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LA SATUHNIE DU CHÊNE DE LA CHINE

qu'on voie les fils de soie se détacher et s'enrouler autour de l'instrument. Puis le dévideur saisit de 5 a 8 brins suivant la grosseur qu'il veut donner à son fil, il les passe dans le premier trou de la machine à dévider, et dévide ainsi tout le Cocon.

La seconde génération est élevée comme la première. La fabrication de la soie fournie par ce Bombycide a procuré aux Chinois , . depuis une cinquantaine d'années environ, de riches bénéfices et une habileté industrielle qui ne rentrent plus dans notre sujet. 11 va sans dire qu'ils ont appris à connaître l'influence hâtive d'une température tiède, l'effet ralentissant d'une atmosphère froide et humide, ainsi que les maladies de ces Chenilles ; ils apprécient beaucoup cette soie, parce qu'elle est plus ferme et moins chère que celle du Bombyx du mûrier.

Les tentatives d'élevage en chambre ou à l'air libre, installées dans les contrées les plus diverses de l'Europe, sont une imitation essentielle des expériences faites en Chine ; peutêtre pourrait-on signaler cette différence que les Œufs n'ont pas éclos ici jusqu'à présent avec la même régularité et la même simultanéité que dans leur pays d'origine, ce qui dépend en partie des voyages plus ou moins longs qu'on leur a fait subir.

« En exposant ici rapidement, dit Taschcnberg, mes expériences personnelles et celles d'un de mes amis qui demeure auprès de moi, je ne veux pas simplement reproduire ce qui a déjà été produit par d'autres, mais je veux signaler certaines circonstances importantes dans la poursuite de l'élevage de ces Séricigènes.

« J'ai reçu d'une autre localité des OEufs provenant d'un élevage réalisé dans le pays même. Après un repos de plus de dix jours certainement, les Chenilles éclorent le 23 mai, avec des dimensions assez uniformes, et sans autres soins qu'une nourriture abondante , elles prospérèrent parfaitement. Le 31 mai, j'observai la première mue, le 8 juin la seconde, du 13 au 15 la troisième et vers la fin du mois la quatrième. Dans la nuit du 12 au 13 juillet, les premières Chenilles commencèrent à filer, toujours sur les feuilles de leur plante nourricière. Bien qu'au moment de leur éclosion les Chenilles fussent à peu près égales, bientôt quelques-unes, sans périr cependant, subirent un retard dans leur croissance, ainsi que peuvent l'observer tous ceux qui

élèvent cette espèce; sur plus de cent Chenilles, la mort ne m'en a guère enlevé qu'une douzaine dans le cours de toutes ces mues. Au début, elles étaient réunies dans une seule caisse ; lorsque leur taille s'allongea, on les répartit entre deux caisses aérées, en ayant soin de leur fournir avec de l'eau des rameaux de diverses espèces de Chênes; chaque matin, ou chaque fois qu'on renouvelait leur nourriture, on les arrosait largement; on les portait dans une chambre à coucher, de sorte que pendant toute la journée on pouvait faire passer un courant d'air frais au-dessus de leurs réservoirs. Lorsqu'elles furent plus grandes, le bruit qu'elles produisaient en rongeant, et la chute continuelle de leurs déjections empêchèrent celui qui habitait cette chambie de dormir ; je portai alors les deux caisses dans la chambre voisine. Quelques jours de mauvais temps retardèrent visiblement celles qui étaient en train de muer, et firent perdre aux autres leur voracité; c'est à ce moment que se rapportent les remarques suivantes inscrites sur mon agenda : « Troisième mue du 13 au 15, dernière mue à la fin de juillet, » je n'ai pas noté, en effet, ces jours mauvais, j'en ai seulement gardé le souvenir. Dans la seconde quinzaine d'août, les Papillons éclorent, sauf un, de toutes les Chrysalides que j'avais confiées à mon ami. Ces Papillons étaient en moyenne plus petits que ceux qu'il avait élevés chez lui. Ses Chenilles avaient eu une existence plus courte de quatorze jours environ, et ses Chrysalides étaient écloses plus tôt, car il en avait obtenu quelques Papillons déjà avant le 12 août. Ses résultats plus heureux peuvent tenir à trois causes : ses Chenilles avaient plus d'espace libre dans leur prison, elles occupaient une chambre unique sur le midi, et étaient maintenues dans une humidité plus grande ; on leur donnait tous les jours une nourriture fraîche mélangée d'eau, et on les arrosait, en outre, chaque fois que le feuillage était sec.

