‹ Merveilles de la natureChapitre 48 sur 412 · LES A NO MM A · texte numérisé non relu

LES A NO MM A

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Fig. 101?.

Fig. 1043.

Fig. 1012 et 1043. — Fourmis découpant des rondelles dans les feuilles.

Fig. 1041. — Fourmi transportant en la tenant au-dessus de sa tête la rondelle qu'elle a découpée, d'où le nom de Fourmi à parasol.

Fig. 1012, 1043, 1044. — Fourmi-de-visitc (Œeodnma cephalotes) ravageant un Oranger (p. 144 et 145).

nues, constituent une famille à part qui se dislingue par quelques particularités : la tête transversale est petite ; les yeux et les ocelles sont grands et proéminents ; les antennes sétacées n'ont pas de brisure ; les mandibules sont

Fig. loi

Le Dorylus lielvolus.

robustes et sans dents; le corps est allouer, cylindrique ; les ailes supérieures ont deux ou trois cellules sous-marginales et une ou deux nervures récurrentes ; tous les tibias portent une épine; l'abdomen a le segment basilaire

ordinairement plus large que le suivant dont il est séparé par une profonde incision.

Distribution géographique. — Les Dory-

lines (Don/lus, Labidus, Anomma, et d'autres espèces du môme genre) appartiennent seulement aux pays chauds comme l'Inde orientale, la Sénégambie et le Brésil.

Nous figurons comme type une espèce fort répandue dans les collections, le Dorylus helrnl/K du Cap de Bonne-Espérance (fig. 1U45).

LES ANOMMA

ANOMMA (i)

Caractères. — Ces Formicides ont des rapports avec les Panera, mais elles sont étroitement liées aux Typhlopone. Elles ont le front très large, à la base des mandibules qui sont allongées, robustes, fortement recourbées, avec une large dent crochue au milieu de leur

(1) "Avw(j.o:, qui n'a pas d'épaule.

LES CHRYSIDES.

longueur ; leur thorax est étroit, rétréci surtout entre le prothorax et le mésothorax; les antennes et les pattes sont grêles ; ces dernières sont très longues; le pédoncule abdominal est très étroit.

Distribution géographique. — Ce genre ne

renferme que des espèces de l'Afrique méridionale et occidentale.

LA FOURMI CHASSERESSE — JNOMMA JliCENS-

Caractères. — Dans les colonies de cette espèce, on rencontre des Fourmis petites et grandes, presqu'à llmm de long.

Distribution géographique. — Elle habite

l'Afrique occidentale.

Mœurs, habitudes, régime. — ■ La Fourmi

chasseresse (Driver Ant) a acquis, par ses mœurs dont nous devons la connaissance à Thomas Savage, une certaine renommée.

Ces Animaux n'ont pas de demeures fixes et mènent une vie errante; redoutant les rayons brûlants du soleil, ils se tiennent, le jour dans l'herbe ou dans les fourrés, et ne s'en vont au pillage que la nuit. Comme ils sont

parfois obligés de sortir, ils recouvrent leurs routes d'une voûte en terre mélangée de salive. Dans leurs expéditions, ces Fourmis qui vivent de brigandage, s'attaquent à des Animaux plus gros, dont elles commencent par assaillir les yeux; de grands Reptiles mômes succombent à leurs coups. Elles sucent alors le sang de la victime, dépècent sa chair, et l'emportent dans le coin qui leur sert de repaire. Elles apparaissent aussi dans les demeures humaines; la fuite rapide de tous les Rats, Souris, Blattes, Lézards, qui s'y trouvaient, annonce leur approche, et avertit l'habitant de quitter son lit en toute hâte pour se défendre en liberté. Lorsqu'à l'époque des pluies, leurs repaires se trouvent submergés, elles se pressent en masses arrondies, dont les infirmes et la couvée occupent le centre, et voyagent ainsi sur les flots jusqu'à ce que ceux-ci les déposent sur un coin de terre quelconque. Sur les ruisseaux et les cours d'eaux étroits où se heurtent leurs expéditions, elles établissent un pont vivant, en s'assujettissant les unes aux autres, comme les Ecitons américains dont nous avons retracé l'histoire (1).

LES CHRYSIDES — CHRYSIDM

hic Goldwespen.

Caractères. — Les Chrysides nous représentent une famille parfaitement distincte, et facile à reconnaître. Elle renferme les Hyménoptères de petite et de moyenne grandeurs qui revêtent des couleurs non moins éclatantes, peut-être même plus éclatantes, dans nos contrées tempérées que dans les pays chauds, dont les espèces paraissent un peu plus grandes, mais non pas plus nombreuses.

La surface du corps présente une ponctuation très fine, ou même nulle sur la tête, sur le thorax, également large et plus ou moins rugueux, et sur l'abdomen aussi large ou plus large et adhérent. Il brille d'un éclat métallique, jaune doré, rouge flamboyant, ou bleu foncé, qui peut être remplacé par le vert, et plus rarement par un mélange de ses couleurs ; il n'est jamais absolument noir; jamais il n'y a de blanc ou de couleurs claires non métalliques.

La tête élargie transversalement offre des yeux ovales et non échancrés, trois ocelles sur le vertex, et des antennes très rapprochées l'une

de l'autre et situées tout près de la bouche sont formées de treize articles, et brisées. Ces antennes restent rarement immobiles, elles tâtonnent çà et là, et recourbent leurs fouets en spirale.

Le thorax, dont le contour est à peu près quadrangulaire, fait saillie au niveau de ses angles postérieurs qui sont plus ou moins effilés en forme de dents.

Les ailes antérieures des Chrysides sont bien pauvres en nervures par rapport à celles des Guêpes. Une cellule marginale qui n'est guère représentée que par son emplacement, deux cellules médianes, et les deux cellules scapulaires, qui font si rarement défaut: voilà tout. Les petites griffes des pattes, qui ne sont ni longues ni courtes, constituent par leur présence ou par leur absence, des signes distinctifs importants.

L'abdomen tantôt court et hémisphérique, tantôt étiré, partout d'égale largeur, arrondi

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