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LA SATUUNIE DU CHENE DE LA CHINE

tenu des deux espèces, mais le plus souvent de l'une ou de l'autre. Il est à noter que les sujets bien venus, vigoureux, et dont l'alimentation avait été abondante, tenaient presque tous du Cynthia vrai, tandis que les sujets plus débiles, plus petits, tenaient assez souvent de l'espèce Ai-rindia ou du Ricin.

Quant au résultat économique de ces croisements, il est, jusqu'à présent, de peu d'importance pour notre climat. En effet, ces Métis se reproduisent moins souvent que l'espèce indienne, et plus souvent que l'espèce chinoise, et, dans des pays plus chauds que la France et moins chauds que le Bengale, ils pourraient donner trois ou quatre générations dans la même année. Ces .Métis restent inactifs tout l'hiver, ce qui permet de conserver la race sans être obligé d'en faire des éducations continuelles pendant cette saison, ce que l'on ne peut encore sûrement éviter avec le Bumbyx A n'initia pur sang. De plus ces Métis semblent plus vigoureux que les deux types purs.

A la vérité, la distinction qu'on a voulu établir dans ces derniers temps entre un 5. Cynthia et un 5. Arrindia, dont le premier dévorerait l'Arbre-des-dieux (Ailantus glandulosa), le second le liicinus communis, semble inadmissible. Taschenberg ayant obtenu par les soins de la Société d'acclimatation de Berlin des Œufs de Saturnia Cynthia, a nourri les Chenilles avec les deux plantes, et a trouvé que la seconde leur réussissait presque mieux; aussi sous ce rapport on ne voit pas quelle différence on peut envisager entre ces deux espèces de Papillons.

Le Bombyx de l'Ailante, que nous figurons, avec sa Chenille et son Cocon (fig. 1432, 1433, et 1434, p. 377), se développe très vite, et fournit facilement trois générations dans l'année, ce qui suppose la présence d'une serre. Le plus souvent, c'est en juin, parfois en juillet seulement, qu'éclosent les Chenilles de la deuxième couvée ; en admettant une époque tardive, le 14 juillet par exemple, la première mue aura lieu le 19, la seconde le 28, la troisième le 8aoûtetla quatrièmele 14.Letermedu 14 juillet a été contesté, mais les intervalles ultérieurs sont seulement approximatifs, car les expériences ont toujours révélé des écarts variant de quelques heures à une dizaine de jours.

Les Chenilles sontd'un jaune verdâtre; outre leurs six rangées de cônes charnus, elles portent deux taches noires sur chaque anneau entre les trois rangées de cônes supérieurs,

trois autour du stigmate aérien bordé de noir entre les deux rangées les plus externes, et deux, situées l'une au-dessus de l'autre, sur la racine de chaque patte. Après la dernière mue elles prennent une teinte blanchâtre, ou plus souvent encore d'un bleu extrêmement pâle. Les Chenilles peuvent être nourries, avec plus ou moins de succès, avec les feuilles des Chardons à foulon.

« Dans l'automne de 1864, raconte Taschenberg, les premiers froids nocturnes, en détruisant les deux plantes nourricières Ailante et Ricin, me mirent dans un grand embarras, car j'avais élevé péniblement plusieurs centaines de Chenilles jusqu'au delà de la troisième mue, quelques-unes même jusqu'à la quatrième. Ces dernières se laissèrent tromper, en partie, par l'analogie des feuilles de Rhus typhina moins abîmées par le froid, avec celles de l'Ailante; elles s'en nourrirent, et j'obtins une trentaine de coques d'ailleurs misérables. On les maintint l'hiver dans une chambre froide, et l'année suivante à partir du 12 mai, je vis apparaître quelques Papillons qu'on ne pourrait pas compter parmi les plus grands. Si l'on ne retardait réclusion par l'abaissement de la température, la Chrysalide ne reposerait guère plus de trois semaines. Les Chenilles mettent environ quatorze jours à éclore de leurs OEufs, si on ne les en empêche en abaissant la température

LA SATUUNIE DU CHENE DE LA CI1INE. — SJTUItyiA PERNTI.

Eichen seidenspinner.

Caractères. — A la dénomination de Antkerœa de Hiibner, aujourd'hui oubliée, on a préféré le nom de Saturnia Pernyi qui a reçu droit de cité aujourd'hui.

Ce Papillon (pi. XXI), de même forme que le précédent, a des ailes d'un jaune de cuir, traversées chacune par une bande transversale postérieure, étroite et blanche, entourée d'une mince bordure brune du côté interne, et par une bande transversale antérieure presque entièrement brune et plus courbée. Sur l'extrémité de chaque cellule médiane, se trouve une tache fenêtrée circulaire entourée d'un anneau blanc interrompu, et limitée par une bordure étroite et foncée. En outre, le bord antérieur de l'aile antérieure présente une bordure blanchâtre sur la partie radiculaire.

Mœurs, habitudes, régime. — A la suite de

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