« C'est précisément l'existence de deux générations dans l'année qui m'engage à désigner le Saturnia Pernyi comme l'espèce la mieux appropriée, en Allemagne, aux fabriques de soies. Leur élevage doit néanmoins se faire toujours en chambre, afin qu'on puisse régler l'évolution des Chenilles au moyen d'une chaleur artificielle, et prévenir l'embarras que causerait le mauvais temps en supprimant la plante nourricière au moment

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où l'éleveur en aurait besoin pour la deuxième couvée. On n'a pas réussi dans le midi de l'Europe à élever à l'air libre les Bombyx du Mûrier ; comment s'imaginer qu'on ait voulu étendre jusqu'aux climats rigoureux de l'Allemagne l'acclimatation de ces Animaux étrangers ? On conçoit qu'à l'air libre on n'obtienne pas deux générations, aussi a-t-on proposé d'babituer l'Insecte fileur à ne pondre qu'une fois, dans la saison la plus favorable, alors que sa nourriture ne peut manquer. Eu supposant qu'on puisse imposer au Papillon cette coutume, ce dont je doute, ces tentatives me paraissent tout à fait superflues, attendu que nous trouvons dans les Chenilles- du - Chêne à tête verte une espèce qui n'a besoin d'aucun dressage pour vivre dans la saison la plus convenable pour nos climals ; ces artifices n'empêcheraient ni les mauvais temps, ni les Oiseaux avides de Chenilles de faire de nombreuses victimes, dont la perte ne pourrait être compensée par une récolte unique de Cocons dans l'année! Non, on devrait élever cette espèce, comme on élève les Bombyx du Mûrier, et rechercher les bénéfices d'une double récolte; ce serait là le projet le plus simple, le plus naturel, et le plus avantageux ! » Toutefois nous devons signaler les excellents résultats obtenus dans l'éducation à l'air libre du Ver bivollin par M. Perez de Nueros dans la province de Barcelone, et par M. Fallou dans la forêt de Sénart (1883); mais l'on est loin encore d'une production industrielle.

LA SATURNIE DU CHÊNE DU JAl'ON. — SJTUMVIJ 1JJ/J MAI.

Japanesischer Fichen Seidenspinner

Caractères. — Le Bombyx ressemble beaucoup au fileur de la Chine; seulement sa couleur fondamentale varie et passe du jaune pur au jaune-cuir et au brun ; en outre les fenêtres transparentes de leurs taches ocellées sont moins rondes et relativement plus petites.

llœurs, habitude», régime. — La Chenille ressemble beaucoup aussi à la précédente ; mais sa teinte fondamentale est d'un vert plus pur et plus transparent, sa tête est verte, et les cornes antérieures du dos portent sur les côtés un nombre de taches argentées plus variable ; elles sont dues à quelques cellules aérées situées au-dessous d'un tégument transparent.

Son développement, ainsi que ses mœurs,

diffèrent essentiellement de ceux de l'espèce précédente, en plusieurs points. Jusqu'à leur première mue, les jeunes Chenilles sont très agitées, et se noient facilement dans les vases où l'on dépose leur nourriture, lorsqu'elles peuvent y atteindre, ce qui prouve leur avidité pour l'eau.

Pour donner une idée complète de la culture du Ver à soie sauvage du Japon, nous ne pouvons mieux faire que de reproduire les détails si intéressants qui ont été publiés par MM. Hoffman et Blekman (1).

§ 1. — Arbres propres à t' éducation du Ver à soie sauvage. — Le Yama-mayou, c'est-à-dire le Cocon des forêts ou sauvage, proprement dit Yama-mayou no inusi, ou Chenille du cocon sauvage, se nourrit du feuillage des arbres suivants appartenant à la famille des Chênes, si riche en variétés :

1° Sira-kasi ou Siro-kasi, ou Chêne blanc [Quercus siro-kasi, Siebold) ; en chinois Mientsc/uc (prononciation japonaise, Men-siyo), c'està-dire Chêne farineux.

2° Kounou-gi ou Tolsi-maki {Quercus dentala, Thunberg, d'après Siebold); en chinois, Hiè (prononciation japonaise, Reki). Son fruit se nomme dongouri au Japon.

Les Chenilles nourries avec le feuillage de ces deux Chênes font des Cocons qui donnent beaucoup de soie.

3° Kasi-va, vulg. Favaso ou Haivaso [Quercus serrala, Thunberg) ; en chinois, IJii (prononciation japonaise, Kok).

4° MUs-u-nava.

Les Chenilles nourries avec les feuilles de ces deux arbres grandissent rapidement et forment des Cocons moelleux, forts et d'un fil supérieur.

5° ISara-no-ki vulg. Ko-nara[Quercus serrata, Thunberg).

Comme ces cinq espèces poussent le plus tôt et ont les feuilles les plus tendres, elles sont aussi les plus propres pour l'éducation des Chenilles Yama-mayou, et méritent la préférence jusqu'après le second repos. Nous passons donc sous silence d'autres arbres qui, dans certaines contrées, nourrissent aussi ce Ver à soie.

