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Fig. 14. — Cräne d'un Cyclode (*).

sont osseux ; tantôt le basilaire, ainsi qu'on le voit chez les Tortues, tanlôt l’occipital supérieur, comme chez les Crocodiles et les Serpents, n'entre pas dans la formation du pourtour du trou occipilal. La base du crâne est, en avant, complétée par l'os sphénoïde qui porte des prolongements sur lesquels s’articulent les os ptérygoïdiens; la région sphénoïdale présente, du reste, un développement .ort inégal suivant les animaux. D’après Clauss, « chez les Tortues et chez les Lézards la cloison interorbitaire est très considérable et peut présenter aussi des ossifications. Les os du crâne sont touours grands, tantôt pairs, tantôt impairs ; souvent

frontal ne prend qu’une faible part au recouvrement de la cavité crânienne et ne repose que sur la cloison interorbitaire. En arrière des parties la-

(*) Dans les figures 14 et 15, les mêmes lettres indiquent les mèmes os : Pmx, prémaxillaire; A/r, maxillaire; [Va, nasal; Prf, préfrontal; Fr, frontal; Pf, posfrontal ; Ju, jugal; Co, colu-

térales du frontal, dans la région temporale, sont situés les os postfrontaux. La région ethmoïdale offre divers degrés d’ossification et des parties cartilagineuses, surtout dans sa partie médiane. Elle est recouverte, à la base, par le vomer, qui est pair chez les Serpenis et les Lézards, et en dessous par les os nasaux. En dehors des ethmoïdes latéraux sont placés les os lacrymaux, qui circonscrivent la paroi antérieure de l’orbite chez les Lézards et chez les Crocodiles (fig. 14et 15). »

L'appareil palato-maxillaire offre également de nombreuses variétés. Chez les Serpents toules les parties sont mobiles, et l'appareil est relié au crâne par des liens articulaires lâches; chez les Crocodiles et chez les Tortues, au contraire, cet appareil n’est mobile qu'au point où il s’arlicule

melle de Cuvier; Pr, rocher; Pa, pariétal; Sg, temproal; Qu, tympanique; Ar, articulaire; D, dentaire; Vo, vomer; P1, palaun; VZI, trou auditif (d'après Huxley).

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES REPTILES. — ORGANISATION. 7

avec la mâchoire inférieure. L’os intermaxillaire, | plaques osseuses qui complètent le plancher de la

tantôt simple, tantôt double, est réuni à l'os nasal et au vomer (fig. 16 et17); chez certains Reptiles il est solidement enclavé entre ces os. Chez les Serpents les os palalins sont mobiles ; ils ont la forme de

cavité orbitaire et la voûte du palais; chez eux les deux branches de la mandibule ne sont réunies que par des ligaments, de telle sorte qu’elles peuvent s’é-

| carter lors de la dégiutition des aliments; chez les

Fig. 15. — Crâne d'un Cyclode en coupe longitudinale.

Lézards, la réunion des deux branches se fait au moyen d'un cartilage fibreux et chez les Crocodiles à l’aide d’une suture; ces deux branches sont intimement soudées chez les Tortues (fig. 18), à une ex-

ception près, la Matamata. Chaque parlie de la mandibule se compose d’au moins quatre pièces, souvent même de six pièces distinctes.

La colonne vertébrale qui, chez la plupart des

Fig. 16. — Crâne d'un Python vu dans une section longitudinale {*).

Reptiles, peut se subdiviser en portions cervicale, thoracique, lombaire, sacrée et caudale, est toujours ossifiée et nettement décomposable en vertèbres (fig. 19 et 20). Le nombre des vertèbres est

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extrêmement variable suivant les animaux examinés; chezles Tortues, il ne dépasse guère trente, tandis que beaucoup de Serpenis ont un grand nombre de vertèbres; il est de trois cents, par exemple, etau

Fig, 17. — Crâne d'un Python vu du côté gauche,

delà, chez le Boa devin et presque constamment au-dessus de deux cents dans la plupart des espèces de cet ordre; les Verlèbres sont également fort nombreux chez les Reptiles fossiles que l’on désigne sous le nom d’Ichthyosauriens, Chez ces

