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LA TORTUE FRANCHE

l'haleine ou de la vapeur de sa respiration, car le moindre corps gras pourrait nuire à l'opération. Il affronte les surfaces, il les maintient à l’aide de papiers légèrement humectés et dont les feuillets, posés à plat, ne sont retenus que par des fils très déliés. Les choses ainsi disposées, il soumet le tout à l’action d’une sorte de pinces métalliques à mors plats, serrées par des leviers vers leur partie moyenne. Ces pinces sont chauffées à la manière des fers à presser les cheveux dans les papillottes ; leur température est assez élevée pour faire roussir légèrement le papier. Pendant cette action de la chaleur, l'écaille se ramollit, se fond et se soude sans intermédiaire.

« Enfin aucune portion de l’écaille ne reste perdue dans les arts; les rognures et la poudre qui résulte de l’action de la lime, sont réunies avec des fragments plus ou moins étendus, et le tout est placé dans des moules en bronze, formés de deux pièces entrant l’une dans l’autre, comme les fractions qui conslituent la masse d’un poids de marc. On remplit ces moules de la matière, de manière à ce qu’elle soit en excès; on l’expose à l'action de l'eau bouillante, après l'avoir serré légèrement. Peu à peu et à mesure que l’écaille se ramollit, on agit sur la vis de pression qui rapproche les deux parties du moule

que l'épaisseur de la pièce est telle qu’on la désire.

« Tels sont, d'une manière générale, les |

procédés de l’industrie qui s’exerce sur la matière de l'écaille dans laquelle .on incruste des lamelles d’or alliées et diversement colorées, pour former de petites mosaïques que l’on polit ensuile à l’aide de moyens appropriés et pour tous les autres usages. »

LES CHÉLONÉES — CAELONIA

Caractères. — Les Chélonées se reconnaissent facilement, parmi les Tortues de mer, à

écailleuses.

Bien que les Chélonées forment, en réalité, un groupe très naturel, certains zoologistes y ont admis deux genres. Chez les Chélonées proprement. dites, les plaques centrales de la

dossière sont au nombre detreize, tandis qu'on |

compte au moins quinze plaques chez les Tha-

lassochélys. Nous pensons qu’à l'exemple de |

| grammes.

jusqu’à ce que les points de repère indiquent |

Duméril et Bibron, il est préférable de n’admettre que trois sections, qui sont :

4° Les Chélonées franches. — Plaques du disque non imbriquées et au nombre de treize. Un ongle au premier doigt de chaque patte. Museau court, arrondi. Mächoire supérieure offrant une légère échancrure en avant et de faibles dentelures sur les côtés; l'étui corné de la mâchoire inférieure formé de trois pièces et ayant ses côlés profondément dentelés en scie.

2% Les Chélonées imbriquées. — Plaques du disque imbriquées et au nombre de treize.

Museau long et comprimé. Mächoires à bords droits sans dentelures, recourbées légèrement l’une vers l’autre à leur extrémité. Deux ongles à chaque nageoire.

3° Les Chélonées caouanes. — Plaques de la carapace non imbriquées, au nombre de quinze au moins. Mâchoires légèrement recourbées l’une vers l’autre à leur extrémité.

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