Dans les contrées où l'on s'applique à l'édu-

(l) Sur la culture du Ver à soie sauvage du Japon (Bombyx Yama-maï), traduit du japonais en hollandais par le D' Hoffman, et du hollandais en français par M. F. Blekman, interprète de la Légation de France au Japon (Bull, de la Société d'acclimatation, 1864).

LA SATURN1E DU CHENE DU JAPON

cation des Yama-mayou, on plante ces arbres le long des fermes et des sentiers des terres labourées, et lorsque les cultivateurs s'en occupent secondairement en debors de leurs travaux réguliers, ils en retirent un beau bénéfice, puisque la soie récoltée étant très solide est largement payée.

^2. — Divers modes d'éducation. — Il existe trois modes d'éducation de ces Chenilles: 1" Sur branches en baquets (oke-kai-date). 2° Sur branches à fleur de sol (doma-kaidate).

3° Sur arbres en libre nature (no-gai-date), ou culture agreste.

Le premier mode sert pour la première couvée jusqu'après la troisième mue; après cette période, le second et le troisième modes deviennent applicables.

§ 3. — Observations relatives à la température. — L'éducation en baquets aime l'ombre, mais craint une trop grande fraîcheur. Lorsqu'on applique l'éducation en libre nature, le soleil est favorable.

Il est très essentiel de préserver la première couvée élevée sur baquets du vent nord-ouest, qui leur est aussi funeste qu'aux fruits de la terre. Si le vent souffle du sud-est, il en résulte une pernicieuse vermine, qui disparaît cependant quand le vent retourne au nord-ouest. Tant qu'on élève sur baquets, il faut préserver de tous les vents; par contre, lorsqu'on transporte les élèves en champ libre, le vent n'est plus nuisible, puisqu'ils y auront des arbres derrière lesquels ils pourront s'abriter, tout en jouissant du plein air, avec de la nourriture à profusion.

§ 4. — Du contrôle des Œufs. — Le contrôle des Œufs du Yama-mayou (1) est de la plus haute importance. L'accroissement des demandes des dernières années a fait entrer toute espèce d'OEufs dans le commerce; c'est pourquoi il s'agit de bien les contrôler avant d'en prendre. L'acheteur inexpérimenté choisit souvent des Œufs qui n'éclosent jamais, ou bien, s'ils éclosent, les Chenilles meurent avant ou après le premier et le second repos.

Nous indiquerons donc comment on distingue les bons Œufs des mauvais.

Pour la nuance, les gris clair sont les meilleurs ; les gris foncé sont moyens, et les blancs sont nuls. On fera toujours bien d'ouvrir quelques-uns des Œufs dont on n'est pas sûr. Aussi-

(1) On les nomme Yama-mayou-tan, c'est-à-dire semence des Cocons sauvages.

tôt que l'Œuf compte trente jours, on y trouve un petit Ver bleu clair. Puisque, à l'inverse des autres Vers à soie, l'Œuf du Yama-mayou contient la jeune Chenille, on fera bien d'en ouvrir cent à deux cents pour évaluer, suivant le résultat du contrôle, la proportion d'OEufs parfaits. 11 va de soi que l'ouverture des Œufs, qui se fait au moyen d'un rasoir ou de la pointe d'une aiguille, se pratique avec grande précaution pour ne pas blesser les petits Vers.

On offre également quelquefois desŒufsbien ronds, mais cependant ayant leur surface rentrée et reluisant beaucoup. Ce sont des Œufs peints.

Les meilleurs Œufs sont bien ronds, gris clair, et plus ils sont lourds, plus le Ver possède de vitalité. Celui-là alors est d'un bleu clair ou bien aussi blanchâtre, se meut vigoureusement quand il est posé sur la main ouverte, même en temps de gelée, et un siyou (mesure japonaise de 0mc, 001, 80336, pesant 385 grammes), donne 101,000 Chenilles.

La sorte inférieure n'est pas tout à fait ronde et quelque peu rentrée au milieu. Les Chenilles enéclosant seront petites et, bien que mobiles, de tempérament faible. Si elles éclosent au printemps, on les nomme rebut des Chenilles (kegokobore) et on les jette.

On rencontre aussi des Œufs ronds et très luisants, paraissant de la meilleure espèce : mais lorsqu'on les ouvre, ils ne contiennent aucun Ver. Ce sont des Œufs fabriqués.

Les Œufs bien ronds et appartenant en apparence à la première sorte, mais dont, à l'ouverture, les petits Vers sont faibles et d'un bleu rouge, ont fermenté lorsqu'ils étaient dans leur première nouveauté.

Nous reviendrons sur cette fermentation.

