LE CAS DE M. GOMOT
Dans le monde politique, il n'était question hier que du cas de M. Gomot. La conduite du député du Puy-de-Dôme était appréciée comme elle le méritait.
Hier soir, M. (jomot a fait publier par te Soir la lettre suivante :
Parift, le 27 octobre 1886.
Monsieur le directeur.
Dans la lettre que vous avez publiée sous
la signature de M. Gapelle, je lis celte phrase:
(.( C'est sous l'inspiration, presque sous la
MES DOSSIERS. i4?
« dictée de cet ancien ministre^ que j'ai rédigé « l'entrefilet intitulé un gros scandale admi^ « nistratif; il en a vu lui-même l'épreuve, il « m'a indiqué lui-même les corrections; i/^n « a assumé ainsi avec moi toute la responsa- « hilitê, »
J'oppose à cette assertion le démenti le plus formel et je maintiens les déclarations faites par mes amis aux représentants de M. Ollendorff.
Agréez, monsieur le directeur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
H. GOMOT.
Si, dans la lettre très détaillée de M. GapeUe^ que nous avons publiée hier, M. Gomot ne trouve qu'une phrase à relever, il reconnaît implicitement la véracité du reste.
Evidemment, M. Gomot cherche à pallier son cas en jouant sur les mots ; personne ne se laissera prendre à cette petite manœuvre. Il reste avéré que le député du Puy-de-Dôme a cherché à déconsidérer une administration républicaine par d'odieuses calomnies et il a ag<(ravc son cas par une lâcheté sans exemple en clierchant à faire retomber la responsabilité
qui lui incombe sur un journaliste trop confiant.
Il reste aussi établi que, ne trouvant pas un organe républicain pour y éditer ses calomnies, c'est à un journal réactionnaire que lui, député républicain, s'est adressé.
L'homme est jugé.