‹ Merveilles de la nature (volume 2)Chapitre 6 sur 276 · LES REPTILES. — ORGANISATION · texte numérisé non relu

LES REPTILES. — ORGANISATION

Fig. 1. — Patte de Gecko.

plutôt que de marcher, et c’est de cette particularité que vient leur nom.

Locomotion, — Le mode de locomotion des Reptiles est, du reste, très différent, suivant les animaux examinés. Tantôt, en effet, les membres sont comme {ronqués à l’extrémilé et ne servent qu’à pousser le corps en avant; c’est ce que l'on voit chez les Tortues de terre; tantôt ils sont terminés par des doigts déliés et garnis d'ongles acérés qui permeltent à la bête de s’accrocher aux moindres aspérités des rochers ou de grimper le long des arbres (fig. 7 à 9); tels sont les agiles Lézards;'les Auolis à la gorge élincelante des couleurs de l’éme-

Fig. 1.

Fig.10.—JIchthyosaure intermédiaire, membre antérieur (*). Fig. 11. — Ichthyosaure intermédiaire, membre postérieur (**).

De même que nous connaissons des Mammiféres volants, de même nous avons des Reptiles ailés. Certains Sauriens, que l'on nomme des Dragons, peuvent se maintenir dans l'air pendant un certain temps, à l'aide de membranes formées par des replis de la peau soutenus par les premières côtes et situés le long des flancs ; l'animal se sert de ces parachutes lorsqu'il s’élance de

(*) Æ,humérus ; A, radius ; U, cubitus; », 1, u, osselets radial, intrealaire, cubital; cp, carpien; 1, 2, 8, 4, 5, doigts; m, r, m;, u, osselets du bord radial et cubital,

(*) F, fémur; Z, tibia; Fb, péroné; £, i, f, osselets libial, intercalaire, péronéen; Te, larsiens ; A/t, métatarsiens ; Ph, phülanges ; m, t, b, osselcts du bord tibial,

Fig. $. — Patte de Caméléon.

Fig. 9.— Patte postérieure de Scinque officinal, (grandeur naturelle).

raude, les grands Iguanes qui habitent les forêts tropicales du Nouveau Monde. D’autres, comme les Caméléons (fig. 8), sont des animaux grimpeurs par excellence; les doigts, qui rappellent ceux des Pics et des Perroquets, sontréunis en deux paquets pouvant s’écarter et se rapprocher à la manière d’une pince, ce qui sert à ces Reptiles pour saisir les branches sur lesquelles ils se tiennent. Chez certains Sauriens très agiles, tels sont les Geckos ou Tarentes, les doigts (fig. 7), élargis à leur extrémité, sont garnis de ventouses qui permettent à l'animal de courir sur les corps les plus lisses, et remplissent le même rôle que les pelotes que l’on voit sous les tarses de certaines mouches.

Fig. 12. Fig. 13.

Fig. 12. — Plésiosaure, membre antérieur (*). Tig. 13. — Plésiosaure, membre postérieur gauche (**;.

branche en branche. À l’époque secondaire, il existait des Reptiles volants plus singuliers encore que les Dragons, ces animaux avaient leurs paltes postérieures et tous les doigts de devant conformés comme chez les autres Reptiles, mais le second doigt de la patte antérieure, très long, supportait un repli de la peau qui remplissait les mêmes fonctions qu'une aile; on a donné à ces

(*) Z, humérus; A, radius; U, eubitus; r, 2, a, osselets radial, intercalaire, cubital de la rangée antérieure des os du carpe ; 1, 2, 4, 08 carpiens postérieurs ; A/c, métacarpe; Ph, phalanges.

(+) Æ, Fémur; 7, tibia; P, péroné ; 4, i, f, osselets libial, intercalaire et péronéen de lu rangée antérieure des os du tarse; 1, 2,

4, 08 larsiens postérieurs ; 4//, métatarse ; Ph, phalanges,

arimaux fossiles le nom de Ptérodactyliens ou de Ptérosauriens.

Chez d’autres Reptiles conformés pour une vie aquatique, les membres sont transformés en rames aplaties, impropres à la marche, mais des plus favorables à la natation. Les Tortues de mer sont les seuls qui nous offrent aujourd'hui ce mode de structure. Pendant les temps anciens, il existait cependant de grands animaux chez lesquels les membres étaient exclusivement disposés pour la vie aquatique; nous nommons les Plésiosauriens et les Ichthyosauriens (fig. 10 à 13).

Pendant l’époque secondaire, certains Reptiles de grande taille paraissent avoir joué à la surface du globe le même rôle que les lourds Pachydermes et que les féroces Carnassiers de nos jours; ils sont connus sous le nom de Dinosauriens ou d'Ornithoscélidiens; malgré leurs formes le plus souvent massives, ils présentent de nombreuses modifications ostéologiques entre les Reptiles et les Oiseaux; certains d’entre eux, tels sont les Iguanodons, devaient, par leur station, rappeler les Marsupiaux de la nature actuelle.

Squelette. — Le squelette des Reptiles présente dans sa struclure des variations pour ainsi dire

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infinies, de telle sorte qu’on ne peut guère donner de généralités à son sujet; presque toutes les parties dont il se compose peuvent tour à tour manquer, si ce n’est la tête et la colonne vertébrale. Ce squelette ne présente jamais, en tous cas, de formes embryonnaires ; la base du crâne est toujours ossifiée et la corde dorsale ne persiste pas pendant toute la vie, comme c’est le cas pour beaucoup d’Amphibiens ; on retrouve toutefois des traces de la notocorde dans la colonne vertébrale des Geckos.

Le crâne est toujours petit et la face généralement allongée ; l'appareil masticateur présente un développement prépondérant.

« L’os occipital, écrit Carl Vogt, est développé en forme de vertèbres el se décompose en plusieurs pièces bien distinctes, une écaille impaire et deux corps latéraux généralement très allongés dans le sens transversal ; il porte toujours une lête articulaire, ou condyle, unique, comme chez les Oiseaux, ordinairement irès proéminenle, quis engage dans l'anneau de la première vertèbre; grâce à ce caractère quiest constant, le crâne du Reptile diffère essentiellement de celui du Batracien quiprésente toujours un double condyle pour l'articulation avec la colonne vertébrale. » Les quatre éléments qui entrent dans la composition de la vertèbre occipitale

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