§ S. — Éducation sur baquets sous les hangars. — Vers le 22 avril environ, selon la température locale, on nettoie le local destiné à l'éducation des Vers à soie, et l'on s'applique à détruire les Fourmis et toute autre vermine nuisible. On entoure cet emplacement de paillassons de jonc; on y place au milieu une estrade de bois de 6 pieds de largeur et plus ou moins longue, suivant l'extension qu'on donnera à la culture. Sous l'estrade, on place des baquets (oke) munis d'un couvercle et ayant des trous au milieu. Tout près du fond, se trouve adapté un tuyau bouché, permettant de faire écouler de temps à autre l'eau du baquet. Les baquets sont rangés à une distance de 3 pieds, comptés à partir de leur centre.

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Sur l'estrade, on étend des paillassons (mousiro) ordinairement de 2 pieds 8 pouces de largeur, 5 pieds 5 pouces de longueur, 5 pouces d'épaisseur, ou des itodate, ou paillassons légers de paille ftne, de 2 pieds 7 pouces de largeur sur 8 pieds de longueur. On y dépose les Œufs, et on les y surveille régulièrement chaque matin. Dès que l'on remarque que quelques Chenilles viennent d'éclore, on met de l'eau fraîche dans le premier baquet sous l'estrade; on fait deux ouvertures dans chaque paillasson, dont une en regard du trou du couvercle du baquet inférieur. On y passe une ou plusieurs branches de Chêne, et l'on attache à l'une d'elles la sébile, dans laquelle on a mis un cinquième de gou (3 centilitres et demi) d'OEuls.

Toute sébile de bois laqué est propre à recevoir les Œufs, puisque les Chenilles en sortent facilement. Le fond de la sébile sera légèrement percé, pourfaire échapper l'eau delà pluie.

Les Chenilles .écloses se répandent sur les branches. Lorsqu'il y en aura environ cinq cents dans le feuillage, on passe à l'autre baquet, on y applique d'autres branches auxquelles on adapte la sébile d'OEufs, et l'on procède ainsi successivement pour peupler les branches au fur et à mesure que les Chenilles écloses passent au feuillage.

On aura soin de bien boucher l'ouverture dans laquelle on a adapté les branches, pour que les Chenilles ne puissent aller à l'eau. On veillera encore à ce qu'une des branches soit repliée jusque sur le paillasson.

Lorsque les Chenilles se seront nourries trois jours durant d'une branche, on arrachera celle-ci, en la déposant avec les Chenilles sur un paillasson pour la préserver du contact de la terre ou du sable, et l'on appliquera une branche fraîche en l'appuyant à l'ancienne qui porte déjà des Chenilles. On laisse aux Chenilles le temps de déménager depuis neuf heures du malin jusqu'à trois heures de l'aprèsmidi. S'il en reste après ce laps de temps, puisqu'il y en a qui refusent de déloger avant le premier repos, on coupe avec des ciseaux les branches qui les portent pour les suspendre aux branches fraîches, en veillant le mieux possible à ce que les Chenilles se trouvent bien répandues et ne se logent pas trop près les unes des autres.

Comme elles sont encore bien petites avant le premier repos, on doit les traiter avec beaucoup de ménagement, et veiller à ce qu'il ne

s'en perde pas. La première période de leur existence, pendant laquelle on les nomme ke-ngo, ou petits chevelus, réclame les plus grands soins; ce n'est pas trop de trois personnes pour surveiller quinze baquets, tandis que le même personnel, plus tard, pourra surveiller trois cents baquets.

L'eau des baquets demande à être renouvelée tous les deux jours.

Généralement les Chenilles doivent être traitées avec une extrême circonspection ; on conseille même de ne pas les toucher du doigt. Même les petits poils qu'une Chenille perd, durant la première période, peuvent la tuer, si elle se trouve en contact avec eux.

A mesure que la Chenille grandit, le nombre des baquets requis augmente à chaque renouvellement des branches. Tandis qu'au début on compte cinq cents Chenilles par baquet, le nombre n'en est plus que de cinquante après le quatrième repos.

Le dixième jour après l'éclosion, les Chenilles ne mangent plus, et se reposent trois jours durant (première mue). Ceci se passe, comme chez le Ver à soie domestique, quatre fois pendant leur vie, et après soixante jours, elles commencent à faire leurs Cocons. Le nombre de jours diffère néanmoins selon la température d'une contrée.

S'il survient de fortes pluies avant la fin de la seconde période, on ouvre davantage les paillassons des hangars. On les enlève aussitôt que cesse la pluie.

Après la deuxième période, qui commence le dixième jour du quatrième mois (en mai), pareille couverture ne sera plus nécessaire, bien qu'il pleuve. Au contraire, un peu de pluie profite à la Chenille.

