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L'ARGAS DE LA PERSE

passants en rapportent par douzaines sur leurs corps. Cette Tique, une fois gorgée, atteint à peu près le volume d'un grain de plomb n° 8. L'espèce la plus grande se rencontre plus rarement et atteint les dimensions d'un Pois. Ces observations suffisent pour montrer que les Tiques américaines ne diffèrent en rien de celles de nos climats au point de vue de leurs modes d'existence.

I/AMDLYOMME AMÉRICAIN. — AMBLYOMMA AMERICAJSVM.

A merikanische Waldlaùs.

Caractères. — Cette Tique, longue de 2mm,23 à 3mm, présente un contour ovoïde, une couleur brun-rouge sale, un pointillé très fin sur la face dorsale, un sillon marginal périphérique. L'extrémité de l'écusson est d'un jaune clair chez la Femelle; on n'observe rien de semblable chez le Mâle.

Distribution géographique. — C'est une

des Tiques les plus communes et les plus connues de l'Amérique.

Mœurs, habitudes, régime. — Cette Tique

s'attaque aux Hommes et aux Animaux de la môme manière que les Tiquets de nos pays, et provoque notamment chez les Chevaux de vives douleurs dans la région inguinale ; les Chevaux recherchent alors volontiers le voisinage des Poules qui les débarrassent de ces Parasites.

Cet Ixodide, que le vulgaire désigne sous les noms de Nigua, Tigua, Pique, a été souvent confondu avec la Chique ou Puce pénétrante.

LES HYALOMMES — HYALOMMA

Caractères. — On a réuni sous ce nom générique des espèces qui se distinguent par leurs yeux hémisphériques saillants et brillants, et par une plaque de chitine assez grande et triangulaire, qui porte les stigmates aériens en forme de fentes.

Distribution géographique. — Ces espèces

vivent pour la plupart en Afrique, en Asie Mineure, ou dans l'Europe méridionale.

LES ARGAS — ARGAS

Caractères. — Les Argas diffèrent essentiellement des Ixodides étudiés jusqu'ici par l'absence d'écusson, par la forme de leur rostre qui est court et s'insère à leur face ventrale;

les palpes maxillaires sont cylindriques, à quatre articles presque égaux et très mobiles les uns sur les autres ; la constitution de leur rostre est celle des autres Ixodides.

L'AUGAS DE LA l'ERSE. — ARGAS PF.RSICVS.

Pcrsischc Saûriizeckc.

Caractères. — Cette Tique si redoutée offre un aspect repoussant qui rappelle celui de quelque horrible Crapaud verruqueux, en raison de la surface granuleuse et pointillée de son corps aplati à contour pyriforme. Toute la face dorsale de ce corps brun-rougeâtre porte des fossettes blanchâtres, arrondies et nombreuses ; celles des bords et de la moitié postérieure du corps sont surtout ponctiformeset se trouvent disposées en séries longitudinales ; d'autres, plus grandes, appartenant principalement à la partie antérieure de la face dorsale, forment plutôt des rangées transversales; c'est du moins tout ce qu'on peut en dire en parlant de l'ordre en général. Les yeux font défaut.

Mœurs, habitudes, régime. — Parmi les

espèces peu nombreuses du genre, cette Tique ou Punaise venimeuse de Miana, appelée aussi Malleh , possède une réputation malheureuse qu'elle doit aux récits fantastiques des voyageurs. Il faut laisser de côté ces exagérations que nous avons eu lieu de signaler déjà dans des cas analogues ; la vérité est qu'en Perse ainsi qu'en Egypte, ces Animaux se jettent, à la manière des Punaises de lit, sur les gens qui dorment, pendant la nuit, et sucent leur sang en produisant des piqûres douloureuses dont il ne reste toutefois aucune trace le matin. Quiconque a eu à souffrir des Punaises admettra sans peine les récits du jeune Maurice Kotzebue (1) qui raconte que les habitants de certains villages en ont été absolument chassés par ces bêtes. Mais lorsqu'on écrit de Miana, où les convois européens passent habituellement la nuit, que ces Animaux, appelés « Punaises venimeuses de Miana », ne s'attaquent qu'aux étrangers dont ils causent parfois la mort en 24 heures par l'effet de leurs morsures, on a rapporté sans hésiter ces cas de décès non pas à ces piqûres, mais aux fièvres putrides qui régnent dans ces contrées et qui sont si souvent fatales aux étrangers.

