LE SATYRE MÉGÈRE
de bande claire vers la lisière. La Femelle, représentée (fig. 1296, p. 273) au-dessous du Paon du jour, est d'une teinte notablement plus claire; la bande, que nous venons de signaler sur l'aile postérieure, y est plus nette, et la face supérieure do l'aile antérieure présente une tache rouge autour de l'œil à prunelle blanche.
Mo'um, habitudes, régime. — Le Satyre
Janira est un des Papillons vulgaires les plus communs, ainsi que le prouve la multiplicité de ses dénominations. Il voltige, en effet, à partir du mois de juin, sur toutes les prairies, et offre mille occasions d'observer son insignifiante personnalité.
La Chenille, verte ou jaune-verdâlre, que nous avons également représentée (fig. 1207, p. 273), présente une ligne médiane d'un vert obscur et une ligne blanche longitudinale audessus des pattes; des poils courts et tortueux recouvrent toute la surface du corps.
Elle se nourrit de diverses Graminées, principalement de Paturin des prés (Poa pratensis), et vit comme la précédente.
La Chrysalide, à tête légèrement bifide, se distingue par plusieurs stries longitudinales d'un brun-violacé, et par deux rangées depoints bruns sur le fond verdâtre du dos.
LES PARARGES — PARARGE
Scheckenâitgler.
Caractères. — Les Pararges, par leurs yeux recouverts de poils, se distinguent des précédents, mais ils ont en commun avec eux les épaississements calleux des nervures marginale antérieure et médiane interne, vers la base.
Toutes les espèces du genre Pararge ont les antennes noires, cerclées de blanc, et terminées par une massue allongée et ovale. Les palpes sont plus longs que la tête, et portent sur leur article terminal des poils appliqués ; les jambes moyennes sont plus petites que les tarses.
LE SATYRE MEGERE. — S.ITYRUS OU PAttlRGE MEdJERA-
Muuer fuchs. — Mauerargus. — Bundargus.
Caractères. — Nous n'avons qu'à faire remarquer, sur la figure 1312, les yeux pourvus
d'un fin noyau blanc, les franges blanches entre les nervures, et la teinte blanc-grisâtre du revers plus pâle des ailes postérieures qui sont d'un brun-jaunâtre.
llu-urs, linbi tuiles, régime. — Le Pararge
Megœra aime à se poser, les ailes à moitié ouvertes, sur les murs, sur les parois abruptes des chemins creux ou des fossés, dans les carrières, ou sur la terre nue; il ne se soucie ni des tapis de verdure des prairies, ni des berceaux de feuillages, ni des fleurs bariolées qui brillent au soleil. 11 se repose, en entr'ou-
Fig. 1812. — Le Satyre Mégère.
vrant ses ailes d'un jaune-fauve, ornées de bandes et de taches noires, et ne peut être saisi que très rarement sur les fleurs.
Ce Papillon pond plusieurs fois, depuis le printemps jusqu'à une époque avancée de l'automne; des retardataires doivent hiberner aussi, comme c'est la règle pour les Chenilles. Celles-ci vivent sur toutes sortes de Graminées ; elles sont velues et veloutées; leur couleur est vert-pâle; sur les côtés, on remarque une raie blanche qui disparaît graduellement en avant, et qui passe au-dessus des stigmates sombres; le long du dos s'étendent cinq raies d'un vert foncé, entourées d'une bordure pâle.
La Chrysalide, d'un vert noirâtre, porte sur le dos deux rangées de boutons clairs.
Les Satyres [Pararga) Mœra et Œgeria sont encore des espèces indigènes fort répandues, la première dans les lieux arides, la seconde dans les allées ombragées des bois.