En temps de sécheresse, on fera bien de donner une pluie fine par trois fois, de onze heures du matin aune heure de l'après-midi, au moyen d'un arrosoir, afin de rafraîchir les branches. A la campagne, on emploie un tuyau de Bambou percé de petits trous pour remplacer l'arrosoir.

La clôture et la couverture au moyen de paillassons ayant surtout pour objetde garantir des Oiseaux, des Guêpes, ainsi que d'autres Insectes nuisibles, on lève ces paillassons de temps à autre pour aérer les Vers. La troisième période passée, on fera bien de les enlever dans la journée, pour ne les replacer qu'après sept heures du soir; mais s'il pleut, on ne les enlève pas du tout.

LA SATURNIE DU CHKNE DU JAPON.

Fig. liai. Fig. 1433.

lïg. 1432. — Chenille de Saturnie Cynthia sur une bran- i Fig. 1433. — Son Cocon dans une feuille roulée, che d'Ailanthe. ' Fig- 1434. — Saturnie Cynthia, mâle.

Fig. 1432 à 1431. — Bombycincs (Saturnie).

C'est un bon signe lorsque les Chenilles montent et se posent la tête en bas; lorsqu'elles descendent au contraire, c'est qu'elles sont malades.

Après la quatrième période, on laisse tout à fait de côté le paillasson, encore que les Chenilles n'aient pas atteint leur croissance, par l'effet de leur nature ou par l'influence de la température. La serre sera maintenant toujours tenue bien aérée, car le Yama-mâyou, originaire des forêts, ne supporte point l'air vicié ou renfermé. C'est aussi pour cela que l'on a adopté le no-kai-date, ou éducation en plein champ, dans les contrées où le climat s'y prête (pour la dernière période).

Mais à l'approche d'une tempête, on devra bien fermer et consolider l'enclos, pour garantir du vent qui couvrirait de poussière et de sable Chenilles et Cocons.

La serre se trouvera parfaitement placée sous

des arbres élevés où l'air circule et où il y a de

l'ombre. Les arbres particulièrement propres

à cet effet sont : Ohokaki et Ko-kaki {Diospyros

Bredji. — VIII.

kaki, Lin., grande et petite espèce); Enoki ou Ymoki(Celtis Willdenowiana, R. et S.) ; Sakoura (Prunus pseudo-cerasus, Lindl.). Par contre, seraient nuisibles et à éviter comme tels: Kourovmi (Juglans nigra, Lin.); San-siyaou [Xanthoxylon piperitum, Dec); Nikà-ki Matsu(Pinus densiflora, Sieb. et Zucc); Sugi (Cryplomeria japonica, S. etZ.); Finoki (Retinispora obtusa, S. etZ.), et d'autres analogues.

Le huitième jour après le quatrième repos, les Chenilles font leurs Cocons en contournant leur tête. S'il y en avait qui s'attachassent aux feuilles en mangeant, on placerait des branches fraîches dans un autre baquet ; on découperait avec des ciseaux les vieilles branches sur lesquelles se trouvent les Chenilles, et on les appuierait, comme toujours, aux nouvelles branches. Si l'on arrachait en ce moment les vieilles branches pour les adapter ailleurs, on endommagerait les Cocons à peine commencés.

§ 6. — Education sur le sol. — Après la troisième période, on forme des fosses d'un pied

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de largeur el d'environ un pied et demi de profondeur, qu'on remplit de balle de riz; on y verse de l'eau et l'on étend par dessus un paillasson. A travers ce paillasson, on enfonce jusqu'au fond delà fosse des branches de Chêne sur lesquelles on p'ac.e les Chenilles en y attachant les branches sur lesquelles elles se trouvent déjà.

L'eau dans la fosse devra chaque jour être largement renouvelée, pour que le feuillage se conserve longtemps. Lorsqu'on change les branches, on arrache la vieille branche qu'on couche sur un paillasson étendu par terre, afin que les Chenilles ne touchent ni le sable ni la poussière, et l'on place la nouvelle branche à la place où se trouvait la précédente. On procède précisément, pour le renouvellement des branches, comme dans l'éducation en baquets.

On ne saurait jamais trop garantir le Ver à soie domestique comme le sauvage, du sable et de la poussière, puisque s'ils en avalent avec leur nourriture, ils deviennent malades et périssent. Qu'on ne laisse donc jamais les branches à terre, et qu'on nettoie celles qui seraient sales avec de l'eau fraîche pour les adosser au baquet.

On ne couvre plus maintenant l'enclos ; les branches se conservent par suite de la saison des pluies, laquelle commence le 5 mai.