MM. Laboulbène etMégnin (2) ont pu étudier

(1) Maurice Kotzebue, Voyage en Perse, t. II. Paris,

(2) A. Laboulbène et P. Mégnin Mémoire sur les Argas

L'ARGAS REFLECHI.

les Argas et observer leurs mœurs, d'après des exemplaires que leur avait envoyés le docteur Tholozan, médecin du roi de Perse; ils ont constaté entre autres faits intéressants, que ces Ixodides renfermés dans des tubes avaient résisté à une abstinence de plus de quatre ans, et que leurs piqûres n'avaient nullement les effets dangereux que leur attribuaient les voyageurs, car M. Mégnin ne craignit pas de laisser un Argas le piquer à la main et se gorger de son sang. Ces observateurs ont signalé l'existence d'un second Argas de Perse, V Argas Tholozani.

L'AUGAS RÉFLÉCHI. — JRGâS REFLEXVS.

Mùschelfôrmige Saùmzecke.

Caractères. — Cetlxodide, dont nous figurons la face ventrale et la face dorsale (fig. 2020, 2021 , 2022 et 2023), paraît mener une existence très analogue à celle de l'Argas de Perse. Il porte quelques empreintes peu profondes, dont les deux plus grandes sont ovalaires et se trouvent un peu en avant du centre ; la plupart des autres sont plus petites, blanchâtres, disposées en anneaux, et limitent sur la moitié postérieure une aire divisée en deux parties égales par une empreinte longitudinale nette et de largeur constante. La face supérieure est d'un jaune rougeâtre ; la lisière du corps, la face inférieure et les pattes sont d'un blanc jaunâtre, tant qu'un repas ne vient pas de modifier la couleur du ventre. Les pattes s'insèrent au voisinage l'une de l'autre sur des hanches immobiles et se terminent chacune par deux griffes fortement incurvées et sans disques; ces griffes ne reposent pas sur le dernier article du tarse bien net, mais elles se trouvent reliées à lui par l'intermédiaire de deux anneaux fort minces qui leur donnent une mobilité plus grande. Un peu au devant des hanches antérieures s'étend , dans une dépression destinée à la loger, un torse assez court qui s'étire horizontalement. Cet organe possède la conformation que nous avons précédemment décrite, bien que quelques-unes de ses pièces offrent des différences sans importance; ainsi le dernier article des palpes maxillaires est en forme d'alêne, et le premier est en forme d'écaillé. Lorsqu'il fonctionne, l'organe se dirige verticalement en bas ainsi que chez les Tiquets, dont ces Animaux ne diffèrent pas autrement.

de Perse. Journ. de l'Anat. et de la Phys., t. XVIII, 1882, p. 317, pi. XXI, XXII et XXIII.

Distribution géographique. — On donnait

jadis pour patrie à ces Argas la France et l'Italie; depuis, on lésa rencontrés aussi dans diverses régions de l'Allemagne.

Mœurs, habitudes, régime. — Cet Argas

se tient dans les habitations humaines ; le jour, il se cache dans les crevasses des murs, et, la nuit, il se nourrit du sang des Pigeons ; il choisit de préférence les jeunes, qui en meurent quelquefois, c'est du moins ce que dit Latreille à leur sujet ; c'est aussi ce que rapporte, d'autre part, un deuxième écrivain français, Herman (I), qui le nomme Rhynchoproin Columbx et s'étonne que personne n'ait encore signalé ces Animaux que son père connaissait déjà depuis trente ans comme des Parasites nuisibles aux Pigeons; c'est également ce que raconte Rianconi (2), qui, sur un Pigeon mort d'épuisement, trouva encore 5 à 6 Argas fixés. A Camen, en Westphalie , on trouva ces Tiques, au début de l'année 1859 d'après le rapport du Dr Roschulte (et même pendant le cours de l'année précédente), dans la partie supérieure d'une vaste maison ; on les observa sur les parois tapissées de plusieurs chambres et principalement dans une chambre à coucher adossée à la partie médiane d'une tour massive et communiquant par une fenêtre, depuis 1857, avec -un Pigeonnier. D'après le rapport en question, ces Tiques reposaient, sur les parois de cet appartement, où l'on pouvait en recueillir sans peine à toute heure et en toutes saisons; comme on en trouvait d'ailleurs de toutes tailles, on en conclut qu'elles se multipliaient à merveille, bien qu'ily eûtpeu d'habitants dans cette maison, bien qu'il n'y eûtplus de Pigeons dans le voisinage, et bien qu'on tuât toutes les Tiques au fur et à mesure qu'on les découvrait. En 1863, le pasteur de Friedeburg fit don au Musée zoologique de cette ville de deux Argas vivants ; son récit établit l'intimité étroite qui reliait ces bêtes aux Pigeons.

