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les dévorent à ces deux stades d'évolution, car elles rongent les Nymphes saines et les Larves malades.
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Cette Sviara que nous venons de décrire n'est pas la seule qui présente un intérêt général ; dans nos climats vivent de nombreuses Sciares, notamment celle des Poires, qui habile, à l'état de Larve, les Poires non mûres et les empêche d'arriver à leur maturité.
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Ou a toujours constaté dans la Louisiane, alors que sévissaient de mauvaises lièvres et notamment la fièvre jaune, l'apparition d'une espèce assez grande dont l'abdomen est jaune. Celte coïncidence, encore inexpliquée, a tellement frappé les observateurs, qu'on a donné le nom de Mouche jaune des fièvres {Yellow fever F/y) à ce Diptère que Ostcn Sacken a reconnu appartenir au genre $<.iui<i.
.ES CÉCIDOMY1DES MU TITULAIRES GALLICOLES — CEVIDOMYIDA
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LESCECIDOMY1ES — CECIDOMYIA
Caractères. — Ces Diptères sont fort intéressants, à plus d'un point de vue. Ce sont des Némocères, souvent très petits et très frêles. Les ailes, assez étendues et arrondies, sont fréquemment velues, et leurs bords sont toujours ciliés. Elles ont, au plus, quatre nervures longitudinales ; les 1, 3 et o existent généralement ; celle du milieu qui s'abouche dans le bord antérieur au-devant de la pointe alaire est caractéristique. La nervure transversale est généralement si frêle, qu'on ne peut l'observer que sous une incidence propice de la lumière. Les yeux, semi-lunaires, setouchentau sommet de la tète, qui est petite ; auprès de la trompe, épaisse, les palpes, formées de quatre articles dont le dernier est en général le plus large, font une saillie dirigée en dedans. Les antennes, en chapelet, sont formées d'arlicles souvent pédicules, ressemblant par la disposition de leurs poils à des pesons de fuseau, et dontle nombre varie entre 13 et 36 ; les antennes des Mâles ont généralement un ou quelques articles de plus que celles des Femelles. Chez ces dernières, l'extrémité de l'abdomen composé de huit anneaux est effilée ; chez les Mâles, l'abdomen cylindrique se termine parles crochets habituels.
Distribution géographique. — On connaît
près de cent espèces européennes appartenant à ce genre.
Mœurs, habitudes, régime. — Leur nom
vulgaire semble indiquer que leurs Larves déterminent sur leurs plantes nourricières des déformations, des sortes de Galles ; mais ces Larves
n'en produisent pas toutes, et inversement, d'autres Larves, qu'on ne saurait ranger à celte place en raison de dilférences de structure, provoquent la formation des Galles analogues.
Les excroissances bulbeuses et vermeilles qui poussent à la face supérieure des feuilles de Hêtres, pour en citer des plus communes, résultent des piqûres des Cecidomyia f agi; les excroissances presque sphériques des feuilles du Tremble sont dues aux Cecidomyia polymorpha ; les Cecidomyia pericarpiicola produisent des sphérules d'un rouge cerise sur les fleurs des Carottes sauvages ; et chaque partie des plantes peut devenir ainsi le séjour d'une espèce diflerente ; c'est ainsi que M. le docteur Laboulbène a découvert une Cécidomye (Diplosis liuxi) dans le parenchyme des feuilles de Buis ; c'est la seule entre toutes qui soit mineuse.
C'est parmi les Cécidomyes que vient se ranger ce Diptère que M. Nicolas Wagner a rendu célèbre, le Miaslor metraloas, dont la Larve a la singulière faculté de mettre au monde des Larves semblables à elle-même; nous avons décrit ce curieux phénomène (1).
LA CÉCIDOMYE DESTRUCTIVE. — OtClVOVilA DESTRUCTOR.
Uetreide Verwùster .
Cetle Tipulaire, une des plus redoutées, qui appartient à ce genre bien qu'elle ne produise aucune Galle, est connue dans l'Amérique du Nord sous le nom de Hessian-F/y ou Mouche de
[\) Introduction, t. Vil, p. i ■
LA GÉCIDOMYE DESTRUCTIVE.
Nesse; on admet, en effet, que cet Insecte malfaisant a été introduit avec les bagages des troupes hessoises, en 1776 ou 1777 ; l'histoire de son développement, que nous allons exposer, prouve que ce mode d'importation n'est guère admissible.
Nous ferons observer également qu'il ne faut pas confondre, ainsi que l'ont fait beaucoup d'auteurs, cette Cécidomye destructive, décrite par l'Entomologiste américain Say, avec la Cécidomye du froment, décrite par Kirby, dont nous parlerons ci-après et qui n'appartient même pas au genre Cecidomyia, mais au genre Diplosis.
