LE DRAGON VOLANT. — DRACO VOLANS
Flugdrache.
Caractères. — Ce qui distingue principalement le Dragon volant ou Dragon de Daudin des autres espèces, c'est que le iympan est visible, les ouvertures des narines dirigées
latéralement; les écailles du dos sont assez larges, lisses pour la plupart; les ailes sont grandes, on voit une petite crête sur la nuque; une faible protubérance se trouve à la partie postérieure de l’arcade orbitaire (PI. VII).
Comme chez toutes les espèces appartenant au même genre, la coloration est sujette à d'assez grandes variations. La richesse des couleurs, suivant Cantor, est au-dessus de toute description. La tête est d’un beau vert métallique, ornée d’une tache noire entre les yeux; le dos et la moitié interne du parachute présentent un mélange de brun sombre et de rose à reflets métalliques, disposés parfois en bandes alternées, avec des lignes et de petites taches noires; la partie externe du parachute est d’un jaune orangé et d’un rose vif avec des taches noires disposées régulièrement en séries transversales; le bord de l’aile est d'un gris d'argent. Les membres et la queue sont, chez quelques individus, rayés de bandes alternativement brunes et roses; les paupières sont ornées de petits traits noirs disposés en rayons. Les fanons sont colorés en jaune vif; le ventre est jaunâtre, avec des mouchetures noires. Certains individus sont presque uniformément verdâtres, d’autres sont de couleur plus foncée.
La taille ne dépasse guère 22 centimètres.
REœurs, habitudes, distribution géographi-
que. — En dehors des îles de la Sonde, le Dragon volant habite aussi Singapore et Pinang.
Comme toutes les autres espèces appartenant au même genre, il est essentiellement arboricole, et à moins de nécessité absolue, ül ne descend jamais à terre.
Les Dragons se tiennent généralement sur les branches les plus élevées, tout à fait immobiles etaplalis, de telle sorte qu’ils sont presque invisibles; leurs couleurs, si riches qu’elles soient, s’harmonisent à merveille avec le milieu qui les entoure. Les yeux sont sans cesse en mouvement et épient les insectes qui passent dans le voisinage de l'animal. Un insecte vientil à passer à portée du Dragon, celui-ci étend ses ailes brusquement, s’élance sur sa proie, qu'il manque rarement, etse laisse tomber sur quelque branche; les Dragons peuvent ainsi, à l’aide de leur parachute, franchir une distance qui n’est pas moindre de 7 et même 10 mètres.
Bnenm, Reptiles. T. V, p. 212, PI. VII.
Corbeil, Crété, imp.
Paris, J.-B. Baillière et Fils, édit.