LA CINIXYS DE HOME
ces animaux dans ce seul but; lorsque ceux |
qui se livrent à ce genre d'industrie trouvent une des grandes Tortues, ils incisent la peau de l'animal auprès de la queue pour voir s’il est suffisamment gras ; dans le cas contraire, l’animal est remis en liberté et guérit rapidement de la blessure qui lui est faite. »
LES PYXIDES — PYXIS
Caractères. — Par une exceplion unique dans la famille des Chersites, une espèce qui habite l'Inde, le Pyxis arachnoïdes a la partie antérieure du sternum mobile ; les mouvements sont, du reste, peu étendus. À part ce caractère, les Pyxis ressemblent entièrement, et par la forme de leurs pattes et par le bombement de la carapace, aux Tortues de terre proprement dites.
Le Pyxis arachnoïde est une espèce de petite taille, 15 centimètres seulement, à la carapace oyalaire, échancrée antérieurement, d’un jaune roussâtre relevé par des taches triangulaires, de couleur noire, disposées en rayons; une teinte brune règne sur la tête, le cou et la queue; on voit une bande noire sur les membres qui sont de couleur jaunâtre.
Les mœurs de cette espèce ne sont pas connues.
LES CINIXYS — CINIXYS
Caractères. — Seules de toutes les Tortues, les Cinixys ont la faculté de pouvoir à volonté faire mouvoir la partie postérieure de leur carapace pour l’abaisser et l'appliquer sur le sternum, atin de fermer complètement la boîte osseuse en arrière; les Pyxides, elles, closent la partie antérieure de cette boîte par un autre mécanisme, en relevant la partie mobile de leur plastron. Mais, ainsi que le remarquent Duméril et Bibron, chez les Pyxides « la mobilité de la partie antérieure du sternum est due à la présence d’un ligament élastique qui fait l'office d'une charnière, tandis que chez les Cinixyx la carapace n'offre réellement aucune
articulation mobile; ce sont tout simplement |
les os, vertèbres et côtes, qui se fléchissent et se plient; par cette élasticité dont les os jouissent, et en raison de leur peu d'épaisseur, ils laissent ainsi la carapace se ployer pour qu’elle puisse se rapprocher du sternum. » Nous ajouterons que chez les Cinixys le sternum est composé d’une seule pièce et que les pattes
ont cinq doigts, ceux de derrière n'ayant que quatre ongles.
Distribution géographique. — On a décrit trois espèces de Cinixys : la Cinixys de Home, la Cinixys de Bell, la Cinixys rongée ; elles habitent les parties les plus chaudes de l'Afrique.
LA CINIXYS DE HOME. — CINIXYS IHOMEANA.
Gelenk-schildkrôte.
Caractères. — L'espèce la plus connue du genre est celle qui a été nommée Cémxrys homeana, en l'honneur du naturaliste Home.
On la reconnaît à sa carapace allongée, ovalaire, à dos plat, à flancs carénés; la partie antérieure du pourtour est large; la carapace est échancrée, aussi longue que le sternum:; il n’existe pas de plaque nuchale; la queue est longue, inonguiculée. Le plastron est large, relevé et échancré du côté du cou ; en arrière son bord est arqué. La tête est déprimée. La carapace est d’une couleur marron clair ou d’un brun jaune uniforme. Les mâchoires, les écailles qui garnissent les membres, le dessus de la tête, sont colorés en jaune pâle. La taille est d'environ 30 centimètres.
Distribution géographique. — Le Cinixys de Home se trouve dans l’ouest de l'Afrique ; l'espèce a été recueillie en Guinée, au Gabon, aux îles du Cap-Vert. Quelques spécimens qui existent dans les collections proviennent de la Guyane anglaise ; il est certain que ces exemplaires ont dù être importés d'Afrique.
Moœurs. — Ce n’est que tout récemment que l’on a queiques renseignements sur les mœurs et sur les habitudes des Cinixys. Ces données jettent un jour inattendu sur l’histoire de ces animaux et viennent confirmer l'opinion de Strauch qui considère les Tortues terrestres et les Tortues marécageuses. comme constituant non seulement une seule et même famille, mais encore comme représentant des membres d’une sous-famille unique.
Monteiro a décrit comme exclusivement terrestre une espèce appartenant au genre Cinixys, la Cénixys belliana qui ne vivrait que sur le gneiss ou sur des terrains arides analogues et se cacherait, en s’enfouissant profondément pendant la saison froide, c’est-àdire de mai à octobre. Des observations précises faites sur les autres espèces du genre infirment complètement les renseignements que l’on doit à Monteiro.