Caractères. — Il faut, pour connaître à fond cet Insecte, examiner séparément le Mâle et la Femelle. Celle-ci beaucoup plus fréquente, mesurée du front à l'extrémité de la tarière étendue, est d'une longueur qui varie entre 2mm,70 et 2lnm,75. Sur son corps (fig. 1730), le noir velouté prédomine. Le ventre presque en entier, sauf une tache noire à peu près carrée qu'on retrouve sur chacun des six anneaux médians, est d'un rouge sanguin, ainsi que les plis articulaires du dos et une ligne médiane qui le traverse ; cette même teinte existe, en général, à la base des ailes et sur la saillie des épaules. Tout cela s'observe sur le vivant ; mais après la mort, le dessèchement fait perdre au moins à la plupart des parties rouges de l'abdomen leur couleur primitive. Le corps est recouvert, en outre, de poils courts et noirs ; ceux des antennes sont d'un jaune rougeâtre ; de très petits poils recouvrent les faces supérieure et inférieure des ailes auxquelles ils donnent un aspect gris et trouble. Outre les deux articles plus grands, qui constituentle scape, le fouet se compose de 14 à 16 articles à pédicules courts ; régulièrement il est formé de 15 articles sphéroïdaux. Les palpes comptent quatre articles, de plus en plus longs à partir delà base; on les reconnaît au vif tremblement dont ils s'agitent ; entre eux s'avance la trompe, courte et jaunâtre, qui peut aussi se rétracter dans la cavité buccale. L'abdomen, formé de neuf anneaux, se termine par une tarière extrêmement mobile. Les longues pattes sont armées de griffes d'un noir de charbon, entre lesquelles on remarque un seul lobule discoïdal destiné à fixer l'Insecte; derrière les pattes médianes on trouve les balanciers d'un brun pâle.
Le Mâle, d'une longueur à peu près constante,mesure 3 millim.; sa teinte noire offre une apparence moins veloutée, et tire davantage sur
le brun; sa couleur rouge est plus claire ; le corps est revêtu de poils plus longs et d'un jaune rougeâtre; les ailes seules sont revêtues de poils noirs. Le fouet antennaire compte régulièrement seize articles. La principale différence entre les deux sexes réside dans la forme de l'abdomen ; nous l'avons indiqué sur notre figure 1731. Le neuvième article, fort écourlé et d'un brun jaunâtre, porte le crochet rouge foncé.
Mœurs, habitudes, régime. — Ces Insectes volent environ pendant cinq semaines à partir de la seconde quinzaine d'avril ; il ne faudrait pas conclure de là que l'existence d'un de ces Diptères dure tout ce temps, mais seulement que leurs éclosions ont lieu entre ces deux limites. Leur existence individuelle, qui ne supporte ni la pluie ni le froid, n'embrasse pas plus de quelques jours. Aussitôt après réclusion, par une journée calme et tiède l'accouplement a lieu. La Femelle dépose ses OEufs l'un après l'autre, sans interruption notable. Elle en pond un nombre toujours compris entre 80 et 100, qu'elle place isolément ou bien par paires entre les nervures longitudinales d'une feuille de Froment.
Dès que la Larve a quitté la coque de l'Œuf, ce qui arrive au bout de peu de jours, elle glisse le long de la feuille pour descendre derrière sa gaine, où elle se fixe définitivement (fig. 1733). Si elle provient d'un OEuf pondu sur une Céréale d'hiver, elle s'y installe au niveau du premier ou du second nœud inférieur; si elle émane, en revanche, d'un Œuf pour lequel la Femelle a fait choix d'une semence estivale, elle s'établit immédiatement au-dessus delà tige souterraine. Dans les deux cas, elle n'arrive pas ordinairement à tuer la plante; sa végétation continue, mais le chaume, rongé au niveau de la logette de la Larve, se trouve plus tard incapable de porter l'épi lors même qu'il n'est pas en partie incapable de l'entretenir ; en sorte qu'au moindre coup de vent il s'affaisse.
La Larve (fig. 1734 et 1735), au terme de son accroissement, mesure 3mm,37 lorsqu'elle est mûre. Un fort grossissement permet de distinguer en avant une paire de palpes charnus, et sur les côtés de chacun des douze segments du corps, à l'exception des deux premiers et du dernier, un petit stigmate aérien. La tête est représentée par un treizième et peut-être par un quatorzième segment. La répétition des stigmates aériens indique que ces Larves sont des Larves de Tipulides, tandis que l'absence de