L.V CEftIE COKOl'SOIDIC. — CF.RIÂ COyoï'SOlDES
Conopsartige Stielhornflieye.
Caractères. — On reconnaît cet Insecte à son long pédicule antennaire, à ses marques jaunes sur un fond d'un noir mat, ainsi qu'à la teinte brunâtre du bord antérieur de ses ailes qu'il porte à demi relevées et entrebâillées.
Mœurs, habitudes, régime. — Cet élégant
Diptère (fig. 1774 et 1775) se trouve souvent parmi les Troènes en fleurs et d'autres arbustes en fleurs, ou bien sur des troncs d'arbres malades dont la sève coule par endroits.
Nous signalerons encore parmi les Syrphides deux espèces : le très répandu Ghrysotoxum arqué [Chrysotoxum arcuatum) reconnaissable aux bandes arquées interrompues, d'un beau jaune, qui ornent l'abdomen et se détachent sur le fond de la coloration qui est noire brillante (fig. 1776), et la Rhingie à rostre [Rlàngia rustrata) de couleur rousse qui se distingue par sa physionomie particulière; un prolongement en forme de bec de la tête, une trompe grêle et allongée lui donnent un aspect singulier (fig. 1777).
LES CONOPIDES — CONOPID E
Blasrnhopfe. — Dickkopffliegen.
Caractères. — Trompé par leur conforma- i et surtout par la forme de leurs antennes qui lion générale, par le siège de leurs marques, I paraissent pédiculées, un pourrait confondre
LES CONOFS.
Fig. 1116.
Fig. m.-i
Fis;. I1T5.
grossie.
Cérie conopsoide, Femelle
Kip. I77ô à 1777. — Les Syrpliides (Ceria, Chrysotoxum, Rhin g
Fig. 1777.
Fig. 177U. — Le Wn-ysotoxum aniué, grossi. Fig. 1777. — L,;i Rbingie à rostre, grossie.
les Coriops avec les Ceria; ils en diffèrent toutefois essentiellement à d'autres points de vue, aussi a-t-on dû en faire une famille à part (Conop idx).
La tête, grosse, plus large que le prothorax, ne descend guère au-dessous des yeux et se distingue par une face inférieure bouffie. Taudis que les Syrpliides offrent une saillie médiane en forme de nez, lesConopides présententun sillon longitudinal, bordé de chaque côté par une crête élargie vers le haut et aboutissant en bas dans la grande ouverlure buccale, d'où émerge une trompe de nature cornée, généralement longue, horizontale et pourvue d'une surface de succion peu étendue (fig. 1779 et 1781). Dans les deux sexes le front est déprimé en arrière des antennes; le vertex porte une vésicule transparente surmontée des yeux accessoires. Les antennes se dressent sur une éminence; leur premier article estle plus court; les deux suivants figurent ensemble une massue étroite qui se termine néanmoins par un style effilé composé de trois articles. L'abdomen allongé, recourbé en crosse et rétréci en avant chez le Mâle, est plus cylindrique chez la Femelle et s'infléchit en bas à son extrémité ; chez elle, le ventre est pourvu d'un organe de nature cornée qui fait souvent une forte saillie en avant. Les Femelles se reconnaissent à la longueur moindre des griffes et des lobules de leurs tarses, ainsi qu'à la petitesse relative de leur cinquième anneau. Les pattes sont assez longues et assez minces ; les cuisses postérieures s'épaississent graduellement et faiblement; entre les griffes de chaque patte se trouvent des lobules très développés qui servent à fixer l'Insecte. Les ailes, longues et étroites, ont une première nervure
longitudinale double, une première cellule marginale postérieure close et pédiculée, une cellule anale, prolongée jusqu'au voisinage du bord, également close et pédiculée ; enfin leurs lobules sont grands.
Mœurs, habitudes, régime. — On Sait que
la plupart de ces espèces sont Parasites des Hyménoptères.
La Larve du Parasite vit dans l'intérieur de l'abdomen de son hôte, mais de son hôte arrivé à l'âge adulte, et s'y métamorphose ; à rencontre des Larves des OEstrides et des Muscides entomophages, celles des Conops, ainsi que M. Kiinckel l'a fait remarquer, n'abandonnent pas l'animal dans le corps duquel ils ont vécu pour accomplir leurs transformations. On peut conjecturer qu'ici ce n'est point dans la Larve, mais dans l'Insecte parfait que le Parasite s'introduit. Chaque espèce n'est pas parasite d'une espèce unique.
LES CONOPS
CONOPS
Caractères. — La trompe longue, grêle, dirigée en avant, est coudée seulement à la base (fig. 1779). Nous avons déjà dit, plus haut, que les Grecs appliquaient jadis aux Moustiques le nom générique de ces Diptères {Conops).
Mœurs, habitudes, rég-inie. — Ces jolies
Mouches se trouvent sur les Heurs, où elles paraissent plutôt paresseuses que vivaces. Elles accomplissent leur évolution dans le corps même des Insectes, et s'échappent même souvent des anneaux antérieurs de l'abdomen quelques mois après la mort de leur hôte. Taschenberg a découvert dans un Bombus fmgrans, qui était depuis six mois au moins dans sa
LES MUSGIDES.
Fig. 1778.
Fig. 1778. — Lo Conops aux pieds flaves, grossi. Fig. 1779. — Sa tète, vue de profil.
Fig. 1781.
Fig. 1780.
Fig. 1180. — La Myopa ferrugineuse, grossie. Fig. 1781. — Sa tète, vue de profil.
Fig. 1778 à 1781. — Les Conopides (Coiio/m, Myopa).
collection, un trou où émergeait à demi une pupe ouverte, et a trouvé dans la môme boîte le cadavre d'un Conops vittatus.
Le Conops rufipes est sorti du corps du Bourdon terrestre, le Conops vittatus de celui d'un Bourdon des pierres, le Conops flavipes (fig. 1778) de celui d'une Osnria, le Conops chrysorr/iœus d'un Bembex tarsata, le Conops auripes d'un Bourdon; plusieurs espèces, qui n'ont pas été désignées, ont été retirées des Vespa, des Odynerus, du Pompilus andax, du Sphe.v flavipennis. Le Conops vittatus a été retiré d'une Eucera antennata, et d'un Orthoptère acrididide, VŒdipoda cyanoplera.
LES MYOPA — MYOPA
Caractères. — Les espèces du genre Myopa diffèrent des véritables Conops par la soie dorsale des antennes, qui est courte, en forme de style, et composée de trois articles, par l'existence des yeux accessoires et par une trompe doublement infléchie (fig. 1781) qui
leur a valu aussi le nom caractéristique de Mouches-à canif.
LE MYOPA FERRUGINEUX.
ItVGllSEÂ.