§7. — Education dans les champs et les forêts. — Là où celte éducation est pratiquée, on y procède après la troisième période. L'emplacement destiné à cette éducation, situé de préférence dans la plaine, et moins volontiers dans la montagne, sera nettoyé, douze mois d'avance, des herbes et de tous les arbrisseaux et arbres ne convenant pas à la nourriture de la Chenille. On coupe les branches trop élevées des arbres de haute tige, pour ne conserver qu'une élévation de 8 pieds. Ces arbres seront taillés, de sorte que l'on puisse facilement atteindre telles branches où seront des chenilles et des cocons.

Lorsque l'endroit choisi se trouve dans le voisinage des habitations, on veillera surtout à le garder de la fumée de cuisine. On prétend encore que l'odeur du musc influe désavantageusement, et que les Chenilles craignent le son du cor, du tambour et des cloches.

Les Chenilles se transportent d'elles-mêmes et rapidement sur les arbres et les arbrisseaux, lorsqu'on y attache les branches détachées sur lesquelles elles se trouvent.

Notez bien ce qui suit pour préserver les Chenilles vivant en pleine nature.

Contre les Fourmis : mouillez le tronc autour de la racine avec la décoction du Tokorolen, en chinois Chi-hoa tsai (sorte de Varech dont on prépare au Japon une gelée qui, séchée, est livrée au commerce sous le nom de kan-ten, et passe en Chine, et aussi à Paris, pour des Nids d'Oiseaux comestibles); alors les Fourmis disparaissent. Contre les Guêpes, il faut agir dès les premiers jours que les Chenilles sont en liberté. Ne surveillez pas moins activement les Oiseaux pourchassant le Yama-maï.

Pour un arbre de seize pieds de haut et d'une envergure de dix pieds carrés, on compte d'habitude cinquante Chenilles, suivant la quantité de feuillage. Une seule personne suffit pour les veiller, mais qu'elle soit matinale, puisque les Oiseaux le sont bien. Dès que les Cocons sont formés, veillez contre les Souris, les Renards et les Corbeaux; coupez à temps les branches pour les suspendre sur des cordes tendues, et faites l'un et l'autre sans endommager les Cocons.

L'éducation en champ libre offre une agréable occupation, d'autant plus qu'on n'a plus rien à craindre de la température, comme dans les deux premières périodes.

S'il reste des Cocons aux branches ou aux arbrisseaux, les Papillons y déposent aussi leurs OEufs, qui produisent les Chenilles l'année suivante. Voilà la reproduction naturelle.

Dans l'ouest du Japon, sur l'île Kiousiou et dans l'intérieur de Nippon, il y a plusieurs régions où le Yama-maï se trouve encore à l'état sauvage dans les forêts, el l'on y rencontre maint endroit où les femmes et les enfants s'occupent à ramasser les Cocons dans les forêts des montagnes, occupalion qui fait la fortune de bien des familles.

Cette Chenille ne fait aucun tort aux arbres de la forêt ou de la campagne : elle se nourrit, il est vrai, du feuillage poussant au prinlemps; mais comme elle coconne dans le cours de la première vingtaine du cinquième mois, et que les arbres ne font leur deuxième pousse qu'au sixième mois, ceux-ci peuvent très bien se rattraper.

§ 8. — Maniement des Cocons et des Papillons. — Cinq jours après que les Chenilles se sont mises en Cocons, on enlève les branches, auxquelles ils sont attachés et on les suspend à des cordes tendues. Dix à onze jours après, on enlève les Cocons, que l'on dépose dans des

Bbehm, Insectes.

T. VIII. PI. XXVI, p. 379.

tari-, I B. Baillière et Fil!, éd.t. Corbeil, Crélé, imp.

LE BOMBYX DU CHÊNE JAPONAIS OU SATURNIE VA M A-MAI. Son éducation au Japon. Paniers où les Papillons sont enfermés pour s'arcoupler et effectuer leur ponte. Enlèvement des œufs pondu

Fac-similé d'une gravure japonaise.

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corbeilles plates préparées à cette intention, et l'on conserve ces paniers dans une maison spéciale, à l'abri de tonte fumée.

Les Papillons sortent régulièrement vingtcinq jours après la formation des Cocons, mais l'époque varie. Il arrive quelquefois que les Papillons ne sortent pas avant le 1er septembre, et quelquefois encore plus tard.

Dans quelques cultures, on suspend des paillassons au-dessus des paniers, mais le plus souvent on les place devant un écran où viennent se poser les Papillons. Puisqu'ils sortent le plus souvent le matin avant sept heures, on doit être présent à sept heures du matin pour placer les Papillons dans les paniers deslinés à l'accouplement. Ces paniers [tlieôkogo] sont en forme de cloches, d'un pied sept pouces de hauteur et d'un pied trois pouces de largeur, et ont un couvercle pour fermeture (PI. XXVI).

