‹ Mes cheveux blancs: poésieChapitre 5 sur 61 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

sentielles de votre talent. La muse d'Andrieux et de Déranger est surtout la vôtre.

En somme, je crois qu'il y a eu de la coquetterie dans le choix du titre de votre Recueil ; vous avez voulu qu'on dît que la tête de l'auteur pouvait blanchir, mais que le poëte avait le privilège de né pas vieiUir.

Mais à propos de votre nouveau Recueil, pourquoi, comme je vous l'ai demandé bien souvent, nfe pas faire une édition nouvelle de vos œuvres? Que de morceaux datant de loin mériteraient de voir ou de revoir le jour. Combien n'en trouvezvous pas au fond de votre mémoire imperturbable, qui datent de vos jeunes années , et qui viennent surprendre vos auditeurs quand vous les exhumez des oubUettes du tetaps? Quel intérêt n'y aurait-il pas à faire un choix heureux dans tout ce qui est sorti de votre plume , à retrancher tout ce qui est faible (quandoque bonus dorndtat Homerus) , pour ne conserver que ce qui doit durer après vous, ce qui ferait encore pour votre éditeur plusieurs volumes bien remplis? Que de jolies pièces dans le Fantasque, que de portraits vivants, que d'observations piquantes, que de traits plaisants pris dans nos mœurs , nos habitudes et nos tra-

Page 1