« En 1875, raconte Taschenberg, je remarquai sur un mur, à Eisleben, un énorme Argas réfléchi, et j'appris, après renseignements, que ce mur aboutissait à un passage sous lequel on avait installé de nombreux Nids de Pigeons. »

Efl'ets des piqûre». — S'il est avéré que les Argas sont les Parasites redoutables de ces Gallinacés, il n'est pas moins certain qu'ils deviennent à l'occasion des ennemis fort désa-

(1) Herman, Mémoire aptérologique. Strasbourg, 1808.

(2) Bianconi, Sut Hhynclioprion columbs o Argas reflexus. Bologne, 1807.

L'AHGAS RÉFLÉCHI.

Fig. 2022.

Fig. 2021.

Fig. 2023

Fig. 202O. — Argas réfléchi, de grand, nat. I Fig. 2023. — Le même, vu par la face ventrale et par

Fig. 2021. — Le même, vu de dos 'à l'aide d'une loupe, transparence.

Fig. 2022. — Le même, vu de dos, par transparence.

Fig. 2020 à 2023. — Les Uodides {Argas reflezus).

gréables de l'Homme. Une de ces Tiques, dit le Dr Boschulte, après s'être implantée dans le creux de la main au voisinage du pouce, y demeura fixée 27 minutes environ, s'y gorgea de sang par traits assez réguliers, et lâcha prise spontanément une fois qu'elle eut atteint l'épaisseur d'une petite fève. Mais pour en acquérir une preuve plus certaine, reprenons le récit du pasteur de Friedeburg. Jusqu'en 1859, existait , au-dessous de la chambre à coucher, logement des enfants, où ces Tiques se montrèrent, une porte cochère aux murs de laquelle étaient fixés des Nids de Pigeons; depuis lors, la porte cochère avait été transformée en appartement. C'est dans ces pièces qu'on rencontrait des Tiques. Pendant le jour, on ne pouvait surprendre aucune Tique sur le lit, sur les vêtements ou sur le corps même des enfants ; on n'en découvrait que le soir sur les parois de la chambre ou sur les couvertures. Chaque fois qu'on approchait la lumière, ces Tiques restaient immobiles et, lorsqu'on les touchait, elles paraissaient sans vie. C'est cette coutume qui fit découvrir l'unique moyen de les combattre : avant le moment du coucher, on promenait une lumière le long des murs et on brûlait toutes celles qui se montraient; on en tuait ainsi chaque soir quelques-unes, et certains soirsjusqu'àl8. Rappelons ici le procédé recommandé précédemment déjà pour se préserver des Punaises et qui consiste à dormir

dans une chambre éclairée; ce moyen s'applique également en Perse contre les Argas de ce pays. On ne put jamais découvrir l'origine de ces Tiques ; on n'en trouva jamais une complètement gorgée; on n'en vit jamais non plus d'extrêmement petites ; elles mesuraient toutes 4mm,5 et 6mm,5 en moyenne. La plupart des piqûres qu'elles infligeaient aux enfants pendant leur sommeil se trouvaient sur les mains et sur les pieds : elles ne paraissent donc pas rechercher autant que nos Punaises la chaleur du lit. La plaie offre l'aspect d'un point rouge à peine marqué et dépourvu d'aréole ; mais elle cause une forte démangeaison surle trajet des nerfs plutôt qu'au siège même de la lésion. Par exemple, une piqûre située entre les doigts détermine une démangeaison de tout le bras jusqu'à l'épaule, et une piqûre au pied provoque une démangeaison jusqu'à l'aine et jusque vers les lombes. Le grattage augmente l'irritation de plus en plus et l'étend davantage; le voisinage des trajets nerveux devient le siège d'une inflammation manifeste surtout chez les enfants qui s'échappent du lit avec une brusquerie remarquable. Ces piqûres provoquèrent sur les mains, le poignet et l'avantbras d'une fille de 14 à 15 ans de véritables vésicules analogues à celles qui succèdent aux brûlures. La démangeaison persiste parfois huit jours. D'après ces renseignements, l'effet des Tiques marginées de nos climats tempérés

L'ARGAS aÉPLÉGHÏ.