(*) Dans les figures 16 et 17, les mêmes lettres indiquent les mêmes partiés : Pmx, prémaxillaire; Va, nasal; 71, turbinal; Fr, frontal; P1f, posifrontal; Pa, pariélal; Vo, vomer; P{, palauno; Pt, ptérygoïdien ; Tr, transverse; Cm, élrier; Qu, tympanique ; £g, mastoidien (d'apres Huxley).

derniers animaux les vertèbres sont bi-concaves, comme chez les Poissons ; il en est de même chez les Geckos, qui sont des Sauriens, et chez un animal de la Nouvelle-Zélande, l'Hatterie ponctuée; les surfaces d’articulation des vértèbres entre elles sont planes ou un peu concaves chez les Téléosauriens, les représentants du groupe des Crocodiles à l'époquejurassique, et chez les Plésiosauriens ; les vertèbres sont procéliennes, c'est-à-dire convexesconcavescheztouslesautres Reptiles; dans certaines

Lig. 18. — Section longitudinale du crâne d’une Tortue (?).

parlies du tronc, on trouve cependant des vertèbres concaves-convexes; c’estainsiquedanslarégion cervicale des Tortues on a des vertèbres biconvexes, biconcaves et convexes-concaves. Les arcs supérieurs des vertèbres sont intimement soudés au corps chez lous les Serpents et chez tous les Lézards; chez les Ichthyosauriens, les Crocodiliens et les Tortues, la réunion est moins solide et le plus souvent il persiste une suture. Le nombre des côtes est fort variable ; chez les Serpents toutes les vertèbres du tronc, à la seule exception de l’atlas, portent les fausses côtes qui sont mobiles et qui dans l'acte de ramper remplacent les membres absents. Chez les Tortues les côtes cervicales font

défaut; dans les régions dorsale cet lombaire les côtes s’élargissent, se soudent et forment la plus grande partie de la carapace osseuse. Le développement des membres et des parties appendiculaires qui les supportent présente tous les degrés, depuis l'absence complète, ainsi qu’on le voit chez la plupart des Serpents, jusqu'aux membres très développés des Tortues, des Crocodiles et de presque tous les Sauriens.

Ainsi que le fait fort justement remarquer M. H. Milne-Edwards, « les mouvements des Reptiles sont, en général, moins vifs et moins soutenus que ceux des Mammifères et des Oiseaux, comme du reste on pouvait le prévoir d’après l’étendue plus

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Fig. 19 et 20. — Vue antérieure et postérieure de la vertèbre dorsale d’un Python (**).

bornée de leur respiration; car il existe toujours un rapport intime entre l'énergie de ces deux fonctions. Les muscles reçoivent moins de sang et présentent une teinte blanchâtre ; enfin, il est également à remarquer que ces organes conservent plus longtemps leur irritabilité après qu'on les a soustraits à l'influence du système nerveux. Chez les animaux à sang chaud, la destruction du cerveau et de la moelle épinière, ou la section d'un nerf, détermine immédiatement une paralysie complète, soit générale, soit locale, et peu de temps

(*) Le crâne en entier avec les tracés du cerveau in situ. Pmx, prémaxillaire; IV, nasal; Pf, préfrontal ; Pa, pariétal; v, maxillaire ; P, palatin; Bo, tympanique ; Eo, exoccipital; So, susoccipital; Ps vomer (d'après Huxley).

(**) zs, zygosphène; za, zugantrum; p#; pré-zygapophyses; p£,z, post-zygapophyses ; é, p, apophyse transverse (d’après Huxley).

apres que ce phénomène s’est déclaré, il devient impossible d’exciter des contractions musculaires en piquant ou en stimulant autrement les parties affectées. Chez les Reptiles, au contraire, la faculté d’exécuter des mouvements sous l'influence de ces stimulants se conserve dans des circonstances analogues pendant fort longtemps ; ainsi la queue d’un lézard, détachée du corps, continue à se mouvoir pendant plusieurs heures, et il arrive souvent de voir une Tortue, morte en apparence depuis plusieurs jours, agiter ses membres lorsqu'on lui stimule les muscles par des piqüres. On peut en conclure que, chez ces animaux, la division du travail physiologique et la localisation des diverses fonctions du système nerveux sont portées moins loin que chez les Mammilères et les Oiseaux, d'où

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