‹ Mes contemporains [microforme]Chapitre 17 sur 34 · J.-A. M0U8SEAU · texte numérisé non relu

J.-A. M0U8SEAU

exigeaient. Pas plus que Chapleau, et, plus tard, Mercier, il eut le courage de réagir contre le système de gouvernement en vigueur depuis bien des années.

La pauvreté de la plupart de nos hommes publics est une source de dangers et de tentations, quand ils n ont pas "appris à se contenter de peu, à vivre comme vivaient les Lafontaîne; les Morin, les Viger et les Papineau. Ils sont rares les hommes qui, en face de besoins pressants, de créanciers acharnés, ne se croient pas autorisés à accepter des faveurs en échange de services ministériels ou parlementaires.

Dabord, c*est pour le parti, c'est pour les élections mais la pente est facile, on finit par confondre Tintérêt du parti avec son propre intérêt, on mêle les comptes.

C*est le mal de notre temps, le fléau des institutions démocratiques. Ceux qui ont introduit ce virus politique parmi nous ont

une grave responsabilité devant Dieu et devant les hommes.

Les scandales révélés, les abus commis ont profondément humilié les hommes sincèrement catholiques et Canadiens Français. Nos ennemis en ont tiré des conclusions et des comparaisons cruelles pour notre foi et notre patriotisme.

11 y a là une réforme immense à faire, une réforme digne de tous les grands esprits et les nobles cœurs qui s'intéressent à l'honneur de la religion et de la patrie, à l'avenir de la société.

Sous des apparences de colosse, Mousseau n'était ni assez fort ni assez énergique pour conduire la barque de l'Etat à un moment aussi difficile. On le força de comprendre que son intérêt et celui de son parti lui faisaient un devoir de se retirer et d'accepter une place déjuge.

11 n'a pas eu le temps de donner sa mesure comme magistrat, mais son juge-

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