LA PIEHJDE DU CHOU
Fig. 12GG. — Sa Chenille sur une feuille de Chou.
Fig. I2G5. — La Piéride du Chou, Femelle.
Fig. 12G7. — Chrysalide de cette Piéride.
Fig. 1265 a 1267. — Les Piérines (Piéride).
Sur d'autres feuilles, ils se trouvent à la face supérieure, en nombre parfois moindre, toujours en groupes. Si nous remarquons un Œuf isolé, c'est qu'il provient d'un petit Papillon blancduChou qui vit également ici, en compagnie du grand, et n'en diffère, dans sa manière d'être, que par la ponte isolée de ses Œufs. Nous voyons reposer, sur une autre feuille, au voisinage de la côte médiane, des Chenilles (fig. 1266) jaunes tachetées de noir, pressées les unes sur les autres, et dont la taille dénote l'âge encore peu avancé ; mais les trous dont les feuilles sont criblées témoignent qu'elles ont déjà satisfait leur voracité.
Ici, c'est un autre lableau qui excite notre attention : des feuilles dénudées se dressent en l'air; leur parenchyme, tendre, a disparu, et dans les angles où il en reste encore quelques vestiges, nous pouvons apercevoir une Chenille, de même teinte, rugueuse en raison de ses poils assez courts, et bien repues, en train de faire disparaître ce dernier semblant de feuille.
Il arrive ainsi que, dans les années fécondes en Papillons blancs, on peut trouver l'un auprès de l'autre les OEufs, les Chenilles de toutes tailles, les Papillons, et même les Chrysalides. Or c'est un fait fort rare de trouver réunis ensemble à une même époque tous les états d'un même Insecte.
Les Chrysalides (fig. 1262), pourtant, s'installent rarement sur un de ces végétaux, car la Chenille à terme a l'habitude d'abandonner sa plante pour grimper assez haut le long d'un mur ou d'un tronc d'arbre où elle effectuera sa transformation.
A mesure que la saison s'avance, les Chrysalides jaunes, tachetées de noir, se multiplient et s'attachent, au milieu des Chenilles, qui n'ont pas encore subi leur Nymphose, le long des murailles, des plantes et de tous les objets un peu saillants ; leur face ventrale s'applique contre la paroi et leur tête se dirige en haut, à moins que l'Insecte n'adopte, pour changer, la position horizontale, au-dessous d'un auvent. Un grand nombre de Chenilles gisent étendues sur des coques jaunâtres, que les ignorants prennent souvent pour des Œufs ; elles ne se transforment jamais en Chrysalides, car ces Chenilles sont les victimes de petits Ichneumons, qui leur ont tissé ce linceul. Les Chrysalides saines passent l'hiver. C'est d'elles que proviennent, aux mois d'avril ou de mai de l'année suivante, les Papillons qui apparaissent alors isolés et ne frappent pas autant les regards que ceux de la seconde généra^ tion dont nous avons dépeint tout à l'heure l'existence agitée. Bien que les couvées soient régulièrement au nombre de deux, on peut en