On place cent Papillons dans chaque panier, moitié Mâles et moitié Femelles : les premiers sont reconnaissables à leurs larges antennes. On y adapte le couvercle, et l'on pend le panier quelque part. Quatre jours plus tard, on enlève le couvercle; les Mâles s'envolent, tandis que les Femelles restent et déposent leurs Œufs aux parois du panier qu'on a refermé. On place ensuite les paniers à l'ombre, et on les arrose trois fois par jour d'une pluie fine, jusqu'à ce qu'au bout de dix jours tous les Papillons aient péri.

Les Œufs s'enlèvent maintenant au moyen d'un grattoir de bambou (PI. XXVI), et sont étalés légèrement dans les paniers ouverts, qu'on suspend dans un endroit frais et aéré. Si les Œufs étaient gardés renfermés en paniers ou en sacs, ils se mettraient en fermentation, et l'on n'en obtiendrait point de Cocons l'année suivante. Ce n'est qu'après l'équinoxe d'automne qu'on place les OEufs dans des sacs de chanvre ou dans de petits paniers plats, et qu'on les suspend pour les garder des Souris.

§ 9. — Conservation des Œufs. — On conserve les Œufs dans la partie septentrionale d'une maison à l'abri du soleil.

Ils n'ont rien à craindre de la neige ou de la pluie, qui, au contraire, sont très utiles, attendu qu'elles font périr les petits Vers faibles. Les Vers forts résistent seuls à cette température froide et humide, et l'année suivante on obtient une couvée vigoureuse.

Dans les contrées chaudes, on place les Œufs dans des placards à tiroir, dans lesquels on les étale sur une épaisseur de 5 boun (3 centimè-

tres). Ce placard a un pied de profondeur et un pied cinq pouces de hauteur, et se ferme par un grillage de cuivre. Pendant la gelée, on fait bien d'exposer ce placard à l'air pendant une ou deux nuits.

Lorsque l'on conserve les OEufs en paniers, on ne devra les remplir qu'au tiers. En pays chauds, les Œufs sont déposés là où il y a le plus de fraîcheur, soit au fond de la montagne, soit dans des souterrains, les gardant surtout de l'atmosphère du printemps. On relarde encore l'éclosion des OEufs en les enveloppant soigneusement de ouate. Pour faire éclore la couvée, on l'expose au grand air.

Bien qu'il existe au Japon une forte différence de température d'une contrée à l'autre, la différence ne constitue en somme que dix à quinze jours pour la pousse des arbres et des plantes. L'époque la plus propice à l'éclosion de la couvée, y compris les retardataires, est le 22 avril (ce qui équivaut chez nous au 3 février), pour les pays suivants : Mikawa, Suruga, Idsu, Kai, Mino, Owari, et au sud des montagnes ou dans le Sanyôdô, ceux de Harima, Mimasuka, Bizen, Bitsiou, Bingo, Aki, Suwâ et Nagalo. Par contre, le 2 mai est l'époque la plus convenable pour les pays de Kôdske, Musasi, Awa (au sud-est de l'entrée de la baie de Yedo), h'adsusa et Simodské, et le 12 mai pour les pays depuis Sinano, à partir du nord-ouest, jusqu'en Dewa et Moutsou.

Dans tous ces pays, et même dans ceux situés plus au nord, on fera bien de iaisser hiverner les OEufs en plein air, et de les exposer, en quelque sorte, à la neige et à la pluie.

§ 10. — Mode d'étuver les Cocons. — On expose aux effets de la vapeur les Cocons que l'on désire dévider, afin de tuer la Chrysalide.

On place les Cocons dans le sei-roo, ou armoire à vapeur, en les entremêlant d'un hachis de feuilles fraîches des arbres sur lesquels la Chenille a vécu. Lorsque l'eau bout, on y place l'étuve ou sei-voo, et l'on donne un bain de vapeur aux Cocons, qu'on transporte ensuite dans un panier plat exposé à l'ombre et en plein air. Les Cocons sèchent bientôt et se crèvent. Après deux jours d'intervalle, on expose les Cocons sur du papier ou sur de la toile, au grand soleil.

Quand les Cocons ne sont pas bien éluvés ni séchés, la soie est de mauvaise nuance et a une valeur moindre.

§ 1 1. — Dévidage des Cocons. — On dislingue trois sortes de Cocons :

LA SATURNIE DU CHENE DU JAPON

1° La meilleure sorte se traile comme suit. On laisse tremper les Cocons dans l'eau fraîche pendant vingt minutes; on lève les fils qui se sont lâchés par le bout, isolément ou en double, et l'on place les Cocons dont ils se détachent dans un autre baquet avec de l'eau fraîche, en attachant les bouts de fil à une baguette disposée au-dessus du baquet. Lorsqu'on a ainsi levé une centaine de fils avec les Cocons, on met de l'eau propre dans la bouilloire, et quand l'eau est bouillante, on rassemble trois fils et on les dévide à la manière ordinaire. Pour les éducations faites en chambre, il faut réunir six ou sept fils ensemble. 2° Les Cocons de la seconde qualité se lessivent, avant de passer à leur dévidage. On les trempe complètement dans un bain de lessive, placés dans un panier, jusqu'à ce qu'ils soient absolument mous.

On prépare la lessive avec de la cendre de paille fraîche de Sarrasin. Cette cendre se place dans un panier, et l'on y verse de l'eau bouillante qu'on reçoit dans une cuvette. C'est ce qu'on nomme sobcHiku, ou lessive de Sarrasin. 3° Les Cocons de la moindre qualité sont plongés avant le dévidage dans un bain de ki aku, ou de potasse, qu'on prépare en brûlant les branches et les feuilles toutes vertes ; on mêle cette cendre dans un panier avec un égal volume de cendre de Sarrasin qu'on trempe d'eau bouillante. Lorsque la lessive a été salie par les Cocons qu'on y aura mis à détremper, on doit la renouveler.

4° On en fera autant pour l'eau dans laquelle

on fait bouillir les Cocons avant le dévidage.

En faisant bouillir les Cocons, vieux ou frais,

il importe surtout de procéder dans la mesure

voulue.

On prépare également une lessive avec de la cendre de Nezasa (petite espèce de Bambou), ou de paille verte; mais celle indiquée plus haut est reconnue comme supérieure.

5° Lorsque la soie est destinée à être teinte, on laisse tremper les Cocons avant le dévidage, pendant vingt minutes, dans une lessive, suivant la recette ci-dessus.

6° Si la lessive de Sarrasin est trop forte, le fil de soie sera, il est vrai, blanc, mais plus faible, ayant trop perdu de son coloris verdâtre.

7° Le saba-aku, lessive de Sarrasin, est bon lorsque la soie est destinée à être teinte en pourpre ou en brun, mais il nuira toujours aux autres nuances.

8° La soie qui aura été la moins travaillée pour en extraire la couleur verdâtre prendra d'autant mieux la teinture.

9° On trempe trois jours durant les Cocons vides dans la lessive de paille, et on les tord ensuite dans un bain d'eau fraîche, jusqu'à ce que la couleur verte en soit disparue, bien qu'elle doive toujours reparaître.

10° Pour faire de l'apprêt de tisserand (o)'inori), on prend, pour une quantité de 175 grammes de soie, une décoction de 76 centilitres de farine de froment mélangée avec un peu de farine de Warabi (follicules de Varech d'aigle, Pleris aquilina) et avec un mai (1,6 pied carré du Japon) de Funori (Varech de mer, Fucus cartilagineus). La soie traitée par cette décoction, et mise ensuite dans un bain d'eau fraîche pour en enlever l'apprêt, obtient un très beau lustre.

L'ami de Taschenberg dont il a cité plus haut les tentatives plus heureuses que les siennes, a nourri ces Chenilles, dans les premiers jours, d'Épine-blanche (et de Sauleduveteux) ; pendant deux années différentes, il lui a donné de ces Chenilles qui avaient subi déjà deux mues ; il les a traitées comme les Chenilles-du-Chêne à tête brune, et il leur a assigné le même local, mais n'a jamais pu obtenir leur Nymphose, bien que leur nombre restreint ne les ait pas maintenues resserrées dans un espace très étroit.

M. Duchesne de JBellecourt, consul de France à Yeddo, ayant envoyé en 1861 un petit paquet d'OEufs à la Société d'acclimatation de Paris, les premiers essais d'élevage furent tentés simultanément par M. Vallée, sous la direction d'A. Duméril au Muséum de Paris, et par Guérin Méneville ; mais cette première tentative permit seulement à ce dernier de caractériser l'espèce et de la baptiser. En 1862, des Œufs furent apportés de nouveau par M. Pompe van Meertder-Woort, et distribués par la Société d'acclimatation à un grand nombre de personnes ; cette fois la réussite des éducations fut complète, et les nouveaux Vers à soie firent leur première apparition en 1863 au Jardin d'acclimatation et dans les concours régionaux ; en 186o, M. Personnat récoltait déjà 2000 Cocons, et l'on peut se souvenir d'avoir vu à l'Exposition universelle de 1867 les intéressantes éducations de l'habile sériciculteur, éducations faites soit en plein air, soit sous un hangar. Nous signalerons les élevages faits à l'air libre sous le climat de Paris, àPontoise par M. F. Bigot

Uni mm, Insectes.

T. \|[|, PI. XXVII.p. 383.

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r.ius, J.-B. Uaillière el Fils, e.

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