Fig. ?02i. — Nymphe d'Oribate, vue parla face ventrale, grossie 200 fois. — a, le rostre; k, l'une dos mandibules en stylet, accidentellement saillante; e, stigmate envoyant une grosse trachée vers le bord de la base du rostre et une autre dans l'abdomen /', où elle se subdivise ; /, sillon transversal ; b, première paire de pattes

dont le cinquième article est terminé par un crochet; cgh , les pattes des trois dernières paires terminées par une ventouse dont le pédoncule porte deux petits crochets ; d, appendice claviforme propre à beaucoup d'Oribates, porté par les côtés du corps un peu en arrière des pattes de la troisième paire.

ne le céderait guère à celui des Tiques des pays chauds.

Outre l'horreur qu'elles ont de la lumière, ces Tiques extraordinaires présentent, comme particularité remarquable , la propriété de conserver une immobilité qui ressemble à une véritable bravade. Elles demeurent inertes pendant des minutes entières, et l'on serait tenté de les croire mortes; lorsqu'on les jette dans l'esprit-de-vin elles ne bougent pas un seul de leurs membres jusqu'au moment de l'agonie, tandis que toutes les autres créatures s'agitent, au point de se disloquer, dans le but d'échapper à la mort.

Indépendamment des trois Argas que nous venons de citer, on en connaît encore plusieurs Brehm. — VIII.

espèces : V Argas Savignyi que Koch a réuni au nouveau genre Ornithodoros, parce qu'il présente des yeux nets à la face inférieure du corps ; VArgas Fisclieri, tous les deux d'Egypte ; V Argot mauritianus de l'île Maurice, qui vit sur les Poules et cause quelquefois leur mort; VArgas Talaje de l'Amérique centrale qui s'attaque à l'Homme comme l'A. Perskus et cause de cruelles piqûres. « Étant à 15 lieues de Guatemala, rapporte M. Salle, le voyageur qui un des premiers explora l'Amérique en naturaliste, j'étais éveillé plusieurs fois, le 6 mai 1847, par des démangeaisons atroces aux mains et à la ligure; mon compagnon se plaignait encore plus que moi. A trois heures, irrité par ces douloureuses piqûres, j'allumai une bougie, Ixsectes. — 188

LES SARGOPTIDES.

et je reconnus que j'avais les mains couvertes de sang et marquées de taches semblables à de larges morsures de Puces. Ayant été réveillé Yarriero (muletier) qui nous conduisait, il nous apprit que nous étions victimes d'un Animal nommé Talaje, que l'on regarde comme une grosse Punaise. Je revins me mettre en chasse, et bientôt je trouvai quelques Argas, les uns remplis de sang, les autres à la peau rugueuse : ils me parurent dégoûtants. Mes mains et mes oreilles enflèrent et je souffris horriblement; ayant percé quelques-unes des pustules remplies de sang, occasionnées par les pipûres des

Talajes, et m'étant lavé avec de l'eau dans laquelle j'avais mis quelques gouttes d'alcali, la douleur devint plus aiguë, l'inflammation plus forte, l'enflure plus considérable; mon compagnon ne fit rien, souffrit autant que moi, mais l'enflure dura moins et fut moins forte. Quant à nos cicatrices, elles se guérirent en môme temps. »

Les Talajes se tiennent dans les crevasses des murs des vieilles caves, murs faits en Bambous crépis en bauge ; comme les Punaises, ils sont nocturnes et regagnent leurs trous avant le jour.

