LES SARCOPTES — SARCOPTES
Caractères. — Les pattes antérieures sont marginales, les postérieures sous- abdominales ; les Mâles n'ont pas de ventouses abdominales servant au rapprochement des sexes ; ni de lobes abdominaux.
LE SARCOPTE OU ACARUS DE LA GALE HUMAINE
— SARCOPTES SCABIEl SEV HOMIN1S-
Krâkzmilbe des Memchen.
Caractères. — Les Sarcoptes se présentent sous trois formes principales : les Mâles ont huit pattes dont les deux dernières paires portent des tarses armés d'une ventouse; les Femelles ont huit pattes également, mais les deux dernières paires de tarses sont munies seulement d'une soie ; enfin les Larves n'ont que six pattes. La figure ci-jointe (PI. XXXVI, fig. 3) représente une Femelle vue par sa face ventrale. Ainsi que nous l'avons indiqué déjà, les membres articulés prennent leur point d'appui sur les crêtes chitineuses : les pattes antérieures s'appuient sur une crête commune bifurquée en avant; chacune des pattes suivantes repose sur une crête spéciale, et celles de la deuxième paire sont plus fortes et plus allongées que les quatre crêtes des pattes postérieures. La crête trifurquée de la paire antérieure paraît échancrée à son bord postérieur, chez les Femelles et chez les petits, mais on ne peut voir ce détail sur la figure ci-jointe (PI. XXXVI, fig. 3). Chaque patte est composée de cinq articles, dont le dernier porte deux gritfes fortement incurvées entre lesquelles s'avance une ventouse à long pédicule ou bien une soie puissante. En outre, certains articles,
ainsi que d'autres régions du corps, sont armés de soies en nombre parfaitement déterminé; le corps se trouve divisé en deux parties inégales par une empreinte transversale.
Le Mâle, toujours petit, se reconnaît aux ventouses de ses pattes postérieures; sa face dorsale, au lieu d'être glabre, présente deux longues soies et trois paires de cônes courts et épais dans la région scapulaire; la partie postérieure porte de chaque côté une rangée oblique d'écaillés arrondies dont trois ou quatre, plus grandes et plus triangulaires, sont habituellement moins reculées que les autres; en outre, il en existe un grand nombre de petites intermédiaires.
Chez la Femelle, plus jaunâtre, on trouve derrière l'extrémité de la crête chitineuse antérieure l'orifice vulvaire sous l'aspect d'une fente longitudinale qui n'est pas représentée dans la figure ci-jointe; la face dorsale est revêtue de trois écailles plates et triangulaires ; plus en arrière elle est munie de quatre rangées d'épines à peu près cylindriques.
Les Larves diffèrent des Femelles adultes par leurs dimensions moindres, par l'absence de toute fente vulvaire au voisinage des deux soies, et par un tégument dont les plis sont conchoïdaux au lieu d'être simplement arqués, fiergh signale en outre des caractères différentiels très délicats entre les trois stades de développement des Larves; d'après lui, le nombre des Femelles l'emporte bien moins sur celui des Mâles que ne l'indiquent certains auteurs qui, faute d'avoir discerné les deux sexes assez rigoureusement, supposent que les Mâles sont extrêmement rares.
Mœurs, habitudes, régime. — De la gale. — Pendant des siècles, les savants et les médecins en particulier ne purent s'entendre sur la cause de cette maladie cutanée si intolérable et parfois si dégoûtante qui est connue et redoutée en tous lieux sous le nom de « Gale ». S'il nous fallait retracer l'histoire de la découverte des origines de cette dermatose, nous aurions à écrire un chapitre fort intéressant à coup sûr, mais quelque peu étranger à notre sujet; nous aurions à analyser les travaux de de Geer, de Renucci, de Raspail, de Bourguignon et de bien d'autres ; de rappeler la fameuse mystification dont fut victime le monde savant, M. Gales ayant présenté une thèse où, avec une supercherie fort habile, véritable farce d'étudiant gascon , il avait représenté l'Acarus du fromage comme étant le véritable
Hiiehm, Arachnides.