussiæa repens dans un vase à moilié plein d’eau; j'en retirai, au bout de quelques jours, la plante réduite à quelques filaments appendus à la tige.
« Enfin, le microscope et la chimie m'ont donné des résultats analogues. Les matières trouvées dans l’estomac et dans l'intestin présentent des tubes scalariformes, des trachées déroulables, des grains d'amidon. Ce fait par luiseu! ne serait certainement pas suffisant, et je sais l'objection très simple qu'on pourrait lui faire; mais, rapproché de l'observalion sur le vivant, il me semble qu’il prend une valeur suffisamment affirmative.
« L'estomac est charnu. Un exemple donnera une idée des dimensions du tube digestif; chez ces individus dont le tronc était long de 0®,633 (la longueur totale de l'animal était de 0",807), la longueur totale du tube digestif est de 0",788.
« Je ne connais aucun autre Orphidien qui fasse usage d'aliments végélaux, et d'autre part ceci peut jeter quelque lumière sur l’usage des tentacules de l’Herpéton qui, n'ayant qu'une vue très restreinte, peut se servir avantageusement de ces appendices pour trouver dans l’eau ou dans la vase une BRAIÉ ie ne fuil pas. »
Cuptivité. — Nous avons pu observer un Herpélon vivant capturé à Tayninh, sur la
| frontière nord-est de la Gochinchine française. | el adressé par Morice à la Ménagerie du Mu-
LA COULEUVRE MAILLÉE.
séum de Paris. L'animal se lenait toujours dans l'eau ou dans un endroil humide, autant que possible à l'abri de la lumière. Lorsqu'il nageait, il se dirigeait au moyen de ses tentacules qui sont certainement des organes de {act et élait ainsi averti du contact des corps.
Pris à la main, le Serpent ne cherchait nullement à mordre, ni à se défendre. Ayant refusé touté espèce de nourriture, il est malheureusement mort peu de temps apres son arrivée.
LES PSAMMOPHIDÉES — PSAMMOPHIDÆ
Wästenschlungen.
Caractères. — Jan a désigné sous ce nom des Couleuvres dont la têle est creusée entre les yeux d’une profonde fossette. Les écailles qui revêtent le corps ne sont pas carénées et disposées suivant 15 à 19 rangées. Les dernières dents de la mâchoire supérieure sont plus longues que les autres ; la postérieure est
sillonnée, de telle sorte que ces animaux font |