‹ Merveilles de la natureChapitre 148 sur 412 · LES PSYCH1NES — PSYCIIINM · texte numérisé non relu

LES PSYCH1NES — PSYCIIINM

Sacktrâger.

Caractères. — Les Psychines forment une tribu très intéressante à plus d'un point de vue, les Chenilles se cachent dans un fourreau qu'elles construisent à l'aide des matières végétales les plus variées. Les matériaux qui constituent l'étui sont déposés dans un ordre variable; ils reproduisent pourtant un type unique, qu'il faut connaître pour distinguer avec certitude ce Papillon d'une espèce tout à fait voisine.

Une seconde particularité consiste dans l'absence des ailes chez les Femelles; beaucoup d'entre elles n'abandonnent jamais le fourreau dans lequel la Chenille subit sa Nymphose, et ressemblent bien plus à un Ver qu'à un Insecte parfait; en tout cas, elles ne rappellent en rien les Papillons. D'autres possèdent des pattes et des antennes et reposent au moins à la surface de leur berceau. Les Mâles, revêtus de poils touffus, d'une couleur sombre, et sans marques, sont de gais compagnons; ils flairent les Femelles de très loin, et les rejoignent d'un vol rapide; ils pénètrent par n'importe quelle voie dans les boîtes où les collectionneurs enferment une Femelle de leur espèce. Leurs antennes en panache sont pectinées et portent généralement deux rangs de barbes ; les palpes et la trompe sont absents ou très atrophiés. Les ailes antérieures portent une nervure marginale interne, le plus souvent bifur quée vers la lisière; les ailes postérieures en portent trois et possèdent un crin. Du reste, les nervures sont sous-jacentes à des bandes qui varient suivant les espèces.

Une troisième particularité s'observe chez quelques espèces, mais pas chez tous les représentants de la tribu. On a observé chez quelques espèces, en effet, la parthénogenèse ou reproduction sans fécondation préalable. Chez le Psyché Hélix, qui confectionne son sac à l'aide de grains de sable et se façonne ainsi une demeure analogue à la coquille des escargots du genre Hélix, on ne connaissait aucun Mâle, jusqu'au jour où Claus, en 1866, en obtint des Chenilles provenant du Tyrol qu'il put nourrir avec le Teuerium Chamœdrys et VAlyssum montanum, après avoir reconnu les Mâles en question dans les Chenilles même. Là le fourreau du Mâle se reconnaît à ses dimensions plus

petites et à la situation de l'orifice latéral supérieur qui n'est guère éloigné de l'orifice d'entrée inférieur que d'un tour de spire; chez la Femelle, au contraire, ces deux orifices sont séparés par deux tours de spire au moins.

Au milieu de juin, toutes les Chenilles opéraient leur Nymphose; le 1er juillet parut le premier Papillon ; le 2, apparut le second. Ils se distinguaient par leurs ailes antérieures, grandes, foncées, d'un brun-chocolat ; par l'épaisse fourrure de leur corps, long de 3 millimètres ; enfin par leur existence éphémère, car ils moururent dès le premier jour.

Des observations de parthénogenèse ont été recueillies, en outre, sur les l'syche unicolor, Psyché viciella, Psyché apiformis, sur la Tatceporia nitidella, sur les Solenobia Uchenella et Triquetella, enfin isolément et à titre d'exceptiou, quelques autres Bombycides plus grands.

Les Chenilles de Psychides se servent de leurs six pattes thoraciques écailleuses, qu'elles sortent ainsi que les parties correspondantes de leurs corps, pour traîner leur maison sur les troncs d'arbres, les brins d'herbes, les planches de bois, et pour quérir leur nourriture; les autres pattes leur sont superflues, et se réduisent à de simples verrucosités ou s'atrophient sans laisser de traces. Au moment de leur Nymphose, les Chenilles quittent leur plante nourricière pour fixer l'orifice antérieur du sac qu'elles tissent, à un tronc d'arbre, à un échalier, à une pierre. Puis, la Chenille se retourne pour diriger sa tête vers Vori/ice postérieur libre. La Chrysalide de la Femelle, mousse à ses deux extrémités, paraît remuer très peu, et gît immobile au fond de sa demeure, même au moment où le Papillon éclôt; celle du Mâle, au contraire, armée d'une couronne de poils, s'étire, jusqu'à moitié, hors de l'extrémité postérieure de son fourreau, avant que le Papillon n'éclose.

LES PSYCHES — PSYCHE

Caractères. — Les caractères sont ceux de la tribu.

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