LES ORIBATIDES — OMBATIDjE

Caractères. — Ces Acariens se reconnaissent à leurs téguments durs et cornés, portant souvent sur les côtés des appendices particuliers (fig. 2024, d), à leurs longs palpes maixllaires de cinq articles, dont les articles basilaires soudés forment une lèvre, à leurs pattes

de cinq articles, à la présence de trachées.

Mœurs, habitudes, régime. — Les Oriba-

tides sont ovovivipares et vivent de substances végétales.

Nous représentons (fig. 2024) une Nymphe d'Oribate.

LES SARCOPTIDES — SARC0PT1D.E

Lausmilben.

Caractères. — Les Sarcoptides sont les plus petits Animaux de l'ordre tout entier; leur taille varie entre 1/10 de millimètre et un millimètre; ils ont un corps ovale plus ou moins allongé encore, revêtu d'un tégument mince et soutenu parfois par quelques crêtes chitineuses isolées d'une couleur toujours blanche; ils n'ont point d'yeux; mais ils sont assez souvent couverts à leur face supérieure de soies nombreuses. Le rostre comprend des mandibules chéliformes qui affectent la forme de ciseaux ou d'une pointe d'aiguille; dans ce dernier cas, cet organe peut se rétracter dans un tube membraneux ; des mâchoires soudées avec la lèvre et la languette, de manière à former une sorte de cuiller; des palpes maxillaires latéraux à trois articles libres ou soudés aux pièces maxillaires. Les pattes courtes de cinq articles, lorsqu'elles ne sont pas atrophiées, se terminent chacune par une ventouse. L'organisation interne de ces êtres microscopiques correspond à leur conformation externe si imparfaite : on n'a pu trouver jusqu'ici aucune trace d'organes respiratoires ; on n'a trouvé qu'un ganglion ventral, sans autre système

ganglionnaire ramifié; dans ces derniers temps seulement, Leydig et Mégnin ont réussi à trouver les organes digestifs ; suivant ce dernier, le liquide nutritif est contenu dans un sac à parois excessivement minces qui enveloppe de toutes parts le tube digestif et qui envoie des diverticulums dans chaque membre, dans chaque organe creux du rostre et dans chaque prolongement cutané. Il n'existe pas chez les Sarcoptides d'appareil trachéen, les échanges de gaz se font par la peau. Ils sont ovipares à Larves hexapodes.

Mœurs, habitudes, régime. — Ces Acariens vivent souvent inaperçus sur les matières animales et végétales les plus variées, sur les Oiseaux, cachés au milieu de leurs plumes, se nourrissant des matières exsudées naturellement par la peau ou enfoncées dans leur tissu cellulaire et leurs réservoirs aériens, sur les Rongeurs dissimulés dans les poils, et enfin sur le corps des Animaux et de l'Homme lui-môme où ils vivent en Parasites, et sont non seulement importuns, mais nuisibles en déterminant des affections cutanées nommées dermatoses ou gales.

LES TYROGLYPIIKS.

Fig. 2020.

Fig. 202;

Fig. 2020.

Fig. 203 r.

Fig. 2030.

Fig. 2028.

Fig. 2032

Fig. 2025. — Larve de Tyroglyphe très grossie, vue de la

face inférieure. — a, appendice en massue particulier

à cette phase évolutive; b, troisième paire de pattes;

c, rostre ; d, fente anale ; e, poil latéral; f, deuxième

paire de pattes.

Fig. 2026. —Le Tyroglyphe de Sicile très grossie (Tyro-

glyphus siculus), vue de la face dorsale. — a, rostre ;

6, poils abdominaux postérieurs.

Fig. 2027. — Le Tyroglyphe allongé très grossi (Tyro-

glyphus longior).

Fig. 202S. — Poussières contenant des dépouilles de Tyroglyphe des Insectes (Tyrogli/phus entomophagus). — a, vue en microscope, les OEufs ; b, les dépouilles.

Fig. 2029. — Le Tyroglyphe du fromage (Tyroylyphus Hiro), les pièces du rostre écartées, grossi 30 fois.

Fig. 2030. — Le même, avec le rostre dans sa position normale, grossi 30 fois.

Fig. 2031. — Le même, vu en dessous, grossi 30 fois.

Fig. 2032. — Le même de profil et très grossi sur un morceau de fromage.

Fig. 2025 à 2032. — Les Sarcoptides ( Tyroglyphus).

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