I. lIllill'.MI DÉFEUILLÉE. - JUBERjSIA DEFOLURIA
Grotzer Frostspanner.
Caractères. — Le Mâle (fig. 1469) a des ailes larges, délicates, recouvertes d'écaillés fort minces, et dont la teinte fondamentale est un jaune d'ocre clair. Toutes ses ailes portent un point central foncé; les antérieures se distinguent spécialement par la large bordure brun-rouillé de l'aire médiane. Ses pattes portent des écailles contiguës et ses antennes
sont pectinées sur deux rangs. La Femelle aptère (fig. 1 170) est jaune mouchetée de noir.
Mœurs, habitudes, régime. — Le Mâle
voltige tard dans l'année, à une époque où la plupart des autres Insectes ont pris leurs quartiers d'hiver et sont engourdis, le soleil ne fournissant plus de chaleur et les plantes ne livrant plus alors la pâture nécessaire. C'est en octobre et en novembre que paraît ce Papillon paresseux, qui ne profite pas une fois dans la journée des rayons de soleil si rares en cette saison ! Il vole seulement en tournoyant, pendant les nuits froides, recherchant sur les troncs d'arbres la compagne de son existence ; celle-ci ne peut voler au-devant de lui, les ailes lui manquant; mais elle grimpe vers le soir en hautdes troncs d'arbres, où elle attend que le Mâle vienne accomplir ses devoirs; car elle veut qu'on la recherche, et le Mâle s'entend, du reste, à la trouver.
Après l'accouplement, elle dépose ses Œufs isolément ou par groupes restreints, en haut des arbres sur les boutons qu'elle atteint en très peu de temps à l'aide de ses longues pattes. Dès le milieu d'avril, quand le temps est d'ailleurs favorable, les Chenilles éclosent; elles trouvent sous les écailles des bourgeons un abri, et commencent leur œuvre de destruction avant même que la pousse ait pu se développer. On s'en aperçoit plus aisément sur les arbres fruitiers, où le propriétaire constate parfois leur présence, que sur les arbres forestiers auxquels la destruction des ovaires est moins nuisible.
La Chenille à maturité (fig. 1471) est d'un rouge brunâtre à la face dorsale, et d'un jaune de soufre à la face ventrale, où chaque anneau porte des raies brun-rougeâtres. Elle recherche la terre pour se métamorphoser, et tisse avec des fils une petite cavité, où elle se transforme en une Chrysalide d'un brun rougeâtre terminée par une pointe aiguë.
Une seconde espèce du même genre, de couleur jaune (Hibernia aurantiaria), que nous représentons (fig. 1472 et 1173), se trouve à la même époque. Deux autres espèces, VHibernia progemmaria, jaune également, et VHibernia leucophœaria, d'un gris blanchâtre, voltigent au début du printemps.
LA CHEIMATOBIE HIKMALE.
Fig. 1472
Fig. 1469. — L'Hibernie défeuillée, Mâle.
Fig. I4"0. — La Femelle.
Fig. 1471. - La Chenille.
Fig. 1472. — L'Hibernie orangée, Mâle.
Fig. 1473. — La Femelle.
Fig. 1474. — La Cheimatobie liiémale, Mile.
Fig. 1475. — La Femelle.
Fig. 147C. — La Chenille.
Fig. 1469 à 1476. — Les Phalènes [Hibernia et Cheimatobia).
LES CHEIMATOBIES
TOBIA
CHEIMA-
Caractères. — La cellule accessoire n'est point divisée, et les nervures 7 et 8 naissent à une certaine distance l'une de l'autre. Sur l'aile postérieure, la cellule médiane est plus longue que la moitié de l'aile, et la côte marginale interne, unique, aboutit à l'angle anal.
LA CHEIMATOBIE HIEMALE.