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LES APHIDES OU PUCERONS

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Kig. 1617. Fi6- l(il8-

Kg. I(il7. - Puceron aptère, très grossi. | Plfr IM«- - Puceron ailé, très grossi.

Fie. 1617 et 161S. — Caractères des ApliiuVs (Aphis),

lient les bulles d'une eau savonneuse dans laquelle on souffle; l'eau sécrétée, transparente et limpide, n'étant point simple, mais sucrée, tandis que de L'extrémité des cornes suintait une liqueur rousseàtre et épaisse. »

Généralement, outre ces canaux, le dernier segment abdominal porte, comme appendice, une petite queue q (lig. 1617) qui n'émerge librement qu'après la dernière mue et qui constitue ainsi un bon caractère distinctif entre les Aphides complètement développés et leurs Larves.

Les pattes sont relativement longues et grêles; chaque tarse, composé de deux articles seulement, est armé de deux grilles.

La plupart des Pucerons sexués portent quatre ailes extrêmement frêles (fig. 1618) dont les reflets offrent, à cause de cela, toutes les couleurs de l'arc-en-ciel; elles peuvent d'ailleurs manquer chez les Femelles plus souvent que chez les Mâles; les Pucerons asexués sont, dans une même espèce, les uns ailés, les autres aptères. Des quatre ailes, les antérieures sont beaucoup plus longues que les postérieures, de sorte qu'au repos elles recouvrent le corps en forme de toit et dépassent son extrémité. Les ailes sont parcourues par une seule nervure longitudinale qui suit parallèlement le bord antérieur à une très petite distance et qui, sur l'aile antérieure, aboutit à une plaque écailleuse qui constitue le « stigma alaire ». Cette nervure longitudinale émet quelques rameaux obliques, simples ou bilurqués, dont l'externe forme la nervure marginale \radius) et la plus rapprochée la nervure sous-marginale [cubitus), sur l'aile antérieure.

Le trajet de ces nervures peu nombreuses est moins constant chez les Pucerons que chez la plupart des autres Insectes; l'aile droite peut même différer de l'aile gauche.

Les Pucerons ont pour la plupart une teinte verte, mais il en est de jaunes, de bruns, de noirs, etc., leur coloration étant fréquemment modifiée par une pubescence instable, qui peut devenir dans certains cas un véritable revêtement comme chez le Puceron lanigère.

Mœurs, habitudes, régime. — Les Aphides

constituent encore une famille qui se nourrit de sucs végétaux; ils ne vivent pas uniquement sur les feuilles, que leurs piqûres déforment souvent, on les trouve aussi fréquemment à l'extrémité des jeunes pousses, sur les bourgeons, sur les écorces et même sur les racines, ou cachés dans des espèces de Galles ainsi que dans des recroquevillements des feuilles qui se forment à la suite de leurs piqûres.

Malgré l'abondance des Pucerons, malgré les dégâts notables qu'ils produisent et malgré l'intérêt qu'ont attiré sur eux les études des Naturalistes tels que Leuwenhoek, Réaumur, Bonnet, De Geer, Balbiani, Leuckart, et d'autres plus récemment encore, on ne peut toujours pas, ainsi que. nous le verrons, infirmer la conclusion de De Geer :

« Ces Insectes sont bien faits pour mettre en déroute toutes les hypothèses relatives au système universel de génération à l'aide desquelles les Naturalistes s'efforcent d'arracher à